Donald Trump, un parrain à l’Otan
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François Clemenceau
© LTD / DR
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On le sait désormais depuis la séquence catastrophique de Joe Biden lors de son débat avec Donald Trump la semaine dernière : le candidat des Républicains est en forme olympique. Capable de défier la terre entière sur un terrain de golf ! Et en politique étrangère aussi ? À voir... À la veille du sommet annuel des chefs d'État de l'Otan qui se tiendra du 9 au 11 juillet à Washington, il est intéressant de disséquer une petite phrase prononcée le 10 février lors d'un rassemblement de ses partisans à Myrtle Beach, en Caroline du Sud.
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En fait, Donald Trump raconte une conversation avec l'un des dirigeants des pays membres de l'Alliance qui n'aurait toujours pas réussi à consacrer 2% de son PIB aux dépenses de défense, comme le sommet de l'Otan de 2014 sous la présidence Obama en avait fixé l'objectif. « Si ce pays n'a toujours pas payé ses dettes c'est que c'est un délinquant, et s'il demande à l'Otan de lui venir en aide alors qu'il n'a toujours pas payé ses dettes, je lui réponds que je ne le ferai pas, qu'il n'aura qu'à se débrouiller tout seul et que j'encouragerai même la Russie à faire ce qu'elle veut avec ce genre de pays! » Est-ce ainsi qu'un ancien président des États-Unis doit s'exprimer face à ses alliés ? Donald Trump souhaite-t-il vraiment tenir le rôle de « chef du monde libre » ?