Groupe ADP veut réinvestir dans les aéroports parisiens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le calendrier des projets pour les aéroports parisiens doit encore être précisé, avec plusieurs options d’investissements possibles.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le calendrier des projets pour les aéroports parisiens doit encore être précisé, avec plusieurs options d’investissements possibles.
Reuters
Lorsqu'il a décidé de changer le nom du Groupe Aéroports de Paris en Groupe ADP en 2016, Augustin de Romanet, son PDG d'alors, se doutait-il de l'importance que prendraient les activités internationales dans son modèle économique huit ans plus tard ? Le fait est qu'elles ont été le principal facteur de la croissance du groupe en 2024. Affirmant sa volonté de maintenir un modèle économique équilibré, Philippe Pascal, son successeur tout juste nommé, a exposé ses nouvelles priorités : à savoir améliorer le retour sur investissements des participations internationales et renforcer les investissements pour les aéroports parisiens.
« Nous allons entamer un cycle qui sera un peu plus parisien que par le passé », a déclaré ce jeudi Philippe Pascal, à l'occasion de la présentation des résultats annuels du Groupe ADP. « Notre enjeu économique, la valeur à créer pour l'entreprise, est essentiellement parisien pour les prochaines années », a-t-il ajouté.
Comme il l'avait déjà annoncé lors de ses auditions parlementaires, il a expliqué que ce renforcement du modèle économique doit passer par la signature d'un nouveau contrat de régulation économique (CRE), qui pourrait entrer en service début 2027. Le dirigeant vient ainsi de lancer « sans délai » les travaux préparatoires avec les différentes parties prenantes (compagnies aériennes, assistants en escale, régulateur, etc.). Il doit notamment intégrer les résultats de la consultation tenue l'an dernier à Paris-Orly et qui doit à présent se tenir pour Paris-CDG.
À lire également
Ce document est essentiel pour le gestionnaire puisqu'il permet de fixer pour plusieurs années l'évolution des redevances, et surtout de planifier des investissements structurants dans les aéroports parisiens. Sur ce point, la nouvelle direction s'est montrée pour l'instant évasive à l'image de Justine Coutard, jusqu'ici directrice de l'aéroport d'Orly et désormais nouvelle numéro deux du groupe en tant que directrice générale déléguée.