L'énergie solaire photovoltaïque, solution de la transition énergétique ?

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Amaury Korniloff & Daniel Bour (c)DR
Amaury Korniloff & Daniel Bour (c)DR (Crédits : DR)
Alors que le gouvernement entame un grand débat national sur la transition énergétique, Amaury Korniloff et Daniel Bour, qui dirigent le think tank France Territoire Solaire, reviennent sur l'intérêt qu'offre l'énergie photovoltaïque pour répondre à cet enjeu français, ainsi que sur les leviers opérationnels à mettre en oeuvre pour rendre cette filière compétitive.

Fort d'un investissement stratégique engagé depuis une décennie par l'ensemble des pays européens dont la France, le solaire photovoltaïque est devenu la première source de production d'électricité installée en Europe entre 2010 et 2012 (nouvelles capacités). Cet investissement a permis une accélération de la baisse des coûts du solaire photovoltaïque (-75% depuis cinq ans) rendant aujourd'hui cette énergie compétitive par rapport aux nouvelles capacités de production conventionnelles.

Pour se figurer les changements rapides induits par la technologie photovoltaïque, il convient d'observer le poids des investissements commis dans cette technologie en Europe en 2012 ainsi que les prévisions établies à l'horizon 2020 et 2030. En 2012, l'énergie solaire photovoltaïque représente 37% des nouvelles capacités installées en Europe, prenant la 1ère place des investissements devant l'énergie éolienne (26,5% des nouvelles capacités installées) et le gaz (23%).

Evolution du marché
Les prévisions de référence indiquent qu'en 2030 les capacités installées cumulées de photovoltaïque représenteront à minima 10% de la consommation d'électricité en Europe. Au niveau mondial, les estimations d'investissements s'élèvent alors à plus de 100 milliards d'Euros annuels. Suivant ce scénario, l'augmentation de la production de modules photovoltaïques permet la poursuite de la diminution du coût de revient du kWh. En outre, l'énergie solaire, par sa capacité à être produite à proximité des consommateurs, permet également de réduire les coûts liés à l'acheminement de l'énergie, ce qui augmente encore sa compétitivité. Ainsi, avec un coût de production entre 80? et 110? / MWh (au sol) et entre 150? et 190? / MWh (en toiture - à comparer au 130? actuels du tarif bleu intégré, soumis à des perspectives haussières jusqu'à +30% d'ici 2017), l'énergie solaire photovoltaïque est d'ores et déjà compétitive sur certaines parties du territoire français en 2012, et le devient totalement sur tous les segments avant 2020.

A l'issue d'une expertise indépendante des huit scénarios sélectionnés par la Commission Energie 2050, complétée des scénarios proposés par l'ADEME et par Greenpeace, Nous avons constaté un traitement inapproprié de la question solaire photovoltaïque par l'ensemble des parties prenantes au débat national sur la transition énergétique. Au regard de l'évolution du marché mondial photovoltaïque précédemment décrit, ainsi que de la chute des coûts du photovoltaïque, nous préconisons d'engager la France vers l'objectif de 10% de la consommation électrique d'origine photovoltaïque à l'horizon 2030.

Une occasion unique
En termes de capacités cumulées installées, la France peut atteindre l'objectif de 20 GW de solaire photovoltaïque à l'horizon 2020, et de 45 GW à l'horizon 2030. Ces objectifs sont sous-tendus par une croissance de la consommation électrique entre 2012 et 2030, où les gains engrangés par la maîtrise intelligente de la consommation électrique sont compensés par une électrification accrue du bouquet énergétique global (réduction des énergies carbonées et transferts vers de l'électricité décarbonée dans les secteurs des transports et du bâtiment).

Le projet de loi qui résultera du débat national sur la transition énergétique et qui sera débattu à l'automne par les parlementaires français constitue une occasion unique de tirer profit de l'investissement poursuivi au cours des dernières années : le solaire photovoltaïque répond aux objectifs de la transition, vers un bouquet énergétique décarboné et soutenable, tant du point de vue de l'économie de la nation que de la sécurité des approvisionnements. La France doit désormais mettre en oeuvre toutes les démarches et leviers opérationnels qui facilitent le développement d'une filière solaire photovoltaïque nationale.

