La fiscalité de ce véhicule d’investissement présente de nombreux avantages, cependant ses supports restent limités. L'épargne salariale peut ainsi être vue comme un complément. Explications.
Du 24 au 28 mars s'est déroulée la semaine de l'épargne salariale, organisée par les acteurs du secteur et les pouvoirs publics, et qui vise à sensibiliser les employeurs et les salariés aux différents mécanismes d'épargne disponibles auprès de leur entreprise. Cet événement a été malheureusement éclipsé par d'autres actualités, en particulier le lancement du futur fonds défense. De fait, l'épargne salariale reste sous-utilisée, malgré de nombreux atouts, avec 200 milliards d'euros d'encours, dix fois moins que l'assurance-vie.
L'épargne salariale repose sur différentes enveloppes d'investissement. Le plan d'épargne entreprise (PEE) est un des supports les plus courants. Il permet notamment d'investir dans des fonds communs de placement d'entreprise (FCPE) et offre une exonération fiscale sur les gains si l'épargne est conservée pendant au moins cinq ans.
Le plan d'épargne retraite d'entreprise (PERE), quant à lui, a vocation à préparer la retraite. Il est également investi en FCPE mais, contrairement au PEE, les fonds placés sur un PERE sont bloqués jusqu'à la retraite, sauf cas exceptionnels de déblocage anticipé. Il existe également des comptes-titres dans certaines entreprises, permettant aux salariés d'investir directement en actions de leur société, mais ces derniers n'offrent pas les mêmes avantages fiscaux.
Fidéliser les salariés
Les versements sur ces dispositifs peuvent provenir de différentes sources. L'intéressement constitue une prime liée aux résultats financiers de l'entreprise ou des objectifs prédéfinis. Cette prime peut être versée directement au salarié ou placée sur un PEE ou un PERE, avec une exonération d'impôt sur le revenu à la clé.
La participation, quant à elle, est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés et repose sur une redistribution d'une partie des bénéfices aux employés. Comme pour l'intéressement, elle peut être perçue directement ou placée dans un dispositif d'épargne salariale.
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L'épargne salariale reste sous-utilisée, malgré de nombreux atouts, avec 200 milliards d'euros d'encours, dix fois moins que l'assurance-vie.
Enfin, l'abondement est un versement complémentaire effectué par l'entreprise sur les sommes investies par le salarié. Ce dispositif incitatif peut significativement accroître l'épargne constituée, puisque certaines entreprises proposent un abondement pouvant aller jusqu'à 300 % des sommes versées par le salarié.
L'épargne salariale présente donc de nombreux avantages, en particulier l'abondement versé par l'employeur et la fiscalité avantageuse à l'échéance des plans. Pour l'employeur, elle permet de fidéliser les salariés grâce à des programmes de fidélité incitatifs, ou encore en leur donnant accès à des actions de l'entreprise.
En revanche, ces enveloppes ont de nombreux inconvénients. Elles sont limitées en matière de supports d'investissement, aussi bien au niveau de la qualité que de la diversité, et les frais appliqués sont généralement élevés. Il faut donc considérer l'épargne salariale comme un excellent moyen d'épargne grâce aux avantages offerts par l'entreprise, mais surtout comme un complément aux autres enveloppes, plus classiques, plus flexibles et complètes, et souvent moins chères, que sont l'assurance-vie ou encore le PER (plan d'épargne retraite).