Compte à rebours pour le Mercosur
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Le 1ᵉʳ février, les agriculteurs européens manifestaient devant le Parlement à Bruxelles.
LTD/Ata Ufuk Seker/Anadolu via AFP
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Le 1ᵉʳ février, les agriculteurs européens manifestaient devant le Parlement à Bruxelles.
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La bataille risque d'être aussi complexe et périlleuse que celle sur le budget. La pression s'accroît sur l'exécutif français pour qu'il obtienne de l'Union européenne l'abandon, ou au moins une révision radicale, du traité de libre-échange qu'elle négocie depuis 1999 avec le Mercosur.
Selon des rumeurs alimentées par une accélération récente des pourparlers, cet accord avec la communauté économique des pays d'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, Bolivie) pourrait en effet être finalisé les 18 et 19 novembre, à l'occasion du sommet du G20 organisé à Rio de Janeiro. Une éventualité qui sèmerait le chaos en France, où l'opposition au traité, initialement portée par les seuls militants altermondialistes, ratisse de plus en plus large.
Lundi dernier, dans les colonnes du Figaro, une tribune demandant à la France de « bloquer » le traité, jugé pas assez « solide sur le plan environnemental, social et sanitaire », a ainsi réuni plus de 200 députés de tous bords (des Écologistes aux Républicains) : un consensus marquant dans un moment de désaccord politique généralisé. Le lendemain, une proposition de résolution européenne engageant le gouvernement français à s'opposer à l'accord en cours de négociation a été adoptée à l'unanimité par la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale.
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L'opposition au traité UE-Mercosur réunit en outre désormais l'ensemble des syndicats agricoles français, à cause de ce qu'il symbolise : la concurrence déloyale - largement dénoncée lors des manifestations de début d'année - entre les agriculteurs européens et ceux de pays tiers, soumis à des normes pesant beaucoup moins lourd sur les coûts de production.