LA CHRONIQUE DE DOUGLAS KENNEDY – Mon village du Maine où Kamala souffre
Douglas Kennedy
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Retrouvez chaque semaine la chronique de Douglas Kennedy.
LTD/Fabien Clairefond
Douglas Kennedy
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L'automne en Nouvelle-Angleterre. Un ciel constant, sans nuages, dont la couleur s'approche du bleu Klein. Un soleil incandescent, aussi translucide qu'éclatant. La plupart des matins, la température tourne autour de 6 degrés : un froid vivifiant. Et puis le feuillage... Partout, les arbres sont une explosion de pourpre, d'auburn et d'or pâle. L'absolue splendeur de cette saison est ce qui me ramène tous les mois d'octobre chez moi, dans le Maine. Parce que voir ces merveilles est un rappel que la « pastorale américaine » existe réellement.
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Bien sûr, cette année, une maison sur deux dans mon village du Maine arbore une pancarte politique indiquant son candidat favori. L'endroit où je vis est un bourg d'à peine plus de 4000 âmes, dont les limites s'étendent depuis l'Atlantique jusqu'à une quinzaine de kilomètres à l'intérieur des terres. Sur le plan politique, le Maine est un État divisé. La côte est largement démocrate ; l'extrême Nord et l'Ouest, sérieusement républicains. Nous sommes un État avec peu d'habitants (1,3 million) et beaucoup d'espace. Et, bien que Biden l'ait emporté en nombre de voix lors de la dernière élection, le système proportionnel dans le Maine fait que les deux candidats se sont partagé les quatre grands électeurs de l'État : trois pour Biden, un pour Trump, arrivé largement en tête dans la circonscription du Nord.
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