Le grand emprunt reste à faire

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Par Alain Grandjean, économiste, ancien membre de la Commission pour le grand emprunt.

A l'heure où le président de la république revient sur le bilan du grand emprunt, osons commencer par une note positive : financer l'avenir était en soi une excellente idée.

Suite à la crise financière et à la récession, les gouvernements ont effectué un pas de deux singulier qui consistait à relancer l'économie, puis à mettre le pied sur le frein budgétaire face au spectre de la dette et des agences de notation. L'intuition du grand emprunt visait à se placer dans une perspective de plus long terme. Le jeu de yo-yo macroéconomique ne devait pas remettre en cause la capacité de la France à préparer l'avenir. Lutter contre le déficit est dangereux si on ne prépare pas notre pays à la transition énergétique et à l'économie de la connaissance, ou si on ne s'attaque pas à la crise profonde et sous-estimée du logement.

 

Atteindre ces objectifs mobilise bien sûr autant des actes individuels que l'outil réglementaire ou l'incitation fiscale, mais passe aussi par un programme massif d'investissements. La création d'infrastructures matérielles et immatérielles est en effet une condition nécessaire pour changer de trajectoire et permettre aux particuliers et aux entreprises de s'adapter....

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