Le destin contrarié de Michel Barnier
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Emmanuel Macron et Michel Barnier lors des commémorations du 11 Novembre 2024, à Paris.
LTD/Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM
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Emmanuel Macron et Michel Barnier lors des commémorations du 11 Novembre 2024, à Paris.
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« Elle est dangereuse. » Mardi dernier dans la matinée, Michel Barnier reçoit à Matignon une poignée de députés du socle commun qui lui veulent du bien. Face à eux, le chef du gouvernement livre son ressenti après l'entretien qu'il a eu la veille avec Marine Le Pen. À l'aube d'une semaine où tout allait soudain devenir si incertain pour lui, il en est ressorti avec une mauvaise impression.
Celle-ci se confirmera-t-elle ? Demain à 15 heures, le Premier ministre montera à la tribune de l'Assemblée nationale et annoncera recourir au 49.3 pour faire adopter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), engageant là, pour la première fois, la responsabilité de son gouvernement. Par réaction, le Nouveau Front populaire déposera une motion de censure, qui sera débattue mercredi. Marine Le Pen décidera-t-elle d'y adjoindre les voix de ses troupes afin de faire ainsi chuter le Premier ministre ? Elle a donné au locataire de Matignon jusqu'à ce lundi pour répondre à ses exigences et éviter ce scénario fatal pour lui.
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Depuis sa nomination, Michel Barnier s'est-il trop cru à l'abri du danger ? Dans la dernière ligne droite de l'examen des textes budgétaires, il se sera en tout cas retrouvé acculé, comme s'il n'avait rien anticipé. « Il aura sans doute été le facteur le plus étonnant de la séquence ; Il est apparu stérile, sans puissance », n'en revient pas un ponte de l'Assemblée. Mardi, un des principaux membres du gouvernement reçoit à déjeuner un parlementaire de haut rang. « Tu ne trouves pas qu'il est à côté de la plaque ? » s'étonne, au sujet de son patron, ce ministre devant son visiteur.