COP26 : une centaine d'Etats s'accordent sur le méthane, mais sans la Chine, la Russie et l'Inde
Marine Godelier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Marine Godelier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce n'est pas une surprise, mais c'est une première. Le méthane (CH4), ce gaz responsable d'un quart du réchauffement depuis l'être pré-industrielle et longtemps délaissé, se taille enfin une place de choix dans la gouvernance internationale sur le climat aux côtés du dioxyde de carbone (CO2). Pour cause, la réduction de ses émissions s'avère non seulement « nécessaire », mais offre des leviers parmi « les plus rapides » et « les plus rentables » pour garder sous contrôle la hausse des températures, répète l'ONU à l'envi. Alors que les pistes pour chasser le CO2 promettent elles d'être extrêmement complexes, le discours n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd : 103 Etats réunis à la COP26 de Glasgow ont rejoint mardi un « pacte global » afin de s'y attaquer. Débouchant sur l'un des premiers accords de cette nouvelle conférence internationale des Nations-Unies, cinq ans après l'engagement pris à Paris de limiter les températures sous les +2°C, si possible +1,5°C, d'ici à la fin du siècle.
À lire également
Conscients du problème, les Etats-Unis avaient lancé les premiers jalons de ce partenariat dès le 17 septembre, en annonçant à cet égard se rapprocher de l'Union européenne. Joe Biden avait alors appelé le monde entier à afficher « ses plus grandes ambitions » en la matière, pour s'unir en vue de la COP26. Neuf pays avaient répondu favorablement, parmi lesquels la Grande-Bretagne, l'Indonésie ou encore le Mexique. Avant d'être rejoints par des dizaines d'autres, dont l'Allemagne, l'Argentine ou le Canada. Concrètement, les Etats signataires s'engagent à réduire « d'au moins 30% d'ici à 2030 » les émissions mondiales de méthane, sans pour autant tracer une feuille de route précise.
Marine Godelier