Véhicules électriques : trois questions sur les bornes de recharge

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Les premières voitures électriques partiront à la conquête du grand public dans six mois et, même si les projets pilotes sur les infrastructures se mettent en place, comme en Alsace, à Strasbourg, ou dans les Yvelines avec le projet Save, de nombreuses questions demeurent sur les bornes de recharge.

Les premières voitures électriques partiront à la conquête du grand public dans six mois et, même si les projets pilotes sur les infrastructures se mettent en place, comme en Alsace, à Strasbourg, ou dans les Yvelines avec le projet Save, de nombreuses questions demeurent sur les bornes de recharge.

Dans son plan sur les véhicules électriques le gouvernement prévoit que 9 points de recharge sur 10 seront situés au sein du logement ou sur le lieu de travail. Selon ce schéma, la France table sur l?installation de 400.000 points de recharge publics et 4 millions de bornes de recharge privées en 2020.

Pourquoi y aura-t-il des temps de recharge différents ?

Que l?on soit à son domicile, au travail ou dans un lieu public, le temps de charge du véhicule sera différent car il est proportionnel à la puissance que délivrera la borne de recharge. Cette puissance ira de 3 kW, avec un temps de rechargement avoisinant 8 heures, à près de 50 kW, offrant un chargement rapide en 30 minutes, à 80%.

Une prise électrique domestique, par exemple, délivre une puissance de 3,5 kW et un foyer moyen dispose d'un abonnement compris entre 6 et 9 kW (abonnement tarif bleu EDF, par exemple). Un particulier ne pourra donc pas installer une borne de recharge rapide de 50 kW dans son garage, à moins de souscrire à un abonnement tarif jaune auprès d'EDF par exemple, beaucoup plus onéreux.

Quels sont les acteurs du marché ?

Tous les géants mondiaux de l?équipement électrique bataillent pour proposer différentes gammes de bornes, lentes, semi-rapides et rapides. Les français Schneider Electric ou la Douaisienne de Basse Tension sont déjà sur le créneau. Citons également le suisse Amperio, l'allemand Walther et l'américain Coulomb Technologies par exemple.

Les français Hager (équipement électrique) et Technolia (solution de gestion) se sont alliés et participent au projet pilote de Toyota et EDF à Strasbourg. Le néerlandais Epyron, lui, vient d'annoncer cette semaine une borne de recharge rapide pour l'Europe, supportant le standard CHAdeMO, créé à l?instigation d?industriels japonais ralliés par de nombreux groupes d?autres pays (comme les français PSA et Schneider Electric).

Y a-t-il une volonté européenne d?harmonisation ?

Pour que les industriels européens n?avancent pas en ordre dispersé, Bruxelles souhaite mettre en place rapidement une normalisation des bornes de recharge, parallèlement aux travaux de la Commission électrotechnique internationale (CEI, organisation internationale de normalisation, basée à Genève). En 2009, un groupe de travail franco-allemand sur l'électromobilité, regroupant notamment des institutions allemandes et françaises, Daimler, EDF, PSA, Renault et Schneider Electric a émis plusieurs recommandations.

Ces principes ont été repris par le consortium EV Plug Alliance pour promouvoir un branchement électrique haute sécurité pour l?infrastructure des véhicules électriques. Il réunit Schneider Electric et Legrand, ainsi que le spécialiste italien des prises Scame. Le syndicat professionnel français Gimelec, qui regroupe 230 industriels de l'équipement électrique, les a rejoints il y a une semaine.

Les axes de l'EV Plug Alliance portent notamment sur le type de prise et le type de câble de raccordement entre la voiture et l'infrastructure de recharge. Il est en partie question du système de sécurité (détection du conducteur de terre, dispositif de détection de raccordement de la prise). D'autres fabricants travaillent sur les prises comme les allemands Mennekes et Walther.

 

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