Ces quatre dernières années, elle a déjà investi plus de trois millions d'euros par an dans son outil industriel ainsi que deux millions dans un nouveau bâtiment. L'entreprise alti-ligérienne PEM (CA 2021 : 32 millions d'euros ; 220 salariés), spécialiste du traitement de surface en continu pour les secteurs de l'automobile et de la construction principalement, s'engage à présent dans un autre investissement d'envergure.
Il s'agit de développer un nouveau process, innovant, permettant de revaloriser les déchets industriels contenant des métaux précieux. L'ambition est double : favoriser le recyclage de ces déchets pour une meilleure utilisation des ressources évidemment mais aussi limiter la dépendance française aux métaux rares en apportant une solution alternative d'approvisionnement local à des matériaux essentiellement importés d'Asie.
"Nous sommes spécialisés dans le traitement de surface en continu. Nous recevons des bobines de métal (de 300 mètres à deux kilomètres), ou des bobines de pièces que nous déroulons dans un grand nombre de bains, jusqu'à 25 parfois afin de leur conférer les propriétés requises. Nous déposons sur ces bobines, sur toutes la surface ou sur des spots, du nickel, de l'étain, de l'or, de l'argent, du palladium, de l'aluminium etc. Nous ne sommes que trois en France à maitriser cette technologie ", explique Stéphane Chosson, le directeur général de PEM, filiale du groupe néerlandais Aalberts (3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 15.000 salariés).