Transition énergétique : il est urgent d'attendre !

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Faut-il se lancer à corps perdus dans la transition énergétique? Pour Michel Rousseau, économiste et président de la Fondation Concorde sur la transition énergétique, la France doit prendre le temps d'organiser sa mutation, quitte à ne pas résorber drastiquement la pollution, pour pouvoir renforcer sa compétitivité et créer de l'emploi. Tout comme le font ses voisins européens, pourtant leader sur le développement des énergies renouvelables...

Des mouvements d'opinions divers nous amènent à redéfinir une politique énergétique pour notre pays. C'est un enjeu vital tant l'énergie est au c?ur de notre vie quotidienne, par son impact environnemental, et son rôle dans notre développement économique.

Des positions européennes contrastées
Un des sujets dominants des débats de ces dernières années concerne les rejets de CO2 et leur influence sur le climat. L'Union européenne a pris des engagements - réduire les émissions de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990, de 40% en 2030, les diviser par 4 d'ici à 2050 - qui laissent perplexes les observateurs et les opérateurs. Le paradoxe est que ce sont les plus en pointe dans le développement des énergies renouvelables malheureusement intermittentes, qui sont les plus pollueurs ; ainsi la France rejette 811kg de CO2 par habitant et par an, contre 3984kg/habitant pour le Danemark et 3771 kg/habitant pour l'Allemagne.

Doit-on alors coûte que coûte obliger notre pays à des efforts très coûteux pour atteindre, seul, des objectifs irréalistes tandis que nos concurrents se maintiendraient dans des situations de plus grands pollueurs ? Ainsi, nos voisins d'outre-Rhin construisent actuellement 13 centrales thermiques au charbon (la plupart utilisant le lignite dont on connaît les effets néfastes). Ces différentes options entre européens prennent des allures de petites difficultés entre bons élèves au regard du problème majeur représenté par les rejets de CO2 de la Chine, mais aussi de l'Inde, du Brésil et de nombreux pays émergents dont la course échevelée vers le développement et l'industrialisation, nous promet des lendemains douloureux pour le climat de la planète.

Prendre le temps des mutations
La Chine à elle seule, construit une centrale thermique au charbon par semaine ! Le charbon, abondant et bon marché, est actuellement l'ennemi principal du climat. Dans l'immédiat, son utilisation à très grande échelle ridiculise nos engagements nationaux et européens sur les rejets. Que pèsent, en effet, dans l'orientation planétaire globale les efforts de la population française pour l'environnement, soit le centième de la population mondiale ?

L'Etat français n'a aucune raison de précipiter les mutations dans l'état actuel de ses ressources. L'évolution de notre bouquet énergétique ne doit cependant pas se faire au détriment de la protection de l'environnement, ce qui serait le cas si nous nous engagions prématurément vers les énergies nouvelles intermittentes qui nécessitent des centrales thermiques d'appoint.

La solution du gaz de schiste
La compétitivité et l'emploi dépendent aussi de nos choix énergétiques. En effet, quel serait l'intérêt de couvrir notre sol de champs photovoltaïques ou de fermes éoliennes, consommateurs d'espace, alors que la filière industrielle du premier est actuellement totalement dominée par les Chinois ? Nos compatriotes ne peuvent être cantonnés à l'assemblage local des panneaux ! Cet aspect de maîtrise industrielle des nouvelles filières est un autre facteur dont il faut tenir compte pour nos emplois futurs et nos entreprises dont il n'est pas acceptable qu'elles soient a priori exclues des grands marchés de demain à travers le monde.

Enfin, dernière question liée à notre compétitivité, qui agite les débats hexagonaux : doit-on exploiter, s'ils existent dans notre sous-sol, les gaz et pétroles de schiste ? Le non de la France aujourd'hui est la réponse du parti de la peur. Ce ne peut être la réponse définitive d'un pays ouvert à la recherche, soucieux de vérité et de progrès, et qui doit se réindustrialiser : en France, l'Académie des sciences s'est prononcée pour l'exploitation. En Grande-Bretagne, l'Académie Royale des sciences aussi, comme dans tous les pays sérieux du monde. Les pétroles et gaz de schiste doivent donc être exploités ; ils ne feront sans doute pas baisser le prix du gaz, mais contribueront néanmoins à sa stabilisation. Surtout, ils nous rendront plus indépendants des producteurs étrangers et contribueront également à faire renaître, à l'exemple des Etats-Unis, des industries multiples dont nous avons un besoin urgent, spécialement dans la chimie.

Pas de miracle
La France, qui possède les entreprises parmi les plus performantes au plan mondial dans le domaine de l'énergie, dispose avec ces fleurons d'un capital compétence considérable. Elle doit les défendre et les encourager. Elle doit penser non seulement à notre compétitivité, mais également à nos emplois et au pouvoir d'achat des ménages. Mettons aussi en évidence nos performances actuelles en termes de rejets de CO2 ; ce que nous devons au nucléaire, faut-il le souligner !

Il n'y aura pas de miracle dans le domaine de l'énergie : développons la recherche ; les bonnes solutions pour notre pays et pour la planète apparaîtront selon les experts dans les prochaines décennies.
 

* Michel Rousseau est économiste, et président de la Fondation Concorde sur la transition énergétique.

 

