Cet été, mettez-vous au parfum ! Notre sélection
Nina Boutléroff

Sentir bon en été sans se brûler, c'est possible, on vous explique !
LTD/Michael Holtz/Photo12 via AFP
Nina Boutléroff

Sentir bon en été sans se brûler, c'est possible, on vous explique !
LTD/Michael Holtz/Photo12 via AFP
Qu'ont en commun Cléopâtre, Romy Schneider, la reine de Saba ou encore Joséphine Baker ? Au-delà d'être des femmes puissantes, toutes partageaient la passion du parfum. « Le parfum c'est un pouvoir silencieux, c'est un peu tout ce qu'on ne dit pas mais tout ce qu'on veut faire comprendre, ce qui donne du magnétisme », explique Élisabeth de Feydeau, autrice des Voluptueuses - Une histoire parfumée des femmes de légende.
À l'instar de nombreuses reines qui s'en sont servies pour asseoir leur pouvoir ou de certaines femmes artistes comme atout de transfuge de classe (comme la Nana de Zola qui se parfume à la violette), le parfum recèle une puissance émotionnelle et politique. « Pour la femme, et c'est pratiquement animal, se créer une existence sociale, ça passe aussi par le sillage, cette odeur qu'on laisse derrière soi et qui nous habite. »
Alors pourquoi se priver d'un tel pouvoir d'attraction pendant la belle saison ? Et surtout comment s'y prendre tant la chaleur, l'humidité ou encore les risques de photosensibilisation sont autant de facteurs qui peuvent dissuader de se parfumer l'été ? Tout comme on ne porte pas de pull en cachemire ou un col roulé l'été, il faut savoir adapter son sillage à la saison.
Pour Élisabeth de Feydeau, le secret réside dans la versatilité et quelques principes de bon sens. « Je suis très adepte d'un sillage unique car j'aime émotionnellement associer une personne à une odeur, reconnaît l'historienne. En même temps, aujourd'hui, notre garde-robe n'est pas comme celles de nos mères, on a plusieurs styles, on joue beaucoup avec notre look vestimentaire, et de la même manière on peut jouer avec notre look olfactif. »
Précurseuse en la matière, Romy Schneider expliquait déjà en 1978 porter deux parfums : « Quand je veux être moi, je porte Mûre & Musc de L'Artisan Parfumeur, et quand je veux séduire, je porte Tubéreuse. Parce que Tubéreuse, ça vous engage. » L'experte nous livre trois préceptes pour comprendre les enjeux d'un tel rituel estival.
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Pour éviter les risques de photosensibilisation (l'alcool des parfums pouvant provoquer une allergie solaire), on choisit les variantes eau de parfum ou eau fraîche. Sinon, les eaux de Cologne, qui sont comme « une chemise de lin », suggère Élisabeth de Feydeau.
Autre option, préférer les cosmétiques parfumés : crèmes ou baumes pour le corps, brumes pour les cheveux ou encore des huiles. « Sissi, elle avait déjà ce geste moderne de se parfumer par toutes ces notes très cosmétiques. Elle utilisait des crèmes à la fraise ou à la violette. »
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L'hiver, on applique le parfum sur tous les points de pulsation ; en été il est préférable de le porter exclusivement derrière les oreilles, même le soir. « Ce que je recommande l'été, c'est de l'utiliser en brume pour cheveux. Le cheveu est un merveilleux vecteur pour l'odeur. »
Les bonnes notes





Les bonnes déclinaisons





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