Sur la base aérienne de Grenoble Alpes Isère, près de Saint-Etienne de Saint-Geoirs, une startup imagine déjà les avions de clubs de demain... en mode électrique.
Car pour Benoît Cocheteux, si la transition énergétique doit se faire et transformer le secteur de l'aérien, le rétrofit aura selon lui une place à jouer, ne serait-ce que pour des questions écologiques, défend-t-il.
Après une formation d'ingénieur à l'Ecole Nationale des Arts et métiers de Cluny, ce jeune passionné d'aéronautique s'est penché sur la meilleure manière d'aider le secteur de l'aéronautique à effectuer sa transition verte, en se demandant pourquoi le secteur de l'aviation ne transposait pas les technologies issues de l'automobile.
Et donc après avoir réalisé une analyse des coûts que Benoît Cocheteux a eu l'idée de proposer plutôt du rétrofit adapté aux modèles encore en capacité de voler. « Cela permettait non seulement d'éviter d'envoyer l'ensemble du parc actuel à la casse, mais également de réaliser des gains énormes en matière de certification de nouvelles cellules, qui sont plus coûteuses et prennent plus de temps ».
"Dans un avion, si l'on veut éviter d'avoir à refaire certifier un modèle, il faut respecter certaines contraintes de masse, de charge utile et de centrage du poids embarqué notamment", indique Benoît Cocheteux. Son objectif : mener un travail de R&D visant à proposer un kit d'installation, qui soit adaptable à chaque appareil, à commencer par les modèles Robin.