Avenir de l'agriculture : coup d'envoi du cycle de négociations pour la Loi d'orientation agricole
Marie Nidiau
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Le gouvernement et les représentants des filières agricoles, syndicats, chercheurs, associations... en tout, une centaine d'acteurs du monde agricole, ont pris part aux premières négociations pour l'établissement de cette loi d'orientation agricole....
Le gouvernement, ainsi que les différents acteurs du milieu agricole, se sont réunis ce matin pour entamer les discussions autour d'une Loi d'orientation agricole. Objectif : répondre au problème du renouvellement des générations chez les agriculteurs, et définir des axes communs autour de la transition écologique. La concertation a débuté ce mercredi 7 décembre et réuni une centaine de parties prenantes, chacune avec des propositions bien concrètes. Retour sur les premières méthodes annoncées par le...
Positif mais assez flou. C'était le sentiment général vécu par les parties prenantes, en discussion ce matin avec le gouvernement pour le projet de Loi d'orientation agricole (LOA). Cette loi, voulue par le gouvernement lui-même, devrait répondre aux problématiques de la transition écologique dans le milieu agricole mais surtout au manque de renouvellement des générations.
Un cycle de concertations jusqu'en avril, un texte de loi fin juin
« Il faudra retravailler le plan stratégique national de la PAC pour être mis en cohérence avec la LOA, sinon il va y avoir des blocages », remarque Clotilde Bato, co-présidente du Collectif Nourrir (ex-Pour une autre PAC), présidente de l'association Notre affaire à tous, et déléguée générale de SOL.
À l'issue de ce premier entretien, ouvert par le discours d'exploitants agricoles en difficulté, quatre piliers ont été définis : l'installation, la transmission, la formation, la transition climatique.
« D'ici à 10 ans, un agriculteur sur trois sera en âge de partir à la retraite. Il nous faut donc penser, planifier et réussir cette transition, condition indispensable pour garantir l'avenir de l'agriculture française et maintenir nos capacités de production »,a indiqué Marc Fesneau, le ministre de l'agriculture, dans un communiqué de presse paru en fin de journée.
Ce premier échange était surtout « un lancement très politique de ce processus », a indiqué Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne.
De l'espoir et des doutes à l'issue de ce premier échange
Pour définir les enjeux de chaque grand pilier, les parties prenantes ont été réparties dans trois groupes d'études : orientation et formation, installation et transmission, adaptation et transition face au réchauffement climatique.
Représentants des filières agricoles, syndicats, chercheurs, associations... une centaine d'acteurs du monde agricole ont pris part aux négociations pour l'établissement de cette loi. « Il y a une large ouverture à la concertation, donc c'est très positif », se réjouit Clotilde Bato. « Il y a une vraie ambition forte, la grande force c'est d'arriver à un consensus », souligne Sébastien Windsor, président des chambres d'agriculture. L'enjeu désormais, est de s'accorder sur un fil conducteur commun.
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