Décarbonation : les nouvelles voies hydrogène que veut proposer l’IFPEN

Marie Lyan
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A 15 km au sud de Lyon, l'IFP Energies nouvelles (IFPEN) travaille quotidiennement sur les enjeux de transports et énergie. Avec ses 1.633 salariés, dont 1.136 ingénieurs et techniciens, cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), attribue désormais plus de la moitié de son budget annuel de 283,3 millions d'euros aux nouvelles technologies de l'énergie.
« On peut dire désormais que la question des transitions devient réalité, les mutations sont amorcées. On le voit au sein du plan de relance, qui se pose comme une vraie opportunité d'avancer plus vite dans nos domaines liés au transition écologique, dans l'optique de développer néanmoins toujours des innovations qui ont vocation à aller sur le marché », ajoute-t-elle.
Tout en rappelant que l'année 2020 a marqué, pour la première fois, une baisse de la consommation du gaz naturel et des émissions de CO2 liées à la crise, et en même temps, une explosion de la part de véhicules électriques -passée de 4 à 9 % en Europe-, ainsi que des capacités éoliennes et solaires mondiales, « on voit que l'on a basculé de l'ancien monde au nouveau monde, avec plus d'investissements sur les technologies liées à la transition écologique qu'à celles du pétrole et du gaz », reconnaît Cécile Barrère-Tricca.
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En parallèle à la prise de conscience des grands groupes, qui affichent pour la plupart des objectifs de neutralité carbone à horizon 2030 à 2050, les enjeux de recherche développement ont tourné, pour l'IFPEN également, autour de différents axes dont celui de l'hydrogène, identifié désormais comme une énergie d'avenir.
Marie Lyan