Christian Jacob, les copains d’abord
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Christian Jacob, le 21 juillet 2025, à Paris.
LTD/Raphael Lafargue/ABACA pour la Tribune Dimanche
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Christian Jacob, le 21 juillet 2025, à Paris.
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Disons que, sans lui, le pot n'aurait pas lieu. Le 9 juillet, Christian Jacob monte les marches vers la questure de l'Assemblée nationale. Il connaît bien le chemin qu'empruntent, ce jour-là, une quarantaine de convives. Tous ou presque sont issus des Républicains, beaucoup de salariés du parti et quelques élus de poids. Il y a là Michèle Tabarot, influente hôte des lieux, son frère Philippe, actuel ministre des Transports, Laurent Wauquiez, chef des députés LR, flanqué de Geoffroy Didier et Ian Boucard, ses porte-flingues de la récente campagne interne à droite, et surtout François Baroin, toujours maire de Troyes et jadis « éternel espoir » de son camp.
Christian Jacob a beau ne plus être leur chef ni avoir de mandat depuis 2022, il exhume ses galons le temps du cocktail. On trinque à la santé de sa plus fidèle adjointe, Cécile Richez, vingt ans de compagnonnage au compteur, dont trois lorsqu'il était aux manettes des Républicains, à partir de 2019. C'est lui qui l'a nommée directrice générale et voilà qu'elle quitte la boutique.
Avec Bruno Retailleau et ses équipes, la mayonnaise n'allait jamais prendre. Eux voulaient la congédier au plus vite, elle a pu négocier une généreuse enveloppe. Lors du toast, Cécile Richez règle ses comptes avec le nouveau président de LR - « entouré de misogynes et tout sauf gaulliste », tacle-t-elle -, sans oublier son prédécesseur Éric Ciotti, qui a fait le choix historique de s'arrimer à l'extrême droite.
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Ceux qui l'écoutent savent qu'une page se tourne. À 64 ans, âge où tant de politiques se voient encore une voire deux décennies d'horizon, Christian Jacob en est déjà à l'épilogue. Reconverti dans le conseil aux dirigeants d'entreprise et au secteur financier, il avait prémédité sa sortie du jeu dès les élections législatives de 2017. Celles qui ont suivi le triomphe d'Emmanuel Macron.