Coup d'accélération pour le rétrofit automobile. Ce mercredi, le gouvernement a annoncé « un plan d'action national », trois ans après le début de la mise en circulation des premiers véhicules rétrofités. Aujourd'hui, on compte seulement une centaine de voitures thermiques ayant bénéficié d'un remplacement par une batterie et un moteur électriques. Pour atteindre la neutralité carbone fixée en 2050, l'Etat a donc annoncé la volonté de travailler sur trois chantiers prioritaires afin d'accélérer le déploiement du rétrofit : « la simplification de la réglementation, le renforcement du soutien et des primes ainsi que le soutien au développement de la filière ».
Premier frein au développement, les difficultés en matière de réglementation. L'homologation, qui permet la mise en circulation du véhicule de façon sécurisée, est longue et coûte 100.000 euros environ. Si les entreprises de rétrofit ne souhaitent pas simplifier les mesures de vérification de la voiture par mesure de sécurité, elles réclament surtout davantage d'aides et plus de rapidité, afin d'accélérer la production de véhicules rétrofités.
L'Etat a annoncé pouvoir prendre en charge les coûts des tests pour se préparer à l'homologation. D'autres mesures de simplification et de flexibilités pourront voir le jour selon le communiqué. Une annonce jugée « floue » par les acteurs de la filière. Ils espèrent une réponse à leurs attentes derrière cet effet d'annonce.