• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheOpinions

OPINION. « Loi Duplomb : pour une critique rationnelle », par Christophe Madrolle et Raphaël Rubio

Christophe Madrolle et Raphaël Rubio

Publié le 24 juillet 2025 à 08:48 - Mis à jour le 24 juillet 2025 à 09:21

Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l'association Egali-terre.

Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l'association Egali-terre.

LTD/AFP;RAPHAELRUBIO2/X

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Face au débat soulevé par la loi Duplomb, Christophe Madrolle, président de l’UCE et conseiller régional Sud, et Raphaël Rubio, secrétaire général de l'association Egali-terre, proposent de redéfinir les cadres d'expression démocratique par la création d'un Défenseur de l'environnement.

« La démocratie ne peut fonctionner que si elle est soutenue par la raison », avertissait, il y a 20 ans, Jürgen Habermas, dans son ouvrage « Entre naturalisme et religion ». En ce sens, le philosophe posait un objectif, ou plutôt une exigence : « dépasser, écrivait-il, les passions partisanes pour construire un débat public éclairé et équitable.»

La récente loi Duplomb cristallise ces mêmes passions. Il est vrai que l'adoption assez expéditive du texte a pu être assimilée à un véritable « hold-up ». Son rapporteur, probablement mû par une frilosité excessive, est allé jusqu'à déposer une motion de rejet préalable. La volonté était claire : contourner le millier d'amendements déposés par les opposants. Dans cette perspective, le peuple passe à l'action. Une étudiante de 23 ans — presque une enfant — prend des airs de « Jeanne d'Arc » et rétablit, d'un trait, la légitimité de la parole démocratique. Une pétition circule, la discussion s'ouvre, la France s'engage sur le chemin d'une sorte de « guerre juste ». Le narratif paraît parfait. Une nation adulte, vent debout, réinvente sous nos yeux l'exercice de la liberté.

A LIRE AUSSI

Agriculture : la « loi Duplomb » ne suffirait pas à assurer la compétitivité de la « ferme France »

Et pourtant. Une analyse attentive permet de mesurer combien une série de mythes structure cette « belle histoire ». Le plus dangereux d'entre eux semble être celui de l'empoisonnement. Ce dernier est marqué par des accusations contre des groupes marginalisés ou plus récemment contre des élites perçues comme intrinsèquement malveillantes. Dans ce contexte, une angoisse similaire traverse les anti-vax et les adversaires les plus acharnés de la loi Duplomb. Tandis que les premiers assimilent les vaccins à des vecteurs de maladies ou de contrôle, les autres accusent les autorités de promouvoir des pesticides pour intoxiquer les « honnêtes gens ». Ces mouvements, bien que distincts, traduisent une crainte commune : celle de la dégénérescence. La chair du peuple, à savoir son corps symbolique, devient alors un objet politique à part entière.

Le phénomène est inquiétant. Le mélange entre « grande peur », mythe invérifiable et menace existentielle peut conduire au pire. À cet égard, il est pour nous hors de question de participer à la dévalorisation du débat public. Depuis trop longtemps, une espèce d'irrationalité colle à la peau des écologistes : méfiants envers la science, technophobes, tenants d'un naturalisme vaguement romantique, les Verts alimentent à plus soif un discours factieux, qui, in fine, se retournera contre eux !

Le mélange entre "grande peur", mythe invérifiable et menace existentielle peut conduire au pire

La loi Duplomb, certes, est critiquable. Sa remise en cause doit toutefois être réalisée sur des bases rationnelles. Nous refusons ainsi le déploiement d'une agriculture intensive. Écologistes pragmatiques, nous désirons un système neuf, susceptible de garantir un revenu décent aux exploitants tout en préservant les sols, les ressources hydriques et la santé des consommateurs. Par ailleurs, la facilitation des mégabassines ou encore l'assouplissement des normes environnementales sont inacceptables.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Bien évidemment, la réintroduction dérogatoire de l'acétamipride, un néonicotinoïde interdit depuis 2018, constitue, à nos yeux, une menace contre les pollinisateurs.

