Gérard Lanvin et ses fils, Manu et Léo : « Nous ne sommes pas des gens traditionnels »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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Cet été, « La Tribune Dimanche » rencontre des familles d'artistes. Rencontre avec Gérard Lanvin et ses deux fils, Léo (à gauche), DJ et animateur, et Manu (à droite), musicien.
ENTRETIEN — Le trio, soudé par une liberté farouche et un humour à toute épreuve, se prête pour la première fois à un instant de vérité.
Un trio fusionnel soudé par une certaine idée de liberté. Une pudeur élégante trahie par leurs regards et sourires complices. Manu, 51 ans, auteur-compositeur-interprète (adopté par l'acteur après son mariage avec sa mère en 1984). Léo, 35 ans, DJ mondialement connu sous le nom de Saint Lanvain, incarne l'héritage d'un pater-familias nourri par une enfance foraine sur les pavés des puces de Saint-Ouen. Ces trois « mecs-là », waouh, ils sont terribles !
GÉRARD — Bien sûr. C'est la première fois que l'on se réunit pour une interview. J'ai beaucoup d'amitié et d'amour pour mes fils et de l'admiration pour leurs parcours. Alors c'est émouvant.
C'est un exercice délicat de parler de vos sentiments ?
GÉRARD — On ne se dit pas forcément « je t'aime », mais on sait se le prouver.
MANU — On est assez pudique sur les sentiments. Et puis on a été élevés comme ça...
LÉO — On peut se l'avouer, on ne peut pas se blairer... mais toujours avec pudeur ! [Rires.]
Quelle éducation ?
M. Dans l'exigence et le travail...
G. Je les remercie d'avoir compris mon éducation. À la dure, je le reconnais, mais aujourd'hui ce sont deux mecs solides.
Léo et Manu. (Crédits : LTD/collection personnelle)
G. J'étais un mari, avec une femme qui savait faire tout ça très bien. Vous savez, je suis un homme à l'ancienne. Quand Léo pleurait par caprice, ça m'emmerdait. Ma façon de lui dire « tu nous emmerdes », c'était de fermer la porte et d'aller ailleurs...
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