La COP25 adopte un accord a minima, loin de l'urgence climatique

Au terme de deux semaines de négociations difficiles, la COP25 organisée à Madrid a échoué dimanche à trouver un accord sur les règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d'utilisation de l'Accord de Paris de 2015.

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(Crédits : NACHO DOCE)

La conférence climat de l'ONU qui s'est terminée dimanche n'a pas été à la hauteur de l'urgence climatique, adoptant un accord a minima sans s'entendre sur des points essentiels en raison des réticences de certains Etats. Au terme de deux semaines de négociations difficiles, la conférence organisée à Madrid a échoué à trouver un accord sur les règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d'utilisation de l'Accord de Paris de 2015.

Après une année marquée par des catastrophes climatiques tout azimut, les appels vibrants de millions de jeunes descendus dans la rue derrière la jeune Suédoise Greta Thunberg, et des rapports scientifiques toujours plus glaçants, les quelque 200 signataires de l'Accord de Paris étaient sous une pression sans précédent pour cette COP25 présidée par le Chili mais délocalisée à Madrid en raison de la crise qui frappe le pays d'Amérique du sud.

Mais au terme de cette conférence qui a débordé de plus de 40 heures son programme initial, tout le monde n'a pas vu dans les textes adoptés dimanche le reflet de cette demande d'actions radicales et immédiates. Le texte final appelle effectivement à des "actions urgentes" pour réduire l'écart entre les engagements et les objectifs de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C. Mais le langage est "tortueux" et le résultat "médiocre", a estimé Catherine Abreu, du Climate Action Network.

"Les principaux acteurs dont on espérait des avancées n'ont pas répondu aux attentes", a déclaré Laurence Tubiana, architecte de l'Accord de Paris, notant toutefois que l'alliance des Etats insulaires, européens, africains et latino-américains, avait permis d'"arracher le moins mauvais résultat possible, contre la volonté des grands pollueurs."

Le premier texte sur les ambitions présenté samedi par la présidence chilienne avait provoqué une levée de bouclier de ces Etats, forçant à un nouveau round de consultations.

"Aujourd'hui les citoyens du monde nous demandent d'aller plus vite et mieux, que ce soit en matière de finance, d'adaptation, de réduction des émissions", a déclaré la ministre chilienne de l'Environnement Carolina Schmidt.

"Ces discussions reflètent le décalage entre les dirigeants d'un côté et l'urgence montrée par la science et les demandes des citoyens dans les rues", résume Helen Mountford, du think tank World Resources Institute, estimant que l'esprit de l'Accord de Paris n'était plus qu'un "lointain souvenir".

Au rythme actuel des émissions de CO2, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5°C d'ici la fin du siècle. Et même si les quelque 200 signataires de l'Accord de Paris respectent leurs engagements, le réchauffement pourrait dépasser les 3°C.

Alors pour tenter de réduire cet écart, tous les Etats doivent soumettre d'ici la COP26 à Glasgow l'année prochaine une version révisée de leurs plans de réductions d'émissions. Mais les deux semaines de discussions ont mis en pleine lumière une division flagrante au sein de la communauté internationale en matière d'ambition.

"Nous n'abandonnerons pas"

Sans surprise, quasiment aucun des grands pays émetteurs n'a fait d'annonce significative pour réhausser ses ambitions, ni donné de signe clair d'une telle intention pour 2020. Evidemment pas les Etats-Unis qui quitteront l'accord de Paris en novembre prochain, mais pas non plus la Chine ou l'Inde.

Ces deux grandes économies insistent, avant d'évoquer leurs propres engagements révisés, sur la responsabilité des pays développés de faire plus et de respecter leur promesse d'aides financières aux pays en développement.

Egalement dans le collimateur des défenseurs de l'environnement, l'Arabie Saoudite, ainsi que le Brésil et l'Australie tous deux accusés de vouloir introduire des dispositions décriées dans les règles sur les marchés carbone, dont l'adoption a été à nouveau reportée.

Parmi les grands émetteurs, nombre d'observateurs ont au contraire souligné le rôle positif de l'UE qui a endossé cette semaine à Bruxelles l'objectif de neutralité climatique d'ici 2020, malgré les réserves de la Pologne. L'UE doit maintenant s'atteler à la tache de présenter en 2020 un réhaussement de ses engagements pour 2030.