La force française du photovoltaïque
La force de la filière française se situe principalement au niveau des architecte-ensembliers, de l'intégration au réseau électrique, et du savoir-faire dans le développement de modèles locaux compétitifs. Ces trois forces permettent le développement d'une filière solaire photovoltaïque créatrice d'emplois, estimés à 50,000 emplois en France (pour comparaison aux 150,000 emplois estimés en Allemagne). Contrairement aux idées reçues, la création de valeur pour l'industrie photovoltaïque française ne se situe pas dans la production de cellules et modules photovoltaïques, mais dans l'ingénierie et l'industrialisation de systèmes de production et de solutions de fourniture d'électricité solaire.

Représentant actuellement 5 000 emplois dans l'industrie et 7 000 emplois dans l'installation/ingénierie/maintenance pour un CA de l'ordre de 2 milliards d'euros, l'industrie photovoltaïque française se bat pour le développement de modèles locaux innovants, dans le cadre d'une transition énergétique à la française qui capitalise sur ses meilleurs savoir-faire. Les métiers de demain sont ceux des architecte-ensembliers et de la maîtrise de l'ingénierie électrique : intégration réseau, services en amont et aval du compteur, solutions d'informations et équipements pour un pilotage décentralisé, solutions de stockage, combinés à la gestion intelligente de la demande et du développement de la mobilité électrique.

Création d'une plateforme collaborative
Dans cette perspective, le think tank France Territoire Solaire vient de soumettre une contribution au débat national sur la transition énergétique afin que soient précisés les engagements de la France. Nous appelons notamment à la mise en place d'un Plan Solaire 2020, piloté dans le cadre d'une gouvernance dédiée au développement des énergies renouvelables. Nous défendons l'idée qu'une plateforme collaborative, comparable à la plateforme Energies renouvelables 2020 mise en place en Allemagne, soit ouverte à l'ensemble des parties prenantes, placée sous le pilotage de l'Etat français en articulation avec le tout nouvel office franco-allemand des énergies renouvelables.

A travers une gouvernance paritaire entre l'Etat, les collectivités, les professionnels et les consommateurs, appuyée par des Plans d'actions spécifiques à chaque technologie, l'objectif consiste à étudier, exploiter et suivre dans le temps l'ensemble des options envisageables, sous l'angle de la complémentarité entre les technologies et de la recherche de sécurisation de l'approvisionnement, dans un modèle économique responsable. Il s'agit principalement de garantir la stabilité et la visibilité nécessaires au développement de la filière, tout en réaffirmant l'ambition française dans le domaine des énergies renouvelables et du solaire photovoltaïque. La mise en place du Plan solaire 2020 conduit par exemple l'Etat français à l'alignement sur les autres énergies électriques de la pression fiscale et des coûts d'intégration au réseau portés par le solaire photovoltaïque. Il devra également donner lieu à de nouveau mécanisme de financement pour toute nouvelle capacité de production électrique non carbonée.

Enfin, nous recommandons la création d'un tarif d'acheminement spécial pour les consommateurs dans un rayon de moins de 10 kms d'une centrale solaire pour privilégier les circuits courts ainsi que le développement d'un label « Bâti Solarisable » en collaboration avec les organisations de la construction et de la rénovation dans une logique d'anticipation de la norme BEPOS.


*Aumaury Korniloff  est Président de France Territoire Solaire et Directeur Général Adjoint de Solaire Direct . Daniel Bour  est Vice-président de France Territoire Solaire, Président de l'Observatoire de l'énergie solaire photovoltaïque en France et Président Directeur Général de Générale du Solaire
 

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Commentaires
a écrit le 04/06/2013 à 17:40 :
En tant que pro du solaire, je trouve stupide de dénigrer le pv en le fait passer pour LA solution à la sortie du nucléaire. C'est un mix énergétique tel que celui proposé par Négawatts qui est LA solution: sobriété, efficacité et renouvelables (éolien, solaire, biomasse, hydrau etc..)
a écrit le 23/05/2013 à 11:23 :
La comparaison entre le nucléaire et le solaire ou l'éolien doit se faire sur le coût de production du MWh des nouveaux équipements. --

