Les spectres d’octobre et novembre au Proche-Orient
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La chronique de François Clemenceau Le monde à l'endroit
© LTD / DR
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La chronique de François Clemenceau Le monde à l'endroit
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À l'écrire, on a du mal à le réaliser, mais il ne reste que quarante-trois jours avant le premier anniversaire de la prise d'otages perpétrée par les terroristes du Hamas le 7 octobre de l'an dernier. Quarante-trois jours pour continuer de réaliser l'impuissance du monde à obtenir leur libération. À le lire, on se pince, mais il est possible que dans soixante-douze jours Kamala Harris ou Donald Trump devienne président des États-Unis d'Amérique sans que leur pays, première puissance mondiale, n'ait pu influer suffisamment sur les acteurs du Proche-Orient pour mettre fin à l'immense détresse des Palestiniens de Gaza.
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Octobre a toujours été vécu depuis 1973 en Israël comme le symbole de la défaite impensable. La fête du Kippour n'a plus jamais eu le même écho depuis cette attaque surprise menée par les voisins arabes de l'État hébreu. Un choc tel que la contre-attaque d'ampleur menée par Tsahal lui permit en dixneuf jours de s'emparer du Sinaï égyptien et du Golan syrien. En se rendant à Jérusalem en 1977, puis en signant les accords de paix avec Israël qui comprenaient la restitution du Sinaï en 1979, Sadate savait qu'il risquait sa vie. Moins de trois ans plus tard, il fut en effet assassiné par les terroristes du Jihad islamique égyptien. Le même sort fut réservé au Premier ministre israélien Yitzhak Rabin après les accords de paix d'Oslo, tué par un extrémiste juif dont le nom est aujourd'hui célébré par les alliés d'extrême droite de Benyamin Netanyahou au pouvoir. La guerre tue, mais la paix aussi.