Comment Le Train veut concurrencer la SNCF dans le Grand Ouest
A Tours, Guillaume Fischer
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Le Train à déjà réservé plusieurs sillons sur la LGV Sud Europe Atlantique auprès de SNCF réseau.
Reuters
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Le Train à déjà réservé plusieurs sillons sur la LGV Sud Europe Atlantique auprès de SNCF réseau.
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On n'arrête plus Le Train. La compagnie, qui a lancé en début d'année une campagne de financement participatif sur la plate-forme Tudigo, espère lever au total trois millions d'euros d'ici la fin du mois de mai.
Au-delà du montant, la compagnie cherche à gagner en notoriété par le biais de cette opération de crowfounding. Le Train, qui embarquera les souscripteurs dans son capital, compte ainsi lancer ses premières dessertes entre Bordeaux, Tours et Nantes d'ici fin 2024. À la clé, l'utilisation de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique, qui serait sous employée selon la compagnie. « Le positionnement du Train n'a pas vocation à concurrencer frontalement l'opérateur historique (la SNCF, ndlr) mais plutôt d'intervenir de façon complémentaire, assure Catherine Pihan-Le Bars, directrice générale. Ainsi, notre spécificité est de lancer des dessertes intra-régionales et inter-régionales à grande vitesse, sans passer par Paris comme actuellement »
Fondé en 2020 par l'industriel charentais,Tony Bonficaci, dirigeant de la Société nouvelle de travaux publics et de génie civil (SNGC), et Alain Gétraud, également chef d'entreprise et ancien cadre de la SNCF en Nouvelle Aquitaine, Le Train est basé à L'Isle d'Espagnac près d'Angoulême dans les Charentes. La compagnie emploie actuellement une vingtaine de salariés et envisage de faire grimper ses effectifs à 137 collaborateurs, conducteurs et personnel navigant compris, d'ici 2025.
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Après une première levée de fonds réalisée auprès de Crédit Mutuel Arkea et du Crédit agricole Charente Périgord, le groupe est actuellement en train de boucler un second apport, parallèlement à l'opération de crowfunding. Une troisième levée aura lieu en principe en 2023. Elle permettra le financement d'une première tranche d'acquisition de matériel d'occasion pour lancer les premières lignes d'ici 18 mois. Le Train compte ensuite acheter par ce biais entre huit et dix rames neuves auprès du constructeur espagnol Talgo. Via un investissement total de l'ordre de 350 millions d'euros, la compagnie espère transporter trois millions de voyageurs dans deux ans.
A Tours, Guillaume Fischer