Trêve à Gaza : une délégation du Hamas va au Caire, mais ne participera pas aux discussions
latribune.fr

(Photo d'illustration prise à Gaza).
Florion Goga
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Un cadre du Hamas a annoncé samedi à l'AFP qu'une délégation du mouvement islamiste palestinien était en route pour Le Caire. Pour rappel, la capitale égyptienne accueille les négociations en vue d'une trêve à Gaza, où les bombardements incessants de l'armée israélienne ont tué près de 50 Palestiniens ces dernières 24 heures selon des secouristes samedi.
Il y a une semaine, les médiateurs américain, qatari et égyptien avaient discuté avec les chefs du renseignement israélien à Doha d'un plan pour parvenir à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, assorti de la libération d'otages en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Ce nouveau cycle de négociation se poursuit depuis vendredi au Caire en présence du directeur de la CIA, William Burns, du coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, du chef du Mossad (renseignements extérieurs israéliens), David Barnea, et du Shin Bet (sécurité intérieure israélienne), Ronen Bar. Même s'il ne participe pas aux discussions, le Hamas est régulièrement tenu informé des avancées par les médiateurs égyptien et qatari. Washington a fait état vendredi de « progrès » lors des discussions.
« Des progrès ont été faits. Nous avons besoin désormais que les deux camps se réunissent et travaillent à une mise en place » d'un accord, a déclaré le porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, en affirmant que les informations selon lesquelles les discussions étaient « proches de l'échec » étaient inexactes. Selon lui, les discussions, qui ont débuté jeudi, sont « de nature constructive » et il a espéré voir cette dynamique « continuer » durant les « deux prochains jours ».
D'après une source égyptienne proche des négociations, les chefs des services de renseignement égyptiens et qataris participent aussi aux discussions. Toujours selon cette source, un cycle de pourparlers « élargi » débutera dimanche. Elle le présente comme « une étape charnière pour la formulation d'un accord », sans donner plus de détails.
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Le principal point d'achoppement est l'insistance du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à maintenir des troupes dans le « couloir de Philadelphie », à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.
L'Egypte, les Etats-Unis et le Qatar mènent depuis des mois une médiation en vue de faire aboutir un accord de trêve dans la guerre à Gaza déclenchée le 7 octobre par une attaque de commandos du Hamas en Israël. Celle-ci a entraîné la mort de 1.199 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.
Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 105 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l'armée. Depuis cette date, Israël bombarde sans relâche la bande de Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007. Ces représailles ont fait au moins 40.265 morts et plus de 93.000 blessés, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, en majorité des femmes et des enfants, selon l'ONU.
Les combats ont encore fait rage vendredi. Des témoins et des journalistes de l'AFP ont fait état de tirs d'artillerie israéliens et d'affrontements au sol dans le centre et le sud du territoire. Un bombardement israélien mené dans la nuit contre une maison dans l'ouest de Khan Younès (sud) a tué onze personnes, dont quatre femmes et quatre enfants, et blessé un certain nombre d'autres, a indiqué tôt samedi la Défense civile de Gaza.
La guerre a déplacé la quasi-totalité de la population de Gaza, souvent à plusieurs reprises, la privant d'abris, d'eau potable et d'autres biens essentiels, tandis que les maladies se propagent, selon les Nations unies.
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Israël est également sous pression à sa frontière nord, où il échange quotidiennement des tirs depuis plus de dix mois avec le Hezbollah qui a ouvert un front contre lui en soutien au Hamas. Vendredi, sept combattants du Hezbollah, selon le mouvement islamiste, et un enfant, d'après le ministère libanais de la Santé, ont été tués dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban.
(Avec AFP)
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