En réalité, les questions du partage de l'eau ou de l'élevage industriel sont trop sérieuses pour être traitées au détour d'une proposition parlementaire dont les débats ont été réduits à portion congrue.

A LIRE AUSSI

Des champignons pour en finir avec les pesticides

Plus profondément, la loi Duplomb devrait être l'occasion de redéfinir les cadres d'expression démocratique. Comment dépasser les crispations partisanes et établir un équilibre entre science, société civile et travail des élus ? Une piste devrait être envisagée : la création d'un Défenseur de l'environnement.

Proposée dès 2018 par Cécile Muschotti, ancienne députée LREM du Var, cette initiative répond à l'urgence d'une écologie rationnelle.

Un Défenseur de l'environnement serait pertinent, et ce pour plusieurs raisons : il permettrait, tout d'abord, d'éteindre les fantasmes complotistes et de favoriser un dialogue factuel entre élus, scientifiques et société civile.

À lire également

  • Loi Duplomb : compromis au Parlement malgré un pesticide controversé
  • Pesticides : l'étonnant silence du ministère de la Santé
  • Agriculture : la FNSEA met la pression pour rétablir certains pesticides

Il pourrait ensuite, en s'appuyant sur la Charte de l'environnement de 2005, arbitrer les conflits entre productivité agricole et préservation écologique. Nous imaginons de plus une mutualisation des instances existantes (Commission nationale du débat public, Médiateur de l'énergie), de façon à offrir un guichet unique capable de garantir la concertation.

Écologie et démocratie sont indissociables. La valeur de la parole rationnelle, libre, et structurée dans des espaces de citoyenneté apaisées doit, coûte que coûte, être renforcée.

Tel est, précisément, le sens de notre combat.

Christophe Madrolle et Raphaël Rubio

Sur le même sujet

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Aux origines de #MeToo ».
Société

Aux origines de #MeToo (2/3) : L'affaire Weinstein, l’internationale féministe et le backlash masculiniste
Premium

Porté par Jean-Louis Guilhaumon, ce professeur de collège et politicien avisé qui est lui-même à l'origine de Jazz in Marciac dès 1978, ce projet structurant de 1 million d'euros a été conçu durant la pandémie de Covid.
Gastronomie & Sorties

Jazz in Marciac : le pôle culturel et touristique, nouveauté de l'édition 2026

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Affaires de famille » sur l'épopée de la maison de champagne Roederer.
Dimanche Éco

Histoires de famille (2/7) – La maison de champagne Roederer, des bulles à l’épreuve du temps
Premium

Vue depuis le fleuve vers la tour résidentielle Karlatornet s'élevant sur la colline de Slottsberget à Göteborg.
Gastronomie & Sorties

Un été en Suède : optez pour la douceur de Göteborg plutôt que Stockholm

L'équipe espagnole célèbre la victoire en soulevant le trophée de la Coupe du Monde.
Sports

Finale du Mondial 2026 : beaux vainqueurs et mauvais perdants
Premium

Isabelle Huppert dans « Oiseau ».
Gastronomie & Sorties

« Oiseau », « Fake », « Pépée, une histoire sans chute »... Ce qu'il ne faut pas manquer lors du 80e Festival d'Avignon

Victor Campenaerts, de la Team Visma-Lease a Bike, lors de l'étape 8 du Tour de France 2026, à Périgueux.
Sports

Vlogs, podcasts, carnets de route… comment les coureurs racontent leur Tour de France de l'intérieur
Premium

Brice Soccol, politologue et essayiste, auteur de "L'écharpe et les tempêtes", coécrit avec Frédéric Dabi et publié aux Editions de l'Aube.
Opinions

OPINION. « La France manque-t-elle vraiment de cohésion… ou d’un récit commun ? », par Brice Soccol, politologue et essayiste