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a écrit le 18/06/2013 à 11:16 :
http://www.youtube.com/watch?v=umncJkEfS-Y
a écrit le 04/06/2013 à 17:34 :
La vérité c'est que l'industrie nucléaire est une gigantesques escroquerie car elle roule sans assurance. Il manque une provision comprise entre 400 et 5000 milliards d'euros pour faire face à une accident.
Réponse de le 16/06/2013 à 23:24 :
Faux! Les coûts externes avérés ( vis à vis de l'environnement , de la santé etc..) de l'industrie nucléaire sont très largement inférieurs aux coûts des principales énergies concurrente (essentiellement fossiles).
Il ne faut pas confondre coût avéré résultant du vécu et coût hypothétique d'un accident grave où on peut dire n'importe quoi. C'est comme le coût de la non qualité: Certains "économistes" se sont fait une spécialité qui a bâti leur réputation pour dire n'importe quoi. L'IRSN a donné la fourchette de 400 à 5000 milliards. ça prouve 1) qu'ils ne savent pas faire l'évaluation, l'incertitude est quasi égale à la valeur ! 2) que les politiques commanditaires de l'évaluation ont donné des hypothèses de travail imprécises et farfelues. Je serais curieux de savoir quel est le terme source pris au départ. Si c'est un terme source (pourcentage du coeur rejeté dans l'environnement au cours de l'accident ) équivalent à Tchernobyl (ou supérieur), c'est aberrant car en France les centrales ont une enceinte de confinement, ce que n'avait pas Tchernobyl. Je sais que le catastrophisme est devenue la première religion de France. Je crains plus pour mon pays des ayatollahs de l'apocalypse qui l'enfoncent toujours plus dans la crise que d'un accident nucléaire en France tant que celui-ci est exploité, surveillé et contrôlé comme il l'est aujourd'hui.
Réponse de le 17/06/2013 à 11:52 :
Pourquoi les fonctionnaires de l'Irsn n'ont pas été muté au balayage s'ils ont commis de telles fautes ? Pour ni le Ministère de l'industrie, ni l'ASN, ni EDF, ni Aréva ne s'insurgent pas contre de telle erreurs et hypothèses scandaleuses pour calcul de risques ?
Réponse de le 17/06/2013 à 19:53 :
Ce ne sont pas les fonctionnaires de l'IRSN que je critique ce sont les hypothèses de départ données par les commanditaires de l'étude, c'est à dire un politique qui n'y connaît rien et s'appuie sur un conseiller "expert" ancien militant d'une organisation anti nucléaire telle que greenpeace dont les anciens membres fleurissent dans les cabinets socialo-écologistes. Ce gars là sait ce qu'il fait en imposant une hypothèse reposant sur un terme source exagéré.
Pour en dire plus il faudrait que je prenne le temps de lire le rapport de l'IRSN, afin de confirmer ou infirmer mon interprétation, ce que je n'ai pas eu le temps de faire pour le moment.
Réponse de le 17/06/2013 à 20:06 :
EDF et AREVA ne peuvent s'insurger contre leurs autorités de tutelle et/ou actionnaire majoritaire (l'état). L'ASN et l'IRSN sont totalement indépendantes l'une de l'autre et ont des missions différentes si bien que l'ASN n'est pas compétente pour donner un avis sur une étude IRSN (et vice versa).
Pour qui connaît un peu l'administration française, les fautes ne sont jamais sources de sanctions (à moins de tuer son chef!).
Réponse de le 17/06/2013 à 23:45 :
Ca au moins c'est vrai en France la règle chez les Technocrates Français c'est "responsable mais pas coupable" et c'est justement un facteur pas du tout rassurant pour le nucléaire. Encore une bonne raison d'obliger EDF ou l'Etat à provisionner une somme importante pour faire face à un possible accident nucléaire. Vous dites qu'EDF ne peut pas critiquer l'Etat, vous avez vu ça ou ? Vous nous prenez pour des grenouilles ou quoi ? Proglio n'arrete pas d'insulter le gouvernement ou pouvoir par ce qu'il veut lui faire fermer Fessenheim et Proglio est toujours aux commandes à ce que je sache !!! Concernant l'Irsn, pouvez vous citer quel est le politique qui a donné des soit disant "hypothèses foireuses" à l'Irsn, savez vous au moins à quelle date précise a été réalisée l'étude ? Par qui exactement ? Avez vous au moins lu en détaille l'étude ? Ou bien vous ne savez rien et vous racontez n'importe quoi ou bien vous en savez plus que le secret défense qui été imposé à cette étude pendant toutes ces années et les lecteurs aimeraient bien profiter de vos sources !
Réponse de le 19/06/2013 à 0:00 :
Votre ton est déplaisant et condescendant. Alors moi aussi je monte le ton. J'ai affaire à un ayatollah du catastrophisme apocalyptique. Alors pour nourrir votre soif de mauvaises nouvelles, en voilà une qui devrait vous satisfaire, c'était dans les Echos d'aujourd'hui: "Une bombe de 1 000 milliards d'euros pour les contribuables européens (il s'agit des actifs toxiques toujours pas liquidés). Buvez en le calice et vous serez sauvé le jour du jugement dernier.
a écrit le 03/06/2013 à 16:38 :
Les gaz et pétroles de schistes sont une chimère qui va enfler la prochaine bulle spéculative.
La transition énergétique, ce ne sont pas seulement les moyens de production, c'est aussi et avant tout économiser l'énergie, isoler les bâtiments, réduire les transports. Pour cette dernière proposition, c'est tout simplement changer de système économique. Beaucoup d'entre nous n'y sont pas prêts de gré, ce sera inévitablement de force. Il n'y a plus à attendre, il faut y aller, en être convaincu et convaincre la population avant que les désillusions ne conduisent à la catastrophe.
a écrit le 03/06/2013 à 16:37 :
je pense que les chiffres d'émissions par habitant concernent uniquement la production d'électricité et non la consommation d'énergie totale. Aussi sur le plan struict de la production électrique s'irienetr vers une porduction accrue en éolien et/ou solaire ne peut que fair monter la p^roduction de CO2 soi-disant gaz satanique. En effet toute suppression d'un MW nucléiare demandera au mieux 70% de MW gaz ou charbon. L'équation est insolvable. En outre cela se tarduira par une hausse vertigineuse du prix du KWh pour les utilisateurs qu'ils soient particuliers ou professionnels. Remarquons que le surcoût des renouvelables en Allemagne appliqué aux seuls ménages tombe sous le coup des subventions aux entreprises, interdites par Bruxelles (procédure en cours). Pour les ménages français on va soit vers un Charybde : hausse appliquée à tous mais les entreprises grosses consommatrices partiront vers des cieux plus cléments

ou vers un Scylla : hausse appliquée aux seuls ménages dont les factures s'envoleront comme en Allemagne ou en Angleterre
a écrit le 30/05/2013 à 23:50 :
Sans la citer nomément la Fondation Concorde se gargarise sur la compétitivité de notre champion national, EDF. Compétitivité artificielle car basée sur une gigantesque escroquerie à l'assurance: si EDF devait s'assurer contre le cout d'un accident nucléaire (comme tout industrie polluante) elle devrait provisionner entre 400 et 5000 milliards d'euros. Mais notre Technocratie dirigeante s'en balance royalement. Après eux le déluge...les montons français n'auront qu'à régler la facture !
a écrit le 30/05/2013 à 23:40 :
Pas d'accord avec les chiffres des émissions de CO2, chiffes 2011: en France c'était 6 T CO2 / Habitant / an et en Allemagne 9 T / habitant



a écrit le 30/05/2013 à 16:09 :
@cinetielle
Merci pour vos précisions. Quelques remarques toutefois.

