Dans le cockpit de la droite : le carré vendéen derrière Bruno Retailleau
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À la tête des Républicains, Bruno Retailleau peut compter sur l'aide de ses hommes forts.
LTD/Elodie GREGOIRE/ABACA
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À la tête des Républicains, Bruno Retailleau peut compter sur l'aide de ses hommes forts.
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Fin février, Laurent Wauquiez vacille. Il peine à reprendre la main depuis que Bruno Retailleau a déclaré sa candidature à la présidence des Républicains. Comment le député de Haute-Loire a-t-il pu à ce point se laisser couper l'herbe sous le pied, lui qui prémédite tout ? Auprès du vieux complice Brice Hortefeux, il catalogue l'entourage de son adversaire. Un carré de Vendéens très soudés, lui dit-on.
Laurent Wauquiez les connaît mal, hormis Franck Robine, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, jadis chef de cabinet de François Fillon à Matignon. Originaire du Var, cet ancien préfet n'est pas un « retailliste » des origines. L'ex-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ne s'en soucie guère, beaucoup moins que d'un autre zèbre dont il parle à l'ami Brice, en écorchant le nom : « Celui dont je me méfie, c'est ce Doat ».
Jean-Baptiste de son prénom, « ce Doat » est le conseiller en communication de Bruno Retailleau. C'est la partie visible du dispositif, l'agent traitant de la presse. « Un homme de coups », résument ceux qui ont eu à côtoyer l'escogriffe, au Sénat, où son patron a bâti sa carrière nationale en tant que chef de file du groupe LR, comme dans les Pays de la Loire, où son premier héros s'appelait Philippe de Villiers.
L'ancien président du conseil général de Vendée est un maillon commun de ce petit groupe. Qu'il s'agisse de Jean-François Dejean, conseiller spécial de Bruno Retailleau, de Louis-Marie Le Roy, son chef de cabinet, ou de sa plume, Briec Le Gouvello, tous ont œuvré à un moment au service du vicomte souverainiste. Vingt ans après la victoire du non au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, cheval de bataille de Philippe de Villiers, les voilà dans le cockpit de la droite.
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