La face cachée du succès de l’assurance-vie en 2025
Marc Fiorentino

L'assurance-vie confirme son statut de placement préféré des Français.
LTD/Ruslan Huzau/Shutterstock
Marc Fiorentino

L'assurance-vie confirme son statut de placement préféré des Français.
LTD/Ruslan Huzau/Shutterstock
Deux mille milliards d'euros d'encours: l'assurance-vie a franchi un cap historique et symbolique, et confirme son statut de placement préféré des Français. La dynamique s'est même accélérée, avec une collecte nette de 29,4 milliards d'euros en 2024, contre 2,4 milliards d'euros en 2023, et de 4,5 milliards en janvier, le double d'il y a un an et un niveau jamais vu depuis 2010 pour un mois de janvier. Intuitivement, on serait tenté d'attribuer ce succès au retour en grâce des fonds euros, dont les rendements ont progressé.
En 2021, ils rapportaient en moyenne 1,1 % et rare étaient ceux qui atteignaient les 2 %. En 2024, la moyenne est de 2,5 %, certains fonds dépassant même les 4 % grâce aux offres boostées. Pourtant, malgré cette hausse, les fonds euros n'attirent plus autant qu'il y a dix ans. Beaucoup affichent encore des taux inférieurs à 2 %, voire 1,5 %, notamment les grands contrats bancaires qui concentrent l'essentiel des en-cours. Résultat: en 2024, les versements sur ces supports ont été inférieurs aux retraits, entraînant une collecte nette négative.
Heureusement pour l'assurance-vie, elle ne se résume pas à ces fonds. Plus qu'un placement, c'est une enveloppe fiscale dans laquelle il est possible de loger différents types d'investissements. Cela permet d'accéder à des supports potentiellement plus rémunérateurs que le fonds euros, mais aussi et surtout de se construire une allocation diversifiée et adaptée à son profil d'investisseur et ses objectifs de long terme.
Avec une perspective de long terme et une tolérance au risque, il devient intéressant d'associer un bon fonds euros à d'autres supports, comme les OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières). Les fonds obligataires, par exemple, bénéficient de la remontée des taux, tandis que les fonds actions permettent de capter la croissance des marchés boursiers, en contrepartie d'un risque de perte en capital.
Un bon contrat d'assurance-vie proposera aussi des OPCVM diversifiés, investis en actions et en obligations, ainsi que des ETF. Ces fonds indiciels qui répliquent un indice avec des frais réduits connaissent un succès croissant. Leur transparence et leur capacité à s'adapter à différentes stratégies séduisent de plus en plus d'épargnants. Pour une diversification optimale, l'investissement en pierre papier (SCPI, SCI, OPCI) constitue aussi une option intéressante.
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L'immobilier conserve un fort potentiel à long terme, bien qu'il implique une prise de risque. Ceux qui cherchent à optimiser le rendement avec une prise de risque peuvent se tourner vers les produits structurés (EMTN). Ces fonds suivent également un indice mais le gain visé, fixé à l'avance, est versé suivant un scénario prédéfini. Et le risque de perte est limité grâce à des barrières de protection partielles ou totales.
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Enfin, depuis quelques années, certains contrats d'assurance-vie donnent accès à l'univers du non-coté : actions non cotées, mais également dettes privées. Le chaînon manquant pour pouvoir se construire une allocation parfaitement diversifiée. Une diversification qu'on ne trouve pas sur d'autres placements comme les livrets ou le PEA et qui explique pourquoi l'assurance-vie reste plus que jamais le placement préféré des Français
Marc Fiorentino