1) Les océans sont basiques (pH=8,2 environ). Il est exact que si davantage de CO2 se dissoud dans les océans, il deviennent, non pas acides, mais moins basiques.

2) le taux de CO2 troposphérique est de 0,04% en volume, ce qui est très peu.

3) La supposée corrélation CO2-T est toujours une hypothèse non prouvée. La seule période connue de covariation nette CO2-T est 1980-1997, ce qui est trop court pour en déduire une relation de causalité. Notez que le réchauffement sur 1910-1940 s'est effectué avec la même pente que celui de 1980-1997, mais avec un taux de CO2 presque constant (+5 ppm). Et la période de léger refroidissement 1950-1979 s'est faite avec un taux de CO2 en augmentation linéraire, comme de nos jours.

Vous trouverez plus d'informations ici: http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em
Cordialement
a écrit le 30/05/2013 à 10:56 :
ce qui manque le plus actuellement a défaut de l'attentisme c'est le stockage de l'énergie , réel pas des batteries au lithium ou autres cochonneries qui prennent feu , cancérigène ou je ne sais encore qu'elle technologies déjà dépassée , il nous faut repenser le système énergétique et des moteurs en général , que font donc nos scientifiques a l'échelle mondiale ? , ils prennent des cafés et font des théories ? c'est là qu'il faut investir dans le stockage énergétique car a l'avenir ce serait déjà soulager une partie des problèmes
a écrit le 30/05/2013 à 8:33 :
Le fait "d'attendre" a déjà de quoi hérisser les cheveux sur la tête. Mais le problème de l'économiste de service qui freine des quatre fers est que les chiffres sont faux, notamment pour l'émission de CO2 du Danemark, le pays émet environ 30 % de plus de CO2 que nous, non pas grâce au nucléaire mais en raison d'une transition énergétique amorcée dès le lendemain du premier choc pétrolier en 1974. Autre erreur, ce n'est pas 13 centrales à charbon en Allemagne mais 23 et effectivement le pays est le plus grand pollueur en Europe. Sur le fond, la "fondation Concorde" est évidemment un think thank créé de toutes pièces pour contrecarrer tout ce qui pourrait s'opposer au changement de modèle énergétique au détriment d'EDF, etc..
a écrit le 30/05/2013 à 0:40 :
@tous
Le CO2 n'est PAS un polluant: il est indispensable à la photosynthèse donc à toute la chaîne de la Vie sur notre planète. Mieux vaut 400 ppm que 200 ppm, car en ce cas les récoltes seraient mauvaises et la végétation ne serait pas en pleine forme...
Réponse de le 30/05/2013 à 14:43 :
Dire que le CO2 n'est pas un polluant dépend du système que l'on considère. En effet, les fortes teneur en CO2 favorise les plantes en C3 (blé, orges, betterave, pommes de terres, riz...) mais pas celle en C4 (mais, sorgho, mil). Néanmoins, il semble aussi que le CO2 contribue à l'acidification des océans. Sans parler du réchauffement induit par l'effet de serre qui semble accélérer la fonte des glaces (augmentation du niveau marin et perturbation des courants marins). Un processus n'est jamais tout noir ou tout blanc. Il faut avant tout éclaircir les effets du CO2 sur le climat qui me semble plus influant sur les cultures qu'une teneur en CO2 variant de 250 (teneur en CO2 au moment des premières cultures humaines) à 400ppm de CO2.
a écrit le 30/05/2013 à 0:17 :
Toute la politique de transition énergétique repose sur la conviction dogmatique que le CO2 a une action significative sur Tglobale et que l'augmentation constatée du CO2 troposphérique est due à nos émissions anthropiques.

C'est ce que prétend le GIEC, mais ces deux assertions ne sont en réalité que des hypothèses non prouvées, et c?est pourquoi la propagande carbocentriste tente de nous convaincre que c'est du solide.

Concernant le CO2, son rôle présumé sur T est de plus en plus mis en question. Il y a une divergence de plus en plus plus importante entre les projections des modèles numériques et la réalité des évolutions de Tglobale, qui est stable depuis 1997, ce qui commence à se savoir (les médias anglo-saxons en font état - voir: http://www.pensee-unique.fr/news.html#back ), mais en France, c?est l?omerta totale?

Nous sommes dans le delirium carbonum le plus terrifiant, alors que les conclusions du GIEC, émanation du Grand Machin, donc plus politique que scientifique, ne reposent que sur du sable, et nous en voyons les conséquences désastreuses : normes et règlements contraignants, marché carbone, complètement artificiel et source de nombreuses dérives, transition énergétique, culpabilisation des citoyens, perte de pouvoir d'achat des ménages et perte de compétitivité de nos entreprises....


Or tout cet édifice ne repose que sur des réponses positives aux deux questions de fond suivantes
1) Le CO2 a-t-il un effet significatif sur Tglobale?
2) L'augmentation mesurée du taux de CO2 est-elle dû à nos émissions anthropiques ou à des processus naturels?


Pour le point 1, deux publications de physiciens démontrent, en utilisant correctement les lois de la physique (ce que ne fait pas le GIEC), que le CO2 a un effet non mesurable sur Tglobale. De plus la signature de l'action du CO2 en zone tropicale (hot spot) n?existe pas, toutes les observations concordant sur ce point.
Pour le point 2, deux études montrent que l'augmentation du taux de CO2 a pour causes essentielles des processus naturels.

Toutes les politiques évoquées ci-dessus reposent sur les rapports du GIEC, mais il est à présent avéré que, au mieux, les niveaux d'incertitude de ses conclusions sont trop élevés pour que des dépenses pharaoniques soient engagées, et que l'hypothèse la plus probable est que ces conclusions sont fausses.

Voici, pour votre information, un petit document sur la problématique climatique et les errances du GIEC (il est aisément compréhensible pour le citoyen lambda) http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em

Donc pour arrêter le développement inconsidéré des EnR et des contraintes réglementaires, il importe aussi d'agir à la source, à savoir faire prendre conscience à l'UE et aux politiques que les conclusions du GIEC sont erronées ou trop peu fiables, et que le GIEC n'est pas un organisme digne de confiance. Voir : http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE



Réponse de le 30/05/2013 à 14:23 :
"l'essentiel de l'augmentation des températures planétaires moyennes depuis 1950 est due à l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre d'origine anthropique. Un résultat certain à 90%" Phil Jones. Un résultat reconnu par des milliers de spécialistes.
a écrit le 29/05/2013 à 14:55 :
Voilà une fondation qui milite pour une transition énergétique qui n'en n'est pas une.

Charbon, gaz de schistes et pétrole sont tous émetteur de CO2 d'origine fossile. Trois types d'énergie à proscrire, donc. C'est une évidence lorsque l'on regarde la compilation des données sur les teneurs de CO2 publiées par la NOAA (https://sites.google.com/site/cinetielle/3-ressources-et-humanite/de-l-atmosphere/-co2).
Il y a également les risques de pollution de l'eau induits par l'extraction des gaz de schistes dans des région où les précipitations devraient diminuer. Je ne parle pas des travaux du GIEC qui sont alarmants (les quantités de rejets sont pires que le pire des scénarios).

Dire que nos efforts sont négligeables fassent aux émissions Chinoises, c'est un argument de perdant. Les chinois ont déjà évolué en 70 ans ce que nous avons vécu en 400 ans. Les effets de leurs pollutions seront en conséquence de cette vitesse augmenté et de la taille de leur infrastructure: démesuré. Mais les problèmes de pollution se font déjà amèrement ressentir. Et nous sommes, en Europe, en position de développer des solutions et technologies propres que nous pourrons ensuite leur revendre: voilà pourquoi il nous faut réaliser maintenant une vraie transition énergétique. Mais c'est maintenant qu'il faut agir (en réalité le meilleur moment pour agir c'était hier, mais le deuxième meilleur moment, c'est maintenant).

Le nucléaire ? Parlons-en. Des démantèlements de centrale qu'on ne peut même pas se payer, de même que des déchets dont on ne sait quoi faire et qui sont là pour 100 000 ans au moins (on a inventer l'agriculture il y a 10 000 ans...), avec le risque de pollution de l'eau que l'on connait (voir l'accident discret près de Seattle: http://www.lefigaro.fr/environnement/2013/02/23/01029-20130223ARTFIG00477-des-fuites-radioactives-sur-le-site-nucleaire-d-hanford.php).

Ensuite, la France est totalement dépendante des importations de combustible nucléaire et de combustible de carbone fossile (charbon, gaz, pétrole). Cela coûte cher à la balance commerciale et à la sécurité du pays. Cela, on n'en parle pas beaucoup alors que c'est un problème primordiale.

La transition énergétique doit se faire par l'exploitation de la biomasse (méthanisation, culture des algues), le développement du stockage de l'électricité (hydrogène, graphène...), l'exploitation du solaire (projet desertec: http://www.desertec.org/), des marées (avec un fort potentiel Français) et de l'éolien (projet d'éoliennes volantes de très hautes altitudes).

Il faut bien entendu favoriser les productions sur notre territoire, afin d'assurer à la nation travail et indépendance énergétique.

Le principal problème est le coût immédiat de cette transition. Mais plus l'attente sera longue, et plus le coût sera important. Hubert Reeves dit: si tu ne t'occupe pas de la planète, la planète s?occupera de toi. Des propos que je rejoint partiellement. Je dirais plutôt: si tu ne t'occupe pas de la planète, la planète s?occupera de tes enfants.
a écrit le 29/05/2013 à 9:43 :
Il n'y a pas de climat de référence. Le climat a toujours changé et il continuera à le faire, et parler de désordres climatiques,donc par rapport à un référentiel, n'a guère de sens.
Réponse de le 29/05/2013 à 18:23 :
Bien sûr qu'il y a un climat de référence: celui qui détermine notamment les précipitations, le niveau des océans ou la productivité des cultures agricoles et des élevages. Un changement trop rapide ne permettra pas aux populations les plus démunies de faire face. Les tensions pour l'espace et les ressources augmenteront. Le coût humain et financier sera colossal (et mondialisé). Sans parler des espèces animales et végétales qui ne réussiront pas à s'adapter, mais je les cite juste pour mémoire, ceux là pèsent si peu face à l'impératif économique...
Réponse de le 30/05/2013 à 0:35 :
@Paul

Les précipitations ne sont pas déterminées, et elles varient d'une année à l'autre. Par exemple, avec une météo pluvieuse, cette année nos nappes phréatiques se sont remplies. Le niveau des océans varie également: il est monté de 120 m depuis la dernière glaciation, de 1,8mm/an au 20ème siècle, et de 3 mm/an actuellement.

Prendre un climat de référence, observé sur une période donnée, est une opération arbitraire. On pourrait prendre comme référence les climats de l'Optimum Médiéval ou du Petit Age Glaciaire, qui furent fort différent du climat actuel. Ce que font les centre météo, c?est de choisir une période référence, en général 1960-1990, et d?indiquer les écarts de températures et de pluviométrie par rapport à la moyenne de cette période de référence (ce que les présentateurs météo appellent abusivement écarts par rapport à la normale, qui est une vue de l?esprit).

Est-ce clair?
Réponse de le 30/05/2013 à 11:00 :
Vous n'avez hélas pas compris que ce ne sont pas les variations qui comptent mais leur rapidité et notre capacité à y faire face. Après avoir nié le changements climatique, la nouvelle mode est aujourd'hui de dire qu'il y en a toujours eu des changements. Le climat que NOUS devons prendre en référence est bien celui d'aujourd'hui, celui qui concernent les 7 milliards de terriens actuels. Les réfugiés climatiques et autres affamés se compteront parmi ceux-ci, pas parmi les contemporains de la précédente glaciation ni de la prochaine.
a écrit le 29/05/2013 à 9:01 :
En tout cas l'urgence est de se préparer aux désordres climatiques. La nature en a rien à foutre de la compétitivité tueuse de social et non l'inverse, comme on le constate tous les jours. Et si nous sommes trop nombreux et bien faisons en sorte de réduire la natalité, sinon là encore, la nature va s'en charger.
Réponse de le 29/05/2013 à 13:44 :
il y a 111000 ans le climat était différent sur terre . L'analyse de carottes de glace de l 'artique par des scientifiques franco-finlandais ,a montré que la température au Pole Nord était supérieure de 4° à celle d' aujourd'hui . On sait que le soleil a 7 cycles ,qu'il gonfle et se dégonfle et que ses émissions de matières et de particules varient .influençant ainsi notre climat .(voir sur Wikipedia )
On sait que lorsque qu'une planète est frôlée par un gros météorite sa trajectoire elliptique se modifie . L'axe de la terre varie aussi : le pôle nord est indiquée par l'étoile Polaris mais dans des milliers d'années ce sera Vega de la constellation de la Lyre . La pollution a peut être un effet mais le système solaire aussi et nous ne connaissons pas grand chose malgré nos scientifiques qui se prennent pour Dieu . Nous sommes encore dans le moyen-âge de la science astronomique .
Réponse de le 29/05/2013 à 16:56 :
Vous admettez "nous sommes encore dans le moyen-âge de la science astronomique" et vous soutenez :"On sait que le soleil a 7 cycles ,qu'il gonfle et se dégonfle...nos scientifiques qui se prennent pour Dieu" - Quel paradoxe vous inspire !
a écrit le 29/05/2013 à 0:55 :
C'est le stockage de l'électricité. Car il faut que faire taire une bonne fois pour toute cet argument de l'intermittence sans arrêt opposé comme "insurmontable". Les récentes découvertes annoncées autour des "super-capacités" au graphène sont un espoir.
a écrit le 28/05/2013 à 22:38 :
Vous êtes président de la Fondation Concorde ? et votre conclusion planquée au milieu de votre texte est "Les pétroles et gaz de schiste doivent donc être exploités".
J'ai froid dans le dos tout à coup.
Amener le litre de pétrole produit disponible par habitant, vous donne une idée de la catastrophe imminente : eh oui! la population augmente inversement proportionnelement à la production des liquides conventionnels et non conventionnels groupés. Alors, dans moins de 10 ans, ce sera des soucis d'approvisionnement de gaz en Europe... et dans moins de 20 ans, 50% de pétrole en moins par terrien vivant sur ce caillou (refaites le calcul si vous ne me croyez pas).

2000 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 613,24 (rapport production en litre/terrien)
2005 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 609,81(courbe mediun de la population monde)
2015 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 516,71 (ouf, la crise cache)
2035 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 300,31 (tiens, 50% dans 20 ans)
2050 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 206,68 (3 fois moins qu'aujourd'hui)
2080 Disponibilité du pétrole par humain en litres/an : 104,99 (6 fois moins qu'aujourd'hui)
sources : cherche " Les pics de production du pétrole dans le monde" et "courbe population mondiale sur votre moteur de recherche préféré" (nécessite une connexion internet, attention, des frais de connexion peuvent vous êtes imputés, contactez votre fai).

Ne dites pas "il est urgent d'attendre!"... ou pensez à changee de métier (même s'il est politique). Il nous faut maintenant des visionnaires éclairés...
Allez, j'offre une pub sur les sujets de travail du groupe Concorde que vous présidez :
- Quelle transition énergétique pour la France ?
- Pétrole et gaz de schiste, recherchons et exploitons nos réserves
- Les dirigeants d'entreprises s'inquiètent de la politique énergétique
- Le nucléaire au service du pouvoir d'achat et de la lutte contre le réchauffement
climatique
- Le nucléaire du futur, un atout de développement durable
no comment.

Réponse de le 29/05/2013 à 7:00 :
Votre post est totalement incompréhensible.
D'après ce que j'ai cru pouvoir en tirer, vous ne faites qu'affirmer sans étayer un certain nombre de propositions chiffrées (sur quelles bases?).
Apprenez à rédiger, vos propos manquent singulièrement de pédagogie.
Réponse de le 29/05/2013 à 13:43 :
Bien sur, avant d'avoir des opinions, il faut d'abord savoir rédiger, et avoir des propos pédagogiques. Aussi ne pas faire des fautes d'orthographe, et avoir du style. Sinon le propos n'est pas compétitif et n'arrive pas à se placer sur le marché des opinions...
Réponse de le 29/05/2013 à 17:08 :
Oui, désolé, pas de chance, les mises à la ligne et les ponctuations apparemment sont effacés. ça rend le texte indigeste. Je montrais juste qu'en rapprochant la croissance démographique mondiale et la courbe d'extraction des liquides (conventionnels + non-conventionnels), on se rendait compte que la part de chacun en énergie est beaucoup plus inquiétante que ce que les experts annoncent.Le rapport des deux annonce une demie part par terrien d'ici 2030 par rapport à 2000 ! Donc, y'a urgence à dégager les freins à la transition énergétique. Les chiffres, vous les trouverez sur le net sans soucis. rapprochez juste les deux courbes. Fin de démonstration.
a écrit le 28/05/2013 à 22:34 :
Pavé dans la marre ! (titre emprunté gracieusement au Canard Enchainé que je salue après plus de trente ans de lectorat)
Il est temps que l'on s'affranchisse de la pensée unique bobosocialoécolo sur l'impérieuse nécessité d'une transition énergétique (qui plus est , dégradée ) au nom d'un principe universel de précaution dont une majorité écrasante de la population mondiale se fout du premier comme du quart .
La seule et unique ambition de nos gouvernants doit être de donner à notre population et à nos industriels les solutions énergétiques les moins chères et les plus à même de répondre à leurs besoins , comme le font les USA et la CHINE qui ont bien compris que c'est le levier incontournable pour assurer la compétitivité économique et le développement social de leurs pays .
Mais nos instances politiques et administrations budgétivores se sont habituées à traire à qui mieux mieux la vache énergétique ,et les nouvelles techniques - éolien et photovoltaïque - leur procurent une opportunité très lucrative de délivrer leurs agréments d'implantation. Alors à fond pour ces nouvelles énergies et tant pis si elles coûtent beaucoup cher aux consommateurs . Tout cela en se drapant dans la dignité de la responsabilité écologique et de la sauvegarde de l'humanité .Tout un programme bobosocialoécolo, et tant pis pour les cons qui n'arrivent plus à payer leurs factures de gaz et électricité .
a écrit le 28/05/2013 à 18:02 :
Dans une récente chronique audio intitulée: " LE MIX ENERGETIQUE A DU MAL A PRENDRE" Patrick Gorgeon explique pourquoi il en est du mix énergétique comme de la mayonnaise. Ca prend ou ça ne prend pas !
Et si une bonne mayonnaise joue un rôle majeur pour accompagner un bon plateau de fruits de mer par exemple, un bon mix énergétique est lui sensé soutenir au mieux tout développement économique qui se veut durable. Gaz de schistes, énergies renouvelables, charbon, fuel, énergie atomique...il en est question à l'échelle planétaire.
a écrit le 28/05/2013 à 17:53 :
Encore un "économiste" déniché dans un paquet de lessive ! Il oublie d'intégrer l'externalisation des émissions de Ges en France qui nous mettent en mauvaise posture globale sur ce plan. Les allemands ne construisent pas 13 centrales nouvelles mais remplacent essentiellement d'anciennes centrales. Concernant les chiffres ils sont partis d'une situation initiale bien différente de la nôtre et ont plus d'industries export que nous. On leur importe en outre en net de l'électricité depuis longtemps. Un puit de gaz de schiste a une durée de vie moyenne de 4 à 6 ans et le secteur demande un délai d'exploitation de plusieurs années. La France n'a pas la taille des Etats-Unis, elle est notamment plus concentrée en habitats et nappes phréatiques et les utilisations du gaz dans l'industrie sont nettement plus réduites. C'est un mauvais cadeau à faire à terme dès lors que le gaz à des applications bien plus valorisantes et souvent recyclables, donc Michel Rousseau incite à piller le potentiel éventuel futur des français pour des intérêts de lobbying qui ne pourraient même pas être en pratique à court terme compte tenu des délais d'exploitation. S'il était compétent et connaissait les travaux réalisés à Cornell et Stanford entre autres il saurait que le gaz de schiste est plus émissif en ges que le charbon et le mazout et qu'il y a bien mieux à faire avec du gaz qui coûte cher à extraire et a des impacts lourds que de le brûler. En outre le charbon a malgré tout des potentiels d'évolutions technologiques et de captation des émissions et polluants très élevés (cryogénie etc) et agir sur ce levier au plan mondial aurait un impact important et concerne des entreprises françaises comme Alstom entre autres. Les français doivent être en pointe, y compris sur la pollution. La transition c'est tout le temps et c'est donc aussi dès maintenant. On n'a pas le temps d'attendre pour prétexter faire n'importe quoi entre temps et laisser aux chercheurs la responsabilté de trouver des solutions pour que Michel Rousseau n'ait pas lui même à faire dès maintenant des efforts mais que ce soient nos enfants en plus des dettes dont ils sont chargés par la même génération que Michel Rousseau.
Réponse de le 28/05/2013 à 20:05 :
Les centrales au charbon de demain consommeront de 36% à 54% de charbon en moins avec des fumées qui sont dépoussiérées.

Le rendement moyen d'une centrale au charbon dans le monde est de 30%, 36% en Europe.

Aujourd'hui, les nouvelles centrales ultra-supercritiques ont un rendement de 47%.
Dans le futur, les centrales à gazéification et à cycles combinés aurons un rendement de 48% à 57%.
Enfin, les centrales à gazéification avec piles à combustible aurons un rendement de 55% à 65%. 65% étant le rendement théorique maximal d'une centrale au charbon.

Il est aussi possible de remplacer une partie du charbon par de la biomasse pour réduire encore plus la consommation de charbon.
a écrit le 28/05/2013 à 17:38 :
Urgent d'attendre ? Ca fait déjà exactement 40 ans qu'on attend, depuis le choc pétrolier de 73... Il fait partie de la catégories nés pour attendre la mort celui-la...
a écrit le 28/05/2013 à 16:35 :
> Faut-il se lancer à corps perdus dans la transition énergétique? Pour Michel Rousseau, économiste et président de la Fondation Concorde sur la transition énergétique, la France doit prendre le temps d'organiser sa mutation, quitte à ne pas résorber drastiquement la pollution, pour pouvoir renforcer sa compétitivité et créer de l'emploi

Que pense Michel Rousseau de la fin des énergies fossiles et son impact sur la fameuse croissance?

"L'économie peut-elle décroître?"
www.manicore.com/documentation/decroissance.html

> Le paradoxe est que ce sont les plus en pointe dans le développement des énergies renouvelables malheureusement intermittentes, qui sont les plus pollueurs ; ainsi la France rejette 811kg de CO2 par habitant et par an, contre 3984kg/habitant pour le Danemark et 3771 kg/habitant pour l'Allemagne.

Rien de paradoxale : le rendement des énergies renouvelables (en français : éoliennes et panneaux photovoltaïques) ont des rendements très faibles et, surtout, sont intermittentes (le PV ne fonctionne pas pas la nuit, et l'éolien ne fonctionne pas s'il n'y a pas/trop de vent) et nécessitent donc d'être doublées par des centrales électriques au gaz ou au charbon.

Il serait beaucoup plus rentable de consacrer cet argent à isoler les bâtiments, encourager les constructeurs automobiles à produire de petits voitures à 1-2 litres/100km et à construire de nouvelles centrales nucléaires, éventuellement au thorium plutôt qu'à l'uranium (http://nucleaire.cea.fr/fr/nucleaire_futur/autres_voies.htm)
Réponse de le 28/05/2013 à 17:08 :
Et les centrales au thorium vous les démarrez comment ?.. Le nucléaire pour être optimal demande plusieurs types de procédés (voyez les travaux du CEA et Cnrs entre autres) et dans ce cas çà coûte trop cher. L'éolien et le solaire ne pose pas de problème d'intégration jusqu'à 38% du réseau en France et 30% dans la plupart des pays, on en est encore loin, nul besoin d'associer des centrales thermiques en l'état. Les données sur le Danemark ou l'Allemagne sont tronquées car elles n'intègrent pas la tendance et l'historique de même que la part industrielle de chaque pays etc En France ne sont pas comptées les émissions externalisées qui nous placent en très mauvaise position globale. Le rendement du solaire concentré est élevé +50 pour Soitec par ex, supérieur à celui d'une centrale nucléaire qui est très exothermique. Manicore est pro-nucléaire patenté donc pas toujours très objectif. DualSun entre autres fait des panneaux solaires recto PV et verso thermique, la quasi totalité de l'énergie solaire est captée. Les japonais font des doubles éolienne + hydrolienne = rendement élevé et intermittence réglée kwind. Etc Il faut raisonner avec des données de pointe et non celles d'il y a 10 ou 20 ans comme dans l'article de lobbying de Michel Rousseau sinon autant évoquer les locomotives à vapeur pendant qu'on y est !
Réponse de le 28/05/2013 à 17:24 :
Il serait temps de cesser cet argumentaire bidon consistant a dire que le soleil ne brille pas la nuit, et qu'il n'y a pas tout le temps du vent. Tout d'abord, la consommation d?électricité la nuit est la largement plus faible qu'en journée (cf courbes RTE). Ensuite, s'il n'y a pas de vent dans un endroit, ce n'est pas pour autant qu'il n'y en a pas plus loin... Un réseau national sert justement a répartir une ressource sur l'ensemble du territoire, sinon avec votre argument, les bretons et le midi n'auraient pas le droit a l'électricité, parce qu'il n'y a pas de centrales nucléaires la bas... Un peu de réflexion bon sang. Et pour finir contre l'argument du solaire la nuit, il ne vous aura pas échappé que lorsqu?il fait nuit ici, il fait jour ailleurs... Sans pour autant faire le tour de la terre, il ne serait pas inenvisageable d'organiser une distribution électrique sur plusieurs fuseaux horaires, ce qui améliorerait l'affaire, rien que sur les 3 ou 4 heures entre le Portugal et Moscou, ca enrichi fortement la plage horaire, non ? ;-)
Réponse de le 28/05/2013 à 18:06 :
Oui et surtout, les solutions de stockage avancent (hydrogène, nouvelles batteries).
Le France est a un niveau particulièrement bas de production de CO2 pour la production de son électricité, essentiellement par son nucléaire, il faut le prendre dans ce sens.
Réponse de le 29/05/2013 à 13:40 :
1) on est déjà connecté en un grand réseau électrique européen et donc profitons mutuellement des productions de nos voisins.
2) si tu crois qu'une ferme photovoltaïque à Lisbonne peut alimenter Moscou en électricité tu te trompes complètement: à une telle distance c'est physiquement quasi-impossible, même avec le meilleur réseau électrique dont tu puisses rêver... Il faut bien produire le plus "localement" possible, à moins de payer des milliards pour consolider le réseau + accepter des pertes en ligne colossales: pas fou, et quelque soit le point de vue (économique ou environnemental)
3) un PV qui produit de l'elec à 14h en plein été (là où il produit le plus) ne sert pas à grand chose; à 19h en hiver quand on en a le plus besoin il ne produit pas...
4) plus on construit d'éoliennes, plus on aura besoin de moyens de production de pointe type charbon/CCG pour "absorber" les fluctuations de production => déjà qu'on a du mal avec une consommation imparfaitement prévisible, si on rajoute une production incertaine cela rendra le système électrique de plus en plus instable; certes on a encore un peu de marge mais c'est une vraie épine dans le pied...
5) Mais qu'on se rassure nous misons sur les solutions de stockage! Qui bonne nouvelle sur un plan théorique sont d'autant plus utiles qu'avec pleins d'EnR nous en avons d'autant plus besoin pour absorber les fluctuations d'equilibre prod/conso! Le seul hic est qu'on met la charrue avant les boeufs... (comprendre: les solutions de stockage sont loin d'être matures... le "must" reste de loin les barrages avec station de pompage, déjà utilisé au maximum bien sur..)
Réponse de le 30/05/2013 à 13:01 :
1) et 2) Le réseau électrique pan-européens est en effet limité pour un tel exercice, et c'est en ce sens que je dis que cela devrait faire partie de grand projets européens 3) Demande a l'Europe du Sud si de l'électricité en plein été ne sert pas grand chose... et à 19h en hiver, peux-tu me dire justement ce qui crée ce pic de consommation électrique qui diffère de l'été a la même heure ? Tu as un bout de la réponse comprise dans la question ;-) 4) Que la production soit disparate sur le réseau est justement ce qu'il faut apprendre a gérer, sinon on n'aurait pas besoin de réseau global si tout le monde pouvait générer localement une énergie continue et stable 5) Le stockage peut prendre tellement de formes qu'il suffit de se relever les manches. 6) La conclusion est assez simple : toutes les solutions pour migrer en 20 ou 30 ans sont disponibles, mais aujourd'hui, on ressemble a des lapins les yeux dans les phares, en gesticulant qu'on ne peut rien faire.
a écrit le 28/05/2013 à 16:26 :
"ils ne feront sans doute pas baisser le prix du gaz" au moins une personne réaliste qui ne promet pas le gaz à moitié prix, ce qui serait un mensonge. Il pourrait même être plus cher que celui qu'on importe, mais BleuBlancRouge avec moins de fuites de devises, c'est tout.
a écrit le 28/05/2013 à 15:58 :
Beau publi-reportage du lobby du gaz de shiste... En l?occurrence, il faut mettre l'accent sur les économies d'énergie avant d'investir des milliards dans les énergies renouvelables, car c'est pas les chinois qui vont venir isoler les maisons.
Il faut une taxe carbone et brider les voitures à 100 chevaux et 120km/h, comme ça on en fini avec les kéké en allemandes de 300 chevaux qui doublent par le droite.
Il est en tout cas urgent de réduire par tous les moyens la dépendance énergétique... sauf le gaz de shiste!
Réponse de le 28/05/2013 à 16:10 :
Pour un particulier, il faut compter 130 euros/m2 pour une isolation thermique par l'extérieur avec des matériaux certifiés ACERMI et une entreprise sérieuse. Vous trouvez des entreprises qui vous proposent des tarifs à moins de 100 euros avec du polystyrène espagnol, le système de sous couches/crépi portugais et de la main d'oeuvre importée. Il ne faut pas se faire d'illusions, ce créneau de l'isolation ne profitera pas beaucoup à la main d'oeuvre française.
Réponse de le 28/05/2013 à 16:41 :
Dans l'isolation par l'extérieur avec des panneaux de PE contenant du graphite (les plus efficients), la part d'isolant coûte peu cher et celle de main d'oeuvre liée à l'isolation n'est pas excessive comparée à celle des échaffaudages et celle de la main d'oeuvre pour le ravalement lui-même. En clair comparez la facture d'un ravalement qui est souvent nécessaire environ tous les 10 ans avec celle d'un ravalement + isolation, la différence n'est pas si élevée et s'amorti dans des délais généralement corrects.
a écrit le 28/05/2013 à 15:14 :
En Europe, 38% du gaz naturel est destiné au chauffage. 38% de la consommation de gaz naturel en Europe est destinée au secteur résidentiel/tertiaire pour la production d?eau chaude et du chauffage des particuliers (Source ADEME, 2006). C'est 50% en France. La technologie est disponible pour arrêter d'utiliser le gaz naturel pour le chauffage. Ceci jusqu'à la fin des temps.
- Isolation.
- Chaudières biomasses.
- Chauffe-eaux solaires (pour le sud de l'Europe)
- Pompes à chaleur valorisants la chaleur des eaux usées.

Si les bâtiments basse consommation (BBC) avaient été généralisés en Europe après 1973 (le premier choc pétrolier), nous n'en serions pas là.
a écrit le 28/05/2013 à 14:55 :
Belle pub pour le gaz de schiste!

