Se poser à Roissy-Charles-de-Gaulle ? «Why not»,dit Ryanair

David O'Brien, le directeur commercial de la compagnie estime qu'un tel scénario pourrait coexister avec sa présence historique à Beauvais. En revanche, il n'envisage pas d'aller à Orly, en raison de la conrtrainte en termes de créneaux horaires.
Fabrice Gliszczynski

3 mn

(Crédits : reuters.com)

Ryanair fait monter la pression sur Air France. "Desservir Paris Charles-de-Gaulle ? Why not." C'est ce qu'a répondu David O'Brien, le directeur commercial de Ryanair, ce mercredi lors d'un point presse ce mercredi à Paris.

«L'aéroport d'Orly est complet en raison des contraintes en termes de créneaux horaires, mais pas Charles-de-Gaulle », a-t-il ajouté, en précisant que la compagnie «n'avait pour l'heure pas de projets immédiats de poser à Roissy», un aéroport qui a notamment l'inconvénient d'être «cher» à ses yeux. «Se développer en Allemagne est reste la priorité pour nous », explique David O'Brien.

Telles sont donc les conclusions de la direction de la compagnie à bas coûts après s'être renseignée, à l'automne, auprès du gestionnaire des créneaux horaires français (Cohor) sur la problématique particulière d'Orly. Ryanair ne cherchera pas à grappiller des créneaux aux compte-gouttes.

L'exemple de Bruxelles

Prenant l'exemple bruxellois, David O'Brien assure qu'une éventuelle offre à Roissy peut coexister avec son réseau au départ de Beauvais, au nord de Paris, dans l'Oise, à partir duquel Ryanair transporte aujourd'hui la moitié des 7 millions de passagers transportés de et vers la France. Historiquement installée à Charleroi, l'aéroport secondaire de Bruxelles, Ryanair a débarqué en force l'an dernier à l'aéroport de Bruxelles Zaventem, initiant, ce faisant, un virage stratégique sur l'aile, en cessant de se positionner exclusivement sur des aéroports secondaires.

«Il est intéressant de constater que le trafic a progressé à la fois à Zaventem et à Charleroi », explique David O'Brien, qui se dit par ailleurs « satisfait des performances réalisées à Beauvais », où Ryanair a ouvert ce mercredi trois nouvelles destinations (Palerme, Thessalonique et Wroclaw en Pologne).

160 millions de passagers  en 2024!

Ryanair a le temps de réfléchir avant de prendre sa décision. L'énorme stock de nouveaux avions à placer sur la carte aéroportuaire au cours de la prochaine décennie, le lui permet. La compagnie va recevoir 380 Boeing 737 au cours des dix prochaines années, qui lui permettront d'exploiter 520 avions d'ici à 2024, contre 320 aujourd'hui. Dans dix ans, la compagnie irlandaise aura quasiment doublé de taille avec un trafic estimé à 160 millions de passagers en 2024, contre 90 millions cette année.

«Ryanair devrait possèder 20-à 25% du marché intra-européen, d'ici à une dizaine d'années», estime David O'Brien.. «Notre carnet de commandes d'avions représente entre le quart et le tiers des commandes d'avions moyen-courrier en Europe », fait-il remarquer.
Interrogé sur le développement de Transavia France, ce dernier répond : «Transavia France compte ajouter près de 25 nouveaux avions d'ici à trois ans. C'est le nombre de nouveaux avions que nous allons mettre en service cette année». Il assure que la concurrence de la filiale d'Air France au départ d'Orly sur un certain nombre de lignes exploitées par Ryanair au départ de Beauvais, n'ont pas d'impact.

Lire ici : Si Ryanair se pose un jour à Roissy, Air France l'aura bien cherché

Fabrice Gliszczynski

3 mn

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Commentaires 5
à écrit le 22/01/2015 à 9:43
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deux commentaires où l'on peut lire la joie des commentateurs de voir disparaître air France. Bravo à vous deux et en plus votre choix se porte sur des compagnies du golfe. Déménagez dans ces pays on vous y attend.

le 22/01/2015 à 20:54
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Ryanair une compagnie du Golfe? Je sais bien que pour les français la sa comme vous Paris est le centre du monde mais quand même ... L'Irlande est quand même un peu plus au nord ;-).

à écrit le 22/01/2015 à 8:51
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Air France n'est plus une compagnie compétitive depuis belle lurette, elle acumule des échecs et dettes et si n'était pas l'État (dont la participation actionnaire ne correspond pas à son influence en capital comme il veut nous faire croire) Air Fran...

le 22/01/2015 à 9:40
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encore un fan du Paris saint germain.

à écrit le 21/01/2015 à 17:39
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Le début de la fin pour Air France sur le régional et l'europeen? Car, si ça se passe comme à Bruxelles, Ryanair en plus de s'implenter, s'attaquera aux subventions (plus ou moins légales) que reçoivent les compagnies basées à CDG...

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