Sortir du plastique, un immense défi

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250 kilos de déchets plastique sont déversés chaque seconde dans les mers du monde, selon la revue
Science. Une pollution marine qui finit par affecter la chaîne alimentaire.
250 kilos de déchets plastique sont déversés chaque seconde dans les mers du monde, selon la revue Science. Une pollution marine qui finit par affecter la chaîne alimentaire. (Crédits : Reuters)
Réduire notre addiction à ce matériau omniprésent : la bataille est lancée, mais se heurte à des obstacles techniques, culturels et économiques.

« Plastic bashing »: depuis quelques années, cet anglicisme commence à se frayer un chemin dans la langue française. Suggéré par les industriels du plastique pour déplorer le dénigrement dont leur produit serait de plus en plus victime, il reflète néanmoins une tendance réelle : la préoccupation grandissante de l'opinion publique quant à l'impact de la prolifération de ce matériau sur la planète. Ce sont 8,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites dans le monde entre 1950 et 2015, d'après la revue scientifique Science Advances.

Son premier débouché est l'emballage. En Europe, il représente près de 40% de la consommation. Sa durée de vie, par nature très courte, se traduit par un bilan environnemental catastrophique. Selon la revue Science, 250 kilos de déchets plastique sont rejetés chaque seconde dans les mers du monde. Avalés par la faune marine, ils nuisent à la biodiversité et entrent dans la chaîne alimentaire. En buvant de l'eau en bouteille, ou en mangeant des fruits de mer, une personne ingère jusqu'à 5 grammes de plastique par semaine, révèle un rapport de l'université de Newcastle pour le WWF. C'est l'équivalent du poids d'une carte de crédit. Sans...

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a écrit le 10/02/2020 à 9:48 :
A une époque je privilégiais le jus d'orange en bouteille verre et délaissais le plastique, mais le verre a disparu, car lourd (entre autres, doit y avoir des raisons industrielles annexes (dont intérêts de certains, organisation de production, pas de retour à gérer)), il n'y avait alors plus d'alternative mais suis revenu aux oranges en vrac, les manger est meilleur nutritionnellement. Peut-être est-ce pour alléger la tache des gens mettant les flacons dans les rayons, leur éviter les problèmes musculo-squelettiques ?
Le plastique a la vertu d'être moulable dans des formes biscornues, difficile de s'en passer mais n'est pas recyclable de nombreuses fois même mélangé.
Nous sommes "intoxiqués" au plastique, s'en passer c'est pire que demander à ne plus rouler en véhicule à moteur (pétrole, électrique, air comprimé, autre). J'ai encore une vieille assiette en mélamine pour le picnic/camping, c'est du plastique mais à usage répété, il faut simplement penser à l'emporter, pas se dépanner en achetant de l'usage unique. Les sacs pour les courses, en plastique épais, certains s'en plaignent vu qu'ils en achètent un à chaque passage en caisse, n'ont pas compris l'idée de ré-usage et d'y penser avant d'aller faire des achats (les suédois sont comme ça, les mains dans les poches et achètent un sac vu que tout va à la benne plastique).
a écrit le 10/02/2020 à 8:49 :
Le problème du plastique ne pourra pas être effacé par même la plus grosse et chère campagne lobbyiste du monde puisque les dégâts visuels sont considérables et les gens finissent par être écœuré de le voir partout, notamment dans les océans selon les vents ils peuvent devenir de véritables dépotoirs sur plages.

Le lobby chimique lui passe bien plus facilement étant donné que les produits phytosanitaires et perturbateurs endocriniens ne se voient pas. Tout comme le nucléaire d'ailleurs...

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