Climat : Les Etats-Unis et la Chine se disent prêts à coopérer
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L'administration américaine affiche une ligne commune avec son grand rival chinois, pour lutter contre le défi mondial que représente le changement climatique (photo : en décembre 2013, alors que Joe Biden était le vice-président de Barack Obama)
Les deux puissances mondiales s'engagent à affronter ensemble la crise climatique, en vue du sommet environnemental virtuel organisé par Joe Biden jeudi et vendredi prochains.
Cela pourrait bien devenir l'un des rares sujets de coopération entre Pékin et Washington. Les deux pays les plus pollueurs ont annoncé, samedi 17 avril, vouloir s'entendre pour travailler sur le défi mondial de la lutte contre le changement climatique, à quelques jours du sommet virtuel organisé sur le sujet par la Maison Blanche, jeudi et vendredi.
L'enjeu est crucial, alors que la Chine et les Etats-Unis représentent à eux deux près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Pour s'y attaquer, les deux puissances « s'engagent à coopérer entre [elles] et avec d'autres pays pour affronter la crise climatique, qui doit être traitée avec le sérieux et l'urgence qu'elle exige », peut-on lire dans un communiqué conjoint signé à Shanghai par John Kerry, l'émissaire américain pour le climat, et son homologue chinois Xie Zhenhua. Le texte, publié samedi, énumère les multiples voies de coopération entre les deux premières économies mondiales.
Washington et Pékin y affirment « le renforcement de leurs actions respectives et la coopération dans les processus multilatéraux, y compris la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et l'Accord de Paris ».
La question du charbon
Cependant, le communiqué ne précise pas si le président chinois, Xi Jinping - invité par Joe Biden, aux côtés de 39 autres dirigeants mondiaux - se joindra à la visioconférence, alors que les relations sino-américaines sont au plus bas. « Nous espérons très fort qu'il y participera », a déclaré John Kerry à des journalistes depuis Séoul, où il s'est ensuite rendu. « Bien sûr, chaque pays prendra ses propres décisions. Nous ne cherchons pas à forcer qui que ce soit. Nous cherchons la coopération », a précisé l'émissaire américain.
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Mais la partie ne sera pas aisée, alors que la Chine possède la moitié de la production mondiale d'électricité au charbon, a rappelé John Kerry, précisant qu'il en avait « beaucoup parlé » avec des responsables à Shanghai. « Je ne pointe pas du doigt. Nous avons eu trop de charbon, d'autres pays ont trop de charbon, mais la Chine est, de loin, le plus grand utilisateur au monde. Et comme c'est un pays et une économie aussi puissants, il doit évoluer », a-t-il avancé.