Prendre ce "rôle de leader" lui "donnerait la capacité de travailler avec d'autres gros émetteurs comme la Chine et l'Inde pour qu'ils augmentent leurs ambitions également", a commenté Alden Mayer, de l'Union for Concerned Scientist.

Les Britanniques qui ont officiellement été désignés pour organiser la COP26 ont eux promis de tout faire pour que Glasgow soit un succès.

"Nous avons bien entendu que vous vouliez que nous construisions à partir des efforts de nos amis chiliens pour faire écho à l'urgence de la science et aux voix de ceux qui nous demandent d'aller plus loin, plus vite", a déclaré leur représentant Archie Young.

Greta Thunberg a d'ores et déjà prévenu que cette année de préparation se ferait sous la pression de la rue. "La science est claire, mais la science est ignorée. Quoi qu'il arrive, nous n'abandonnerons pas. Nous ne faisons que commencer", a-t-elle lancé sur Twitter.

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Women for Future

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Commentaires 31
à écrit le 16/12/2019 à 12:02
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Ds ce climat de défiance et de septicisme généralisé, l'UE, le RU, mais également la Californie et consorts doivent se persuader de leur rôle capital de leader où tt est question d'innovation, de choix d'investissement et de résultats économiques et ...

à écrit le 16/12/2019 à 8:51
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Toutes les raisons du monde me laissent un regard très critique sur la raison simpliste avancée pour ce réchauffement alors que le système cosmique et planétaire me semble d'une rare complexité. Personnellement mais ça n'engage que moi cette argument...

à écrit le 16/12/2019 à 8:45
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On se rend mieux compte de l'importance que les médias donnent à tort aux interventions de Greta Thumberg qui n'est qu'une adolescente de bonne famille,qui ne nous a jamais expliqué comment le CO2 qui est plus lourd 1,5 fois que l'air reste en suspen...

à écrit le 16/12/2019 à 8:19
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La COP 25 plus inefficace que la COP 24 et moins inefficace que la COP 26 Combien de temps ce cirque va durer! il faudrait aussi s'interroger sur le décallage entre l'opinion publique et des prétendues ONG environnementales qui souvent ne représenten...

le 16/12/2019 à 11:18
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A l'heure de la visioconférence, on se demande quel est l'intérêt des COP au bilan carbone désastreux.

le 16/12/2019 à 12:05
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A l'heure d'internet on se demande quel est l'intérêt des manifestations de rue au bilan économique désastreux.

le 16/12/2019 à 22:16
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@@bruno_bd : pas faux...

à écrit le 16/12/2019 à 7:19
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Les chefs d'état commencent à comprendre que les opinions publiques sont de plus en plus sceptiques concernant un pretendu changement climatique. Les gens comprennent que derrière cette propagande se dissimule la volonté des lobbies.

à écrit le 15/12/2019 à 20:00
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Sous la pression de l'urgence, on prend souvent de mauvaises décisions, voire contre-productives. Il faut faire exactement le contraire, réfléchir posément. Car non, il n'y a pas d'urgence, ce n'est qu'une pure invention des lobbies qui, sous prétext...

le 15/12/2019 à 23:24
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Il y a bien urgence: tout co2 émis reste au moins 100 ans dans l’atmosphère. Donc toute année perdue augmente la température finale. Et pour longtemps. Par ailleurs, je pense que les gens qui habitent dans le sud de la France doivent trouver que l’ur...

le 16/12/2019 à 2:35
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@bruno_bd, vous avez raison : l'urgence c'était il y a 50 ans. Aujourd'hui il est juste trop tard. Vous pouvez continuer à pourrir/détruire la Terre, il n'est pas important de tenter de maintenir une présence humaine pour les siècles à venir.

le 16/12/2019 à 6:37
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Qu'il pleuve dru en fin d'automne dans le sud de la France n'a rien d'extraordinaire...

à écrit le 15/12/2019 à 19:03
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Heureusement que le ridicule ne tue plus.

à écrit le 15/12/2019 à 18:53
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Toutes ces COPs me font penser à l'histoire du lièvre et de la tortue. Les limitations environnementales terrestres sont connue depuis 1972, date du rapport du club de Rome. Cela fait donc cinquante ans que l'on sait que les ressources naturelles te...

le 16/12/2019 à 6:41
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Le club de Rome... n'est ce pas ce machin qui annonçait l'épuisement du pétrole et du gaz à l'aube des années 1990 ? De toute évidence, 30 ans plus tard on n'a pas encore passé le peak oil...

à écrit le 15/12/2019 à 18:46
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Voilà ma foi une extraordinaire opportunité d'imposer un protectionnisme environnemental sur toute l'économie produite à l'intérieur, sinon cela n'aurait pas de crédit, et importée. Aucun juge du monde ne nous le reprocherait, mais hélas les intérêts...

à écrit le 15/12/2019 à 18:22
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Avec le Trump U.S, pour plus de pollution, 1er pollueur, sùr d'etre réélu, Et le Trump Brésilien, qui tue l'Amazonie, et pour plus de pollution, C'EST FOUTU-PERDU LA FR n'est émetteur que de 0.7% du total.

à écrit le 15/12/2019 à 18:21
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Avec le Trump U.S, pour plus de pollution, 1er pollueur, sùr d'etre réélu, Et le Trump Brésilien, qui tue l'Amazonie, et pour plus de pollution, C'EST FOUTU-PERDU

à écrit le 15/12/2019 à 17:56
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Enfin du bon sens qui vient stopper ces délires écolo-démagos .

le 15/12/2019 à 19:15
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Le bon sens c’est de faire confiance aux scientifiques. Votre bon sens ne vos sauvera pas des inondations, des canicules et des moustiques tigre.

à écrit le 15/12/2019 à 17:05
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Les accords sont toujours financier et basé sur la pénalité financière mais rien de concret! Il n'y aucune remise en cause de la mondialisation qui déresponsabilise les acteurs locaux!

à écrit le 15/12/2019 à 16:44
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S'il est incontestable que l'activité humaine est à l'origine d'une pollution inquiétante, je doute, personnellement, qu'elle soit l'une des sources d'un éventuel réchauffement climatique; notre planète aurait vécu, dans le passé, des évènements d'éc...

le 15/12/2019 à 19:13
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Vous doutez? Vous pensez que l’effet de serre n’existe pas ? Vous pensez qu’augmenter la proportion de gaz à effet de serre dans l’atmosphère n’a aucune conséquence ? Bref vous pensez que la science ne sert à rien! Mais de fait, logiquement votre pen...

le 16/12/2019 à 9:08
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Et le pole magnétique qui se déplace rapidement depuis une trentaine d'année jusqu'à 55km par an - Fake ?.. Cependant je suis d'accord sur le constat de la pollution et la surexploitation de notre petite planète mais là on touche au marché sacré.

le 16/12/2019 à 12:46
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On ne peut brûler impunément la quasi totalité des énergies fossiles de la planète, à très fortes concentrations de carbone.. Mais on ne prend pas suffisamment en compte (je crois que nous n'avons pas de plan) l'impact des éruptions. Lire "L'année sa...

le 16/12/2019 à 12:46
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Si vous réussissez à m'expliquer, sources irréfutables à l'appui, pourquoi la température moyenne de la planète a pris plus de 1° en moins d'un siècle et s'apprête à en prendre au mini 1 de + d'ici 30 ans, alors que les périodes de fluctuation d'une ...

à écrit le 15/12/2019 à 15:46
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Les Francais commencent a comprendre que l' "Urgence Climatique" ne rapporte rien, n'a aucun fondement scientifique, coute tres cher. Il faudrait des preuves, pas un consensus. Oui au changement climatique, Non au rechauffement.

à écrit le 15/12/2019 à 15:25
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Eh bien, au tour de l'ONU de se déclarer en état de mort cérébrale ! Ca sent la SDN sur ses derniers jours.

à écrit le 15/12/2019 à 15:20
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Bravo Greta ... et maintenant, attaque toi à l'exploitation pétrolière accru de ton pays voisin, la Norvège ! Maintenant Greta, explique donc ce que tu pense des mandataires automobiles scandinaves qui sont venus exploiter les failles du système fra...

le 15/12/2019 à 18:56
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En même temps, c'est pas la faute de Greta, si le système français d'aide aux véhicules électriques est stupide.

le 15/12/2019 à 19:04
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Vous êtes particulièrement ridicule. Vous cherchez un bouc émissaire sans prendre vous même vos responsabilités. Quant à la chine, elle fait plus d’efforts pour se transformer que l’Union européenne. Greta n’a pas besoin d’y aller.

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