Stargate, les limites d’un projet démesuré

Marine Protais
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Des milliards de dollars investis pour des résultats incertains.
LTD/ENVIO

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Des milliards de dollars investis pour des résultats incertains.
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« Drill, baby, drill » (« fore, bébé, fore »), a asséné Donald Trump durant toute sa campagne. « Calcule, bébé, calcule », pourrait-il aussi dire. Le voilà pris dans une frénésie constructive de data centers géants. Ces infrastructures truffées d'ordinateurs servent à entraîner puis à faire tourner les intelligences artificielles. Dès le lendemain de son investiture, le nouveau chef de la Maison-Blanche a annoncé une coentreprise sobrement baptisée Stargate. Elle réunit des fleurons de la tech : le fournisseur d'infrastructure Oracle, OpenAI, la banque japonaise SoftBank, ou encore le fabricant de puces Nvidia.
Quelque 500 milliards de dollars y seront investis pour bâtir ces dizaines de centres de calcul et leurs infrastructures énergétiques associées à travers le pays. C'est, en valeur ajustée à l'inflation, un investissement trois fois plus important que le programme spatial Apollo des années 1960. Les premiers chantiers sont déjà en cours au Texas. L'objectif : abreuver OpenAI, le créateur de ChatGPT, en puissance informatique, et permettre ainsi aux États-Unis de conserver leur place de leader face à la Chine dans la course à l'IA. Avec, à long terme, des promesses folles comme la conception par l'IA d'un vaccin contre le cancer.
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Les 100 premiers milliards sont investis tout de suite, le restant s'étalera sur les quatre années à venir. À peine annoncé, Stargate a déjà un ennemi puissant : Elon Musk, devenu le bras droit officieux du nouveau président. En croisade contre OpenAI depuis des années, le milliardaire a immédiatement mis en doute le projet. « Ils n'ont pas vraiment d'argent », lâche-t-il sur son réseau social X, ajoutant que « SoftBank a sécurisé bien moins de 10 milliards de dollars ».
Marine Protais