Transdev a inauguré le 15 juin dans le cadre prestigieux du Clos Lucé à Amboise, dernière demeure de Léonard de Vinci, le premier autocar rétrofité en Europe, homologué pour le transport de voyageurs. Le véhicule Iveco Crossway Euro6 a ainsi réussi les tests d'homologation de l'Union Technique de l'Automobile et du Cycle (UTAC). Intégré au Réseau de Mobilité Interurbaine (REMI) du Centre-Val de Loire, il commencera à transporter des élèves à la rentrée prochaine sur un parcours d'environ 150 kilomètres. « C'est la première fois en Europe qu'une accréditation est donnée à un véhicule poids-lourd de 19 tonnes converti à l'électrique pour le transport de voyageurs, s'est félicité Emmanuel Flahaut, PDG de Transdev. Cette innovation ouvre de belles perspectives de développement pour le groupe, tout en participant à l'émergence d'une mobilité durable et décarbonée en Touraine ».
Lancé en septembre 2022 à titre expérimental par la direction régionale de Transdev en Centre-Val de Loire, le projet de conversion a été mené en s'appuyant sur l'expertise technique de Retrofleet, avec le soutien financier de l'Agence de la transition énergétique (Ademe). Cette société, dont le centre de production est situé à Montmelian en Savoie, est spécialisée dans la conversion électrique des flottes professionnelles de fourgons, poids lourds et véhicules industriels. Retrofeet a notamment transformé une partie des camionnettes des enseignes Carrefour et Casino. « Sur le segment des poids lourds, le retrofit revêt deux avantages majeurs dans un contexte où l'offre d'autocars électriques se résume aujourd'hui à celle du constructeur chinois Yutong, renchérit Gilles Lefevbre, directeur régional de Transdev. En termes de prix d'une part, le coût global du véhicule varie du simple au triple en sachant qu'un autocar électrique neuf peut atteindre 400.000 euros. La disponibilité est d'autre part nettement plus courte, quelques semaines au lieu de trois à six mois pour un véhicule d'origine ». Reste enfin la primeur donnée au made in Europe par les collectivités territoriales françaises dans leur choix de flottes d'autocars, qui joue pour l'instant en faveur du retrofit électrique.