D'un côté, nous avons un EPR qui ne sera pas productif avant le début 2017, au coût de 105 à 110 ?/MWh. --

De l'autre, nous avons un coût qui diminue chaque trimestre et qui s'exprime dans les tarifs d'achat. --- - http://energeia.voila.net/electri/cout_2016_pv_epr.htm - ---

Pour le solaire photovoltaïque, le tarif d'achat actuel à 316?/MWh concerne uniquement les très petites installations "intégrées au bâti", qui représentent à peine 20% des installations récentes. Le tarif d'achat n'est que de 172 à 182 ?/MWh pour les installations avec "intégration simplifiée au bâti". --

Mais pour tout ce qui dépasse une puissance de 100 kWc, le tarif est seulement de 82 ?/MWh. --

Et encore, c'était au premier trimestre, les tarifs ont déjà baissé depuis.
Réponse de le 23/05/2013 à 13:47 :
la soit disant compétitivité des prix du nucléaire est basé sur une gigantesque escroquerie légale: il n'y a pas d'assurance accident alors qu'elle coute entre 400 et 5000 milliards.
a écrit le 19/05/2013 à 12:01 :
La première chose serait de faire les choses à l'endroit :
- taxes au volume sur les fossiles beaucoup plus que subventions
- rappelons qu'à l'inverse des subventions, les taxes sur les fossiles n'ont pas besoin de décrets du genre "ceci est bien, ceci est mal"
- mais cela favorise toutes les "solutions", que ce soit côté conservation ou production alternative
-en parallèle baisse des taxes sur le travail, maintien redistribution infrastructures communes
-ça ne veut pas dire bien sur que les discussions stratégiques ne doivent pas avoir lieu, bien au contraire.
a écrit le 18/05/2013 à 22:36 :
pour jipebe29 : on peut démontrer que le photovoltaïque judicieusement exploité ne contribue pas à augmenter la dette souveraine, mais bien au contraire peut être un facteur de diminution de cette dette. Prenons un exemple concret (parmi d'autres). Supposons que les parkings des entreprises situés en zone urbaine ou périurbaine soient couverts de panneaux solaires d'origine chinoise, et que la production d'électricité de ces panneaux soit prioritairement utilisée pour charger les batteries de véhicules électriques mis à disposition du personnel pour leur trajet domicile travail ; un panneau chinois coûte à l'importation environ 90 Euros par m2 (550 Euros par kW crête) ; un panneau photovoltaïque produit environ 180 kWh par m2 ; pendant sa durée de vie garantie de 20 ans (au moins), il produira 3600 kWh par m2; un véhicule électrique à usage urbain consomme 18 kWh par 100 km à comparer à la consommation d'un véhicule à moteur à usage équivalent qui est de de 6 l de carburant par 100 km ; par rapprochement, un m2 de panneau photovoltaïque utilisé pendant sa durée de vie pour recharger des batteries de véhicules électriques fera donc économiser 1200 litres de carburant, qui coûte à l'importation environ 500 Euros. Judicieusement valorisée, l'importation de chaque m2 de panneau photovoltaïque chinois peut donc faire économiser 410 Euros à la balance commerciale de notre pays. Ce constat bat en brèche beaucoup d'idées reçues quant à la nocivité des importations de panneaux chinois pour notre économie ....
a écrit le 18/05/2013 à 20:17 :
Comme par ailleurs Tglobale est stable depuis 1997 (mesures Hadcrut - référence du GIEC- et RSS-mesures satellitaires), et comme le présumé rôle moteur du CO2 sur T est une hypothèse non prouvée, réfutée par l'absence de signature du CO2 en zone tropicale et par 2 publications de physiciens qui démontrent, en utilisant correctement les lois de la physique, que l'action du CO2 est non mesurable et que le modèle radiatif avec rétroaction est erroné, car il viole la seconde loi de la thermodynamique, il est raisonnable d'attendre 2020 pour voir comment le climat va évoluer, et de cