Le gouvernement veut croire à nouveau plan export
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Quatre jours après sa première déconvenue au poste de secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche a annoncé ce jeudi un nouveau catalogue de mesures lors des rencontres de l'export en présence de François Fillon, Christine Lagarde. Une initiative qui ressemble à celles déjà prises par ses prédécesseurs, Christine Lagarde, Hervé Novelli, Anne-Marie Idrac... pour des résultats décevants. Mardi, les Douanes ont estimé à 51,4 milliards d'euros le montant du déficit commercial en 2010, proche du record atteint en 2008 (56 milliards). «Le déficit commercial n'est pas une fatalité», a déclaré le Premier ministre en promettant notamment un renforcement du soutien de l'Etat aux grands contrats à l'exportation. Des contrats qui peuvent permettre aux géants industriels d'emmener avec eux leurs nombreux sous-traitants. «Il faut que les grands groupes comprennent qu'ils ont tout intérêt à collaborer plus étroitement avec leurs fournisseurs. Ils doivent avoir une vision de moyen terme et non plus de court terme », explique à La Tribune Fabrice Brégier, le directeur général d'Airbus qui préside l'association Pacte PME.Parmi les mesures présentées par Pierre Lellouche, on peut citer la création d'un guichet unique dans chaque région et la mutualisation des fichiers entreprises des services de l'Etat, des Douanes en particulier, des chambres consulaires, d'Ubifrance, d'Oseo et de Coface garanties publiques pour aider les exportateurs actuels et détecter ceux qui pourraient l'être. Dans le domaine du financement, le ministre a annoncé le rapprochement opérationnel des activités d'Ubifrance et d'Oseo International en régions. Ce n'est pas tout. En collaboration avec Nadine Morano, la ministre chargée de l'Apprentissage et de la formation professionnelle et Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, il proposera bientôt la création d'un Volontariat international en entreprise (VIE) « à la portée de toutes les qualifications qui soit un véritable contrat d'alternance ou de professionnalisation à l'international », a expliqué Pierre Lellouche.Ces seules mesures permettront-elles de réduire l'écart de performance entre la France et l'Allemagne, qui a enregistré un excédent commercial de 154,3 milliards l'année dernière ? En réalité, le dispositif proposé ne répond que partiellement aux défis structurels posés à l'économie française. Cette semaine, le Medef a rappelé les problèmes de compétitivité de l'offre française, dus notamment à la supériorité du coût du travail en France par rapport à celui observé en Allemagne ainsi qu'aux faibles marges des entreprises tricolores. Fabien Piliu
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