• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsÉditos

Législatives : « hold-up » ou leçon de démocratie ?

Photo de Robert Jules

Robert Jules

Publié le 12 juin 2017 à 14:25 - Mis à jour le 12 juin 2017 à 15:24

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Au lendemain d'un premier tour des législatives dominé par LREM, certains craignent un « hold-up institutionnel » d'Emmanuel Macron sur la vie politique française. Mais c'est confondre l'effet et la cause. Le bouleversement en cours est d'abord l'expression démocratique du rejet de la politique suivie ces vingt dernières années.

« Hold-up démocratique », « hold-up institutionnel », un électorat « à vomir », selon le mot d'un candidat LR dépité d'avoir été éliminé ! Ces commentaires prononcés à l'issue du premier tour des élections législatives, qui a placé largement en tête les candidats qui se présentaient sous les couleurs de La République en marche (LREM), laissent à penser que l'on assiste à un coup de force bonapartiste d'Emmanuel Macron.

En réalité, il n'en est rien, et c'est confondre la cause et l'effet. La recomposition en marche du paysage politique français résulte d'abord d'un processus démocratique.

Beaucoup promis, beaucoup déçu

Car si nous en sommes arrivés là, c'est d'abord à cause de la politique menée par les partis traditionnels - Parti socialiste et Les Républicains (ex-UMP) et leurs alliés - qui se sont succédé au pouvoir ces 20 dernières années. Ils ont beaucoup promis, notamment sur l'emploi pour faire baisser le chômage. Ayant beaucoup déçu, ils ont progressivement perdu leur électorat au fil des consultations électorales jusqu'à ce qu'apparaisse une nouvelle offre.

En effet, Emmanuel Macron n'a pas fait un coup d'Etat ou une OPA, il a répondu à une demande politique - volonté de réformes, acceptation du cadre de la mondialisation, ancrage européen... - d'un large électorat qui n'est toutefois pas majoritaire. D'ailleurs, il n'était pas le seul. Marine Le Pen mais surtout Jean-Luc Mélenchon ont eux-aussi répondu à l'attente d'une partie des électeurs comme l'illustrent leurs bons scores à la présidentielle. Il y a en effet en France une part importante de citoyens qui refusent l'Union européenne telle qu'elle se construit, considèrent que le cadre national est plus à même de résoudre les problèmes du pays, en le protégeant d'une mondialisation sous influence néo-libérale.

L'oubli de ce qu'est un parti politique

Mais la désaffection pour les partis traditionnels ne s'explique pas uniquement par l'exercice usant du pouvoir, qui les aurait rendus sourds et aveugles aux demandes de la société civile. Elle est également à chercher dans l'oubli de ce qu'est un parti politique. En démocratie, un parti est d'abord le lieu d'un rassemblement d'une communauté d'hommes et de femmes qui à partir de valeurs communes élaborent un corpus idéologique qui donne lieu à un programme politique et à la sélection d'un leader pour le défendre. C'est précisément ce qu'on fait LREM et la FI en élaborant leur programme à partir de la consultation de ses militants. Au contraire, les partis traditionnels ont dû avoir recours aux primaires, qui, même de qualité, sont le symptôme que le parti ne remplit plus sa fonction.

Le bouleversement du paysage politique français résulte donc du choix d'électeurs qui ont suivi une logique démocratique et ne se sont pas soumis à des mots d'ordre.

Démobilisation après la défaite à la présidentielle

C'est dans cette perspective qu'il faut apprécier l'abstention élevée du premier tour, qui dépasse les 50%. Et loin d'en faire un mal absolu, en comprendre son sens. En effet, selon un sondage BuzzFeed News, les électeurs qui ont décidé de ne pas s'exprimer sont en majorité ceux qui avaient voté pour Marine Le Pen (56%) et pour Jean-Luc Mélenchon (52%). Cette désaffection n'exprime pas un désintérêt de la politique mais leur démobilisation après la défaite à la présidentielle qui reste l'élection majeure dans la Ve République. Au contraire, la dynamique a joué à plein dans le camp du gagnant.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Autre critique avancée, les nouveaux députés LREM étant redevables de leur élection à Emmanuel Macron vont former une majorité à sa botte. Certes, ils ont signé un engagement en faveur d'un programme de réformes mais pas leur soumission à un homme.

C'est oublier également qu'ils sont élus par des électeurs devant qui ils devront rendre des comptes. Et s'ils adhèrent à la démarche du président, ils conservent la possibilité en tant que parlementaire de contrôler et si besoin d'amender les projets de loi qui leur seront proposés. C'est même la raison d'être de leur travail.

Indépendance plutôt que grégarisme

Enfin, la diversité de la composition sociologique de ces nouveaux élus est davantage une garantie d'indépendance que de grégarisme. Ceux qui viennent de la société civile, outre leur propre vision tirée de leur expérience, seront moins sensibles que les politiques professionnels à la formation dont ils dépendent. Ce n'était pas le cas de nombre de sortants dont le lien au parti était vital pour leur carrière.

Loin donc de voir dans l'évolution actuelle du paysage politique un « hold-up » constitutionnel, on y verra davantage la vitalité de la démocratie en France. Et la détention de nombreux leviers du pouvoir qu'assure la Ve république n'est pas le gage d'une puissance sans limite. Dans la première partie du quinquennat, le parti socialiste de François Hollande dominait toutes les instances du pouvoir. On a vu ce qu'il en a fait et où il se trouve aujourd'hui.

À lire également

  • Législatives: une abstention record qui modifie la donne
  • Législatives : à Marseille, Mélenchon s'oppose à une "majorité de circonstances"
  • La défaite démocratique de la France d’Emmanuel Macron
  • Douze ministres de Hollande sortis dès le premier tour

Emmanuel Macron sera jugé sur la politique qu'il mènera. Il a le mandat d'engager des réformes qui améliore la situation des Français dans leur ensemble. S'il ne le fait pas, il sera rejeté. Ainsi va la démocratie dans nos sociétés : « pouvoir se débarrasser des gouvernements sans violence », selon la définition de Karl Popper.

Robert Jules

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats