Immobilier : et si la surélévation des bâtiments était la solution ?
Marie Cœurderoy
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À Paris, les toits sont protégés.
Anele Nova/Shutterstock
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À Paris, les toits sont protégés.
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Deux cent vingt mille logements constructibles sans empiéter sur un seul mètre carré de terrain. Voilà ce que permettrait la surélévation d'immeubles dans les principales villes de France. Deux cent vingt mille logements, soit presque la moitié de ce qu'on devrait construire chaque année. Cette estimation, inédite jusque-là, nous est apportée par l'entreprise UpFactor, la seule à être capable de cartographier et déterminer en un temps record le potentiel de surélévation du bâti.
Une estimation qui est, de surcroît, sous-pondérée ; une quinzaine de grandes métropoles seulement ont été analysées ; seuls les bâtiments que les plans locaux d'urbanisme permettraient de surélever et seuls ceux où l'opération serait techniquement réalisable ont été conservés. UpFactor s'est même limité à deux étages supplémentaires par immeuble.
Ainsi, dans la métropole de Rennes, la moitié du parc est éligible à la surélévation, avec à la clé plus de 37. 000 logements constructibles, alors qu'à Bordeaux le potentiel dépasse les 62. 000 nouveaux logements. À Paris, il n'est que de moins de 7 000 logements, mais cela reste 2 000 de plus que ce qui a été construit en mode traditionnel l'an dernier dans la capitale.
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Derrière ces logements et l'intérêt général de construire se cache aussi une mine d'or pour les propriétaires : le « foncier aérien ». Lorsque la décision est prise de gagner quelques étages, ils vendent des droits à construire à l'entreprise qui va s'occuper du chantier et revendre les nouveaux logements. De l'argent qui permet de financer l'intégralité des travaux de rénovation de l'immeuble réalisés simultanément à la surélévation. Il peut même rester des « bénéfices ».
Marie Cœurderoy