Immobilier d'entreprise: « Nous avons pris de l'avance sur le décret tertiaire » Emmanuelle Baboulin, Icade
César Armand
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Emmanuelle Baboulin est entrée chez Icade en 2008.
Thomas Raffoux
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Emmanuelle Baboulin est entrée chez Icade en 2008.
Thomas Raffoux
LA TRIBUNE - Icade affiche un chiffre d'affaires total en hausse de 15% en 2021. Mais qu'en est-il pour la foncière tertiaire, votre pôle d'immobilier d'entreprise ?
EMMANUELLE BABOULIN - Icade est sortie de la crise en étant attractive, environnementalement très responsable et inventive. A l'image de son pôle promotion et de sa filiale santé, la foncière tertiaire va bien. Nous n'avons pas encore retrouvé les niveaux de 2019, mais nous connaissons une hausse de la demande placée dans tous les secteurs. Sur le marché de l'investissement, par exemple : les étrangers sont revenus et les valeurs se sont stabilisées. Nous avions quelques inquiétudes en 2020 sur la valorisation de certains actifs avec des locataires qui auraient pu avoir du mal à payer, mais "l'employabilité" [la capacité à payer le loyer, Ndlr] se révèle au beau fixe.
Qu'est-ce qui a changé par rapport à l'avant-Covid ?
Si quelques indicateurs macroéconomiques ne permettent pas d'être totalement sécurisés, nous sommes très confiants pour 2022. Rien qu'en 2021, nous avons signé et renouvelé 266.000 mètres carrés de baux, soit le plus haut niveau depuis 2018, livré quatre immeubles, cédé plus de 500 millions d'euros d'actifs et mené des acquisitions opportunistes.
La demande de bureaux dans l'intra-muros parisien résiste bien. Mais qu'en est-il du Grand Paris ?
Nous avons très clairement des zones de sur-offre, comme au nord de la première couronne, à commencer par Saint-Denis et La Défense. En réalité, notre portefeuille reste porté par le péri-Défense, comme Nanterre-Préfecture, où les loyers restent compétitifs, où les actifs ne sont pas des tours et où les moyens de transport en commun se développent à l'image du Grand Paris Express. Nous connaissons également de belles performances sur nos actifs de régions, à Marseille et à Lyon notamment, où les niveaux de loyer restent bons.
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Êtes-vous par ailleurs prêts à relever le défi du décret tertiaire qui contraint tous les propriétaires bailleurs et occupants de surfaces de plus de 1.000 mètres carrés à réduire leurs consommations d'énergie sur la base de celles de 2010 : -40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050 ?
César Armand