L’avenir incertain des bioplastiques

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(Crédits : Reuters)
Ces matériaux biodégradables ont le vent en poupe. Mais ils ne sont pas sans danger pour l’environnement.

Du papier imperméable, des résines à base de lin, de fibres de bois ou bien de protéines de lait... Les rayons du Change Now Summit, rassemblement d'initiatives à impact positif organisé du 30 janvier au 1er février à Paris, regorgeaient d'alternatives au plastique. Les avancées de la technologie rendent en effet de plus en plus réaliste l'option de remplacer les résines fossiles par des matériaux moins gourmands en ressources non renouvelables et plus facilement recyclables, voire biodégradables.

Leurs producteurs insistent: ils permettraient non seulement de préserver les avantages du plastique et des emballages, mais aussi d'en recentrer la production en Europe. Dans certains cas, leur utilisation apporterait une valeur ajoutée particulière : c'est le cas des sacs biodégradables contenant des biodéchets, qui peuvent ainsi être compostés directement. Mais aussi des emballages solubles ou comestibles, sur lesquels misent des start-up comme la française Lactips.

Convaincu par ces arguments, le législateur français a notamment accordé un traitement de faveur aux « bioplastiques », ces plastiques à la fois partiellement biosourcés et compostables, selon la définition que tentent...

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Commentaires
a écrit le 12/02/2020 à 10:16 :
Les sacs "biodégradables" pour peser les fruits & légumes je les remporte au magasin pour mes achats suivants, ils ne sont pas abimés (pesée en caisse). J'en avais tassé deux dans un récipient et rempli d'eau, au bout de quelques mois dehors ça n'avait guère évolué, du moins à l’œil. Ça doit être pris par des composteurs professionnels pour être géré efficacement, pas laissé trainer.
a écrit le 12/02/2020 à 9:11 :
"Des doutes subsistent aussi sur les éventuels résidus laissés par les plastiques biodégradables."

Comment ce fait il qu'un Etat ne soit pas en mesure de connaître les conséquences directes d'un produit !? Comment peut on parler officiellement de "doutes" ???

UN peu marre de cette sémantique protégeant systématiquement les fabricants où l'on voit que nous aurions énormément besoin d'un secteur scientifique important capable de réagir et d'établir des constats précis et solides afin de protéger les citoyens.

Mais nos dirigeants politiques à la solde de la finance cupide le veulent ils ? En tout cas ce n'est pas ce qu'ils démontrent.

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