Veolia entre dans le monde des cleantechs

Le leader mondial des services à l'environnement choisit la Silicon Valley pour annoncer une accélération de sa politique d'innovation et de partenariats avec des start-up.
(Crédits : Veolia)

Ce n'est pas un hasard si Veolia a choisi le Cleantech Forum, qui se tient jeudi et vendredi à San Francisco, pour annoncer son nouveau programme Veolia Innovation Accelerator (VIA). Un moyen pour le groupe français de se faire un nom dans les cleantechs et d'attirer les start-up innovantes, en commençant « là où ça se passe », dans la Silicon Valley. Lancé à l'initiative de son nouveau directeur général, Antoine Frérot, ce programme a pour objectif de systématiser la détection de start-up innovantes dans les métiers du groupe. « Nous souhaitons nouer un nouveau partenariat par an dans chacun de nos métiers, eau, propreté, transports et énergie », affirme Philippe Martin, directeur de la recherche et de l'innovation. L'organisateur de ce 26e Cleantech Forum, le Cleantech Group avec lequel Veolia a signé un contrat de consulting de deux ans, est un rouage important de cette stratégie. Depuis 2002, cet organisme se consacre à la recherche sur les cleantechs, l'organisation d'événements et la mise en relation de start-up, d'investisseurs et de grands groupes, aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Chine et au Moyen-Orient. « Le secteur est vaste et éclaté, explique Philippe Martin. Le Cleantech Group en a une parfaite connaissance et possède des bases de données à jour des start-up susceptibles de nous intéresser. »

Le programme sera alimenté par plusieurs sources, des capital-risqueurs (venture capitalists ou VC) et les entreprises de leur portefeuille, des start-up identifiées avec le Cleantech Group ou des centres de recherche partenaires et des candidatures spontanées déposées sur le site Web du groupe.

La première tournée des VC de la Silicon Valley, organisée en janvier par le Cleantech Group, a confirmé leur intérêt pour l'offre de Veolia. « Pourtant, nous sommes très clairs, nous ne souhaitons pas prendre de participation », précise Philippe Martin. Uniquement nouer des accords marketing et commerciaux avec les start-up sélectionnées. Évidemment, en cas d'innovation débouchant sur un réel avantage compétitif, ce sera l'achat pur et simple. Mais l'accès aux 850 chercheurs du groupe pour l'évaluation des innovations, les tests in situ sur ses installations industrielles et l'accès au portefeuille clients (notamment sur le marché américain) viennent combler un manque dans le processus de développement des cleantechs.

atouts

« Contrairement au monde du Net, que les VC connaissent bien, la phase entre le laboratoire et la commercialisation est compliquée et onéreuse », précise Michel Morvan, directeur adjoint de la recherche et de l'innovation. Or, Veolia dispose de quelque 200 pilotes permettant de tester, évaluer et améliorer les solutions avant de les déployer. Autre atout du groupe, un contact privilégié avec les collectivités locales, maillons incontournables dans le déploiement des cleantechs, mais au fonctionnement très éloigné de celui des start-up. Veolia, de son côté, se met au diapason en s'engageant à manifester en seize semaines seulement son intérêt pour les candidatures spontanées déposées sur son site, après validation sur les plans technique et commercial. n

le groupe a signé un contrat de consulting de deux ans avec l'organisateur du Cleantech forum.

Philippe Martin, directeur de la recherche et de l'innovation de Veolia.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.