Voiture électrique : Renault parle de pile à combustible à la radio, Air Liquide twitte

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Encore absentes des marchés grand public (mobilité électrique, stockage d'énergies vertes, batteries portatives, etc), les technologies hydrogène et piles à combustible sont pourtant dans toutes les têtes. Sur les ondes de France Inter, le patron de Renault, Carlos Ghosn, ambitieux sur la mobilité zéro émission, a livré sa pensée sur l'avenir du véhicule électrique, lié pour lui à la pile à combustible. Un avis aussitôt repris par Air Liquide, qui a relayé l'information sur le réseau de micro-blogging Twitter. En Europe et notamment au Royaume-Uni, l'hydrogène monte en pression. La France pourrait être distancée si elle ne s'inscrit pas dans la dynamique.

Renault maintient son objectif de 10% de ventes de modèles électriques sur le marché de l'automobile en 2020. Entre explosion des ventes de voitures dans les pays émergents et nécessité de réduire les émissions mondiales de CO2, "la seule solution c?est la voiture zéro émission dont la première vague est la voiture électrique, la deuxième vague sera la voiture pile à combustible", a affirmé Carlos Ghosn.

Air Liquide pousse l'hydrogène sur twitter
Une voiture à hydrogène est un véhicule électrique doté d'une pile à combustible et d'une batterie complémentaire. Le "carburant" électrique est apporté par la pile à combustible, qui le produit à partir de l'hydrogène. La voiture ne va plus chercher du courant sur le réseau, via une charge filaire lorsqu'elle est en stationnement, mais fait des pleins d'hydrogène, comme une voiture thermique fait des pleins d'essence. Dans la foulée de l'intervention de Carlos Ghosn à la radio, la groupe Air Liquide s'est engouffré dans la brèche via son fil Twitter (@airliquidenergy).
Air Liquide est en pointe dans l'hydrogène, secteur où le groupe propose des stations-service et de l'hydrogène pour la mobilité. "Si 10% d'une flotte automobile mondiale se convertit à la pile à combustible hydrogène, c'est un marché estimé à 100 milliards d'euros. Le marché mondial des gaz industriels est de 60 milliards aujourd'hui. C'est normal que nous poussions", soulignait Pierre-Etienne Franc, directeur des technologies du futur chez Air Liquide, il y a quelques jours sur le plateau de 7pm-tv.

Le Royaume-Uni s'active, la France en retard ?
Sur la mobilité électrique, il est plus aisé de développer d'abord les voitures avec batterie, pour une question de maturité technologique, de sensibilisation du grand public et par manque d'infrastructures de recharge à hydrogène. Mais Air Liquide estime que la deuxième vague tend vers la voiture électrique équipée d'une pile à combustible.
Le groupe estime que la France n'est pas en retard actuellement, mais pourrait se laisser distancer vers 2015-2017, pour une étape de pré-séries industrielles. L'Allemagne, le Japon, la Corée du Sud ou encore la Californie poussent le marché.
Le Royaume-Uni emboîte aussi le pas aux pionniers. L'initiative UK H2 Mobility vient d'être lancée sous la houlette de trois ministères et de la filière industrielle. Objectif ? D'abord évaluer le potentiel de l'hydrogène et des piles à combustibles pour les transports du pays. Une action collective est ensuite évoquée à l'horizon 2014-2015. Parmi les industriels signataires se trouvent notamment Daimler, Hyundai Motor, Nissan Motor Manufacturing, Scottish and Southern Energy (SSE), Tata Motors European Technical Centre, Toyota Motor ou encore... Air Liquide. Plus d'informations ici sur cette initiative.

Important appel à projets européen
L'Union européenne pousse aussi le secteur et vient de lancer la cinquième édition du programme Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking (FCH JU). Un appel à projets est ouvert jusqu'au 24 mai prochain, dont l'objectif est de dynamiser des partenariats public-privé. La Commission européenne apporte une enveloppe de 77,5 millions d'euros d'aides, le privé devant contribuer au même niveau pour des investissements de l'ordre de 150 millions d'euros au total.
Les débouchés sont divers, et le FCH JU cible 31 axes répartis en 5 thématiques : les transports et les stations-service, la production et distribution d'hydrogène, la stockage stationnaire d'énergie, les marchés émergents (portabilité, micro-application...) et des problématiques transversales. Plus d'informations sur le site du FCH JU.

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