La guerre de l’IA aura bien lieu
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Retrouvez l'édito de Philippe Mabille, directeur éditorial de « La Tribune », sur la révolution de l'IA générative.
Illustration générée par l'IA de Shutterstock
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Dans la ruée vers l'or, ce ne sont pas tant les chercheurs de pépites qui se sont enrichis que les vendeurs de pelles et de pioches. L'histoire se répète avec la révolution de l'IA générative, qui provoque une course au moins aussi folle que celle vers le métal précieux en Californie au XIXe siècle.
Le grand vainqueur de cette « ruée vers l'IA » est Nvidia, le fabricant américain leader des puces GPU, ingrédient indispensable à la course à la puissance informatique. Le fournisseur « de pelles et de pioches » de l'IA est devenu la première capitalisation mondiale devant Apple le jour même de la réélection de Donald Trump. Et ce n'est pas sans lien : le candidat républicain a pris des positions radicales en faveur d'une IA « made in America ». Il promet des tarifs douaniers pour favoriser l'implantation d'usines
de semi-conducteurs aux États-Unis, d'assouplir les règles adoptées sous Biden pour réguler l'IA pour doper l'innovation. Trump veut tout faire pour permettre aux États-Unis de connaître « un nouvel âge d'or » grâce aux progrès apportés par l'IA.
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Il est conseillé dans cette ambition par le fantasque fondateur de Tesla et de Space X, Elon Musk, que le président élu a vivement remercié pour son soutien pendant sa campagne victorieuse pour reconquérir la Maison-Blanche. Comme par hasard, quelques heures après l'annonce des résultats de ce scrutin historique, on a appris que Nvidia prendra part à la nouvelle levée de fonds de xAI, la startup d'intelligence artificielle d'Elon Musk dont la valorisation dépassera ainsi les 40 milliards de dollars. Voir la première capitalisation mondiale investir dans la deuxième startup d'IA la mieux financée après Open AI, l'inventeur de ChatGPT, elle-même financée par Microsoft, la troisième capitalisation mondiale, prouve que l'Amérique a bien l'intention de dominer la planète IA comme elle domine aujourd'hui l'industrie numérique avec les GAFAM.