Raymond Soubie, président d’AlixiO : « Les 64 ans resteront un point de blocage »
Propos recueillis par Léna Ménager
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Photo d'illustration
LTD/Denis Dupouy/Figarophoto
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LA TRIBUNE DIMANCHE — François Bayrou propose-t-il la bonne méthode ?
RAYMOND SOUBIE — En matière de communication politique, c'est réussi ! La procédure suivie par François Bayrou a deux intérêts. Le premier, c'est de mettre en scène les partenaires sociaux. Par le passé, ils ont déjà prouvé leur compétence. Le second, c'est d'envoyer un signal au Parti socialiste : le gouvernement a montré qu'il n'était pas bloqué sur l'âge de départ à 64 ans et qu'il était prêt à des ouvertures. Il a ainsi évité la censure. Sur le plan tactique et médiatique, c'est la bonne procédure. Reste à savoir si ces négociations ont une chance d'aboutir sur le fond : le financement. Ce qui est quand même essentiel.
Avez-vous un pronostic ?
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Les partenaires sociaux peuvent aboutir à un accord sur une série de mesures relatives à la réforme : sur la prise en compte de la pénibilité, sur les retraites des femmes, sur l'emploi des seniors... C'est d'ailleurs ce que proposent la CFDT et d'autres syndicats. Je crois donc qu'un semi-accord est possible sur ces sujets. Cependant, ces consultations ne permettront en rien de régler le problème du financement du régime des retraites. Il n'y a presque aucune chance de voir le patronat et les syndicats s'accorder sur la question de l'âge légal de départ. Les 64 ans resteront un point de blocage.
François Bayrou a-t-il eu raison de rouvrir ce dossier ?
Propos recueillis par Léna Ménager