CHRONIQUE LE MONDE À L’ENDROIT – Pourquoi Kamala Harris courtise la droite
La Tribune Dimanche
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FRANÇOIS CLEMENCEAU
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Qui se souvient de Nikki Haley ? Où est passée cette ancienne rivale de Donald Trump lors des primaires républicaines ? Depuis qu'elle a fermement appelé à voter pour lui lors de la Convention républicaine de Milwaukee, c'est comme si elle avait disparu des écrans radar. En revanche, et de façon tout aussi discrète, plusieurs organisateurs de sa campagne ont rejoint le camp Harris. Objectif : convaincre les républicains « modérés », effrayés par la perspective d'un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, de choisir la voie de la raison.
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Alors que les sondages d'intentions de vote dans les sept États pivots de la présidentielle sont si serrés - à moins de 1 point et en pleine marge d'erreur -, tout le monde a donc sorti sa calculette. En additionnant le nombre d'électeurs et d'électrices qui ont choisi Haley contre Trump l'hiver dernier rien que dans ces États décisifs, on avoisine le million de voix. En Pennsylvanie, le gros lot de la bataille avec ses 19 grands électeurs, il s'agit de 158 000 votants, et dans le Michigan de 297 000. Certes, tous et toutes ne voteront pas en bloc pour la vice-présidente démocrate. Mais il suffirait qu'un quart ou un tiers de ces suffrages passent dans la colonne du camp bleu pour faire la différence si l'affaire devait se jouer à quelques milliers de voix dans ces deux États. Comme en 2020 en faveur de Biden, mais aussi en 2016 au profit de Trump contre Hillary Clinton.
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