Selon nos informations, la compagnie low-cost irlandaise a déposé une demande de créneaux de décollage et d'atterrissage à Orly pour assurer l'hiver prochain deux vols quotidiens.
Ce ne sont plus des bruits ou des souhaits, mais une demande en bonne et due forme de Ryanair pour se poser à l'aéroport de Paris-Orly. Selon nos informations, la compagnie irlandaise a déposé auprès de Cohor, l'organisme en charge de la gestion et de l'attribution des créneaux horaires en France, une demande de créneaux horaires de décollage et d'atterrissage ("slots") à l'aéroport d'Orly, pour exploiter au cours de la prochaine saison hiver qui début fin octobre un vol quotidien vers Faro au Portugal et un autre vers Madrid. Interrogée, Ryanair n'a pas souhaité faire de commentaires.
Orly plafonné
C'est la première fois que Ryanair effectue une telle requête pour se poser sur l'un des deux aéroports parisiens. Depuis 1997, la compagnie irlandaise est en effet présente à Beauvais, dans l'Oise, à 90 kilomètres au nord de Paris. Ce changement d'attitude coïncide avec son revirement stratégique qui le conduit à s'installer, parallèlement aux aéroports secondaires comme elle le fait depuis ses débuts, sur de grandes plateformes aéroportuaires pour attirer davantage de voyageurs d'affaires.
Ryanair n'a aucune chance d'obtenir des créneaux à Orly. « Il n'y a rien à distribuer », explique un observateur. Et, quand bien même des créneaux se libéreraient, Ryanair n'est pas la seule à postuler.
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Il n'empêche, en demandant des slots à Orly, Ryanair met la pression sur Air France et Transavia. Le message est très clair : Paris intéresse la compagnie irlandaise. Et si la porte d'Orly reste trop longtemps fermée, Ryanair pourrait très bien décider, tôt ou tard, de se poser à Roissy, où il n'y a pas de contraintes de créneaux. Certes plus cher et moins pratique qu'Orly, Roissy accueille néanmoins une base d'exploitation d'Easyjet.