Densification douce, surélévation. Face à la crise du logement et à la nécessité de préserver le foncier disponible et de lutter contre l'artificialisation des sols, toutes les solutions sont envisageables. En déplacement à Villejuif, mi-février, pour dévoiler les 22 « territoires engagés pour le logement », Gabriel Attal s'était déjà fait l'avocat de la densification horizontale et de la ville verticale. A l'échelle hexagonale, le Premier ministre avait indiquer vouloir « chercher tous les logements possibles avec les dents », tandis que dans les 22 territoires sélectionner, l'État espère la sortie de 30.000 nouveaux logements d'ici à 2027.
À Rennes et dans son agglomération, la crise du logement, accrue par la croissance démographique et l'arrivée de 70.000 nouveaux habitants d'ici à 2040, se caractérise en trois chiffres : 5.000 nouveaux logements par an vont être créés dans le cadre du Programme local de l'habitat 2023-2028, voté en décembre dernier (4.000 dans le précédent PLH) tandis que 26.000 demandeurs sont en attente d'un logement social. C'est 62% de plus qu'en 2016 malgré l'augmentation du parc social.
Dans ce contexte, Rennes Métropole veut identifier le gisement d'immeubles et de bâtiments offrant des opportunités de surélévation, sur un ou deux étages. La collectivité a ainsi donné mission au cabinet Upfactor. Le spécialiste du développement de nouveaux mètres carrés en zones urbaines denses est désormais chargé de réaliser une cartographie en 3D et à une analyse approfondie du bâti du territoire.