Il faut diminuer progressivement la part du nucléaire et du pétrole dont les ressources vont de toute façon s'appauvrir. Et inciter le développement de sources d'énergie alternatives ( réacteur nucléaire au thorium moins polluant et abondant, géothermie, solaire, éolien voiture à l'azote liquide etc...) les pistes ne manquent pas, il faut juste un peu d'audace et surtout de la volonté politique.

Mais avec le lobbying d'EDF et Total la partie est loin d'être gagnée... ( preuve en est avec cet article pro gaz de schiste...)
a écrit le 28/05/2013 à 14:27 :
On n'en peut plus d'attendre ! La facture énergétique annuelle de la France, c'est 70 milliards d'euros qui sortent de notre pays chaque année pour engraisser des multinationales du pétrole ou du gaz ou de l'uranium.

Les multinationales exploitent les ressources de dictatures qui financent le terrorisme avec notre argent. ASSEZ !
Réponse de le 28/05/2013 à 15:10 :
Les producteurs ont réussi à faire passer sous Sarkozy un loi bloquant le gaz de schiste (en mettant en avant la pseudo pollution) afin de protéger leurs magnifiques rentes, notamment en mer du Nord...
Réponse de le 28/05/2013 à 16:47 :
C'est nul en France les gaz de schistes. Surtout sous forme combustible dans des applications non optimisées alors que le gaz naturel actuel n'est pas très cher et qu'il y a bien d'autres applications à plus hautes valeurs ajoutées. Il faut un peu appronfondir ces sujets avant de répéter sans réfléchir la propagande des lobbies gaziers.
a écrit le 28/05/2013 à 14:26 :
Avec le genre de philosophie de l'action développée dans cet article, la France ne va pas aller loin. OK, nous avons le nucléaire sans émissions de CO2, mais nous sommes incapables de calculer son coût environnemental à long terme, ni le coùt économique des démantèlement des installations obsolètes. Refuser d'aller dans le photovoltaique parce que on en possède pas la technologie, c'est refuser d'apprendre, sous prétexte qu'on est bon ailleurs, c'est l'arrogance et la schizophrénie française. C'est nier le fameux proverbe "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" qui est le principe même du succès chinois. Avoir donné à Lauvergeon, spécialiste du nucléaire, la charge d'une stratégie d'innovation à long terme pour l'industrie française n'augure rien de bon quant à la diversification, la compétitivité, les synergies, le pragmatisme, la prise en compte de cette variable stratégique qui est le "time to market".
Réponse de le 28/05/2013 à 14:44 :
La loi du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières et déchets radioactifs encadre la sécurisation du financement des charges nucléaires à long terme (démantèlement et déchets) et les exploitants fournissent tous les 3 ans un dossier justifiant les provisions faites et actifs dédiés. Ces dossiers sont publics et examinés par le ministère de l'économie et l'autorité de sûreté sous le regard des ONG
Réponse de le 28/05/2013 à 16:34 :
Et vous connaissez les comptes et les manques pour faire face à la situation actuelle et future ??? Je ne parle même pas du démantèlement en pratique, ni des comparaisons avec les provisions bien supérieures dans d'autres pays.
a écrit le 28/05/2013 à 14:18 :
Enfin un peu de bon sens dans ce débat !
a écrit le 28/05/2013 à 14:13 :
Si a terme il s'agit d'imposer le nucleair et le gaz de schist, il est effectivement urgent d'attendre pour les Enr, sauf pour les ensevelir, car il y a ici une vraie urgence...Par ailleurs le Concorde n'a jamais ete un monstre en matiere d'economie d'energie.
a écrit le 28/05/2013 à 14:07 :
Et encore un non spécialiste de l'énergie qui s'exprime, ses propos sont totalement dépassés et en plus inexacts, sortis de tout contexte historique et paramètres énergétiques, scientifiques et technologiques de pointe, c'est PITOYABLE de lire encore de nos jours une telle concentration d'ABSURDITES auxquelles il faudrait au moins 3 pages pour répondre preuves et références à l'appui mais monsieur Rousseau n'est plus en âge de faire un virage à 180° en formation dans un domaine qu'il ne fait assurément que survoler. Quand la Tribune parle d'énergies, c'est essentiel qu'elle aille interroger des spécialistes en pointe dans ce domaine, çà ne manque pas en Europe et ailleurs et vous allez voir la différence de points de vues et de données. STOP AUX INCOMPETENTS EN ENERGIE ET CHACUN A SA PLACE DANS SON DOMAINE DE SPECIALITE !
Réponse de le 28/05/2013 à 15:13 :
Absolument ! il faudrait aller demander à Delphine Bateau ! Elle, elle est compétente dans le domaine !
Réponse de le 28/05/2013 à 15:14 :
Delphine Bathot ? C'est elle qui a tout juste le bac... et en plus un bac littéraire, n'est ce pas ?
Réponse de le 28/05/2013 à 16:29 :
citez-moi des ministres spécialisés qui ont été bons ministres et vice-versa ? NKM a fait polytech, a t-elle fait moins d'erreurs que D. Batho qui a rattrapé entre autres celles du secteur solaire ? Depuis quand recrute-t-on directement des ministres au Cnrs, à l'Institut Pasteur, à Stanford ou au Fraunhofer Instit.??
Réponse de le 28/05/2013 à 17:27 :
En France , en effet, jamais, ca mettrait en évidence le niveau des autres. Par contre, en Allemagne, on les nomme a la tête du pays... ;-)
a écrit le 28/05/2013 à 12:37 :
En 2011, la facture énergétique de l'Europe a atteint 488 milliards d'euros soit 3,9 du PIB donc 61 milliards pour la France. 488 milliards d'euros partis principalement vers la Russie et les pays du Moyen Orient. Il faut ajouter que, depuis 1973, c'est l'argent du pétrole qui finance l'intégrisme musulman qui a fait tant de mal à la France et au monde, c'est l'argent du pétrole qui finance les programmes nucléaires de l'Iran et du Pakistan.

Voilà pourquoi il est temps de changer de politique énergétique. En commençant par investir dans l'isolation, les pompes à chaleur, la réfrigération par stockage de froid la nuit et les chaudières biomasses car, en Europe, 49% de l'énergie finale est utilisée pour le chauffage et la réfrigération.
Réponse de le 28/05/2013 à 14:10 :
Totalement d'accord. Et pour le dire autrement aux récalcitrants, l'importation d'énergie appauvrit chaque français tous les mois de 100? ! Si une telle gabegie ne suffit pas a convaincre le plus crétin des politiques d'avancer, alors c'est qu'à l'évidence certains en profitent sur notre dos...

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