Lyon était déjà reconnue comme l'un des temples de la gastronomie à la française : et si la ville devenait aussi l'un des piliers d'un nouveau mode restauration qui semble interroger tout autant qu'il séduit : les dark kitchens ?
Ces nouvelles marques de restauration, souvent positionnées sur une niche (sushis, restauration thaï, poke balls, plats haïtiens, tacos, etc) n'ont en effet aucun pignon sur rue, et leurs clients ne les connaissent souvent que par l'entremise des plateformes de livraisons à domicile (Uber eats, Deliveroo, Just Eat).
Et pourtant : ces concepts de restauration, disponibles uniquement en livraison se développent. Avec plusieurs atouts puisqu'ils demandent souvent peu de moyens (pas de service en salle, ni même de salle de restaurant), pour un chef qui peut parfois cuisiner à la fois des burgers et des plats thaï, sous deux marques différentes, au sein de la même cuisine. Le tout, pour de mini-restaurants, dont la vitrine se veut essentiellement numérique, et le budget marketing, tourné vers le digital.
En Auvergne Rhône-Alpes, c'était même devenu le projet de trois amis, qui avaient le projet de lancer leur propre « marque » ensemble, avant de le réaliser sous une autre forme : « Lorsque nous avons cherché à nous implanter à Lyon en 2019, nous sommes partis à la recherche de locaux. Et force est de constater au fil du temps, la plupart des locaux que nous trouvions n'étaient pas adaptés à cette activité, ou demandaient des travaux beaucoup trop importants », confirme Raphaël Roques, président de Food'Lab.