Le biochar, l'or noir du forestier normand SLB
Nathalie Jourdan
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Sylva Fertilis double la capacité de son unité de production d'Argentan (Orne) pour produire 800 tonnes de biochar par an.
Reuters
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Sylva Fertilis double la capacité de son unité de production d'Argentan (Orne) pour produire 800 tonnes de biochar par an.
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Exploitant forestier depuis 1994 (15.000 hectares dans le monde), Stéphane Ledentu peut se vanter d'avoir eu le nez fin. En quête d'une solution naturelle pour réparer les sols de ses nouvelles plantations brésiliennes épuisées par des engrais chimiques, il est le premier entrepreneur français à avoir misé sur le biochar ou charbon végétal avant que des startups comme NetZero ou Carbonloop ne se lancent sur ce marché que le GIEC voit d'un bon œil.
Le biochar est en effet cité 200 fois dans le dernier rapport du groupe d'experts pour le climat au nom de ses capacités à régénérer des terres cultivées et à séquestrer durablement du carbone.
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Lui découvre ces super pouvoirs au début des années 2010 dans l'État du Parana à la faveur d'une incursion sur les sites doublement millénaires où est épandue la Terra Preta (ou terre noire amazonienne) : un amendement incroyablement efficace créé par les précolombiens par accumulation de charbon, de tessons de poteries et de matière organique. Il s'en inspire pour imaginer un procédé de fabrication du biochar. Utilisé pour la première fois dans les plantations de SLB au Brésil, le produit donne des résultats plus que convaincants.
Nathalie Jourdan