Gérard Larcher a décidé de monter en première ligne pour s'opposer à la proposition de loi de quatre députés macronistes parisiens destinée à modifier le mode de scrutin aux élections municipales à Paris, Lyon et Marseille et revenir ainsi sur la « loi PLM » qui instaure, depuis 1982, une règle électorale distincte dans ces trois villes.
Après avoir reçu les sénateurs LR parisiens, vent debout contre cette initiative, le président du Sénat verra demain les sénateurs PS de la capitale, ainsi que d'autres élus concernés. En début de semaine, il appellera François Bayrou, qui soutient la proposition de loi Renaissance, pour lui expliquer son désaccord, jugeant que cette modification se fait dans une totale précipitation (les prochaines municipales auront lieu seulement dans un an) et improvisation (plusieurs points de gouvernance seront traités dans un deuxième temps).
Très remonté, le sénateur des Yvelines promet de ne pas s'arrêter là. Lors de l'examen de ce texte, qui devrait débuter le 20 mars à l'Assemblée, c'est François Rebsamen, ministre chargé de la Décentralisation, ou Patrick Mignola, ministre délégué aux Relations avec le Parlement, qui représentera le gouvernement.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, a demandé à la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, la sonorisation de l'hémicycle, c'est-à-dire d'ouvrir tous les micros des députés. « Pour que tout le monde se rende compte du climat insurrectionnel permanent dans l'hémicycle », explique-t-on à l'hôtel de Clermont. Dans le viseur du gouvernement, le niveau de décibels assez élevé o ert par les 71 députés du groupe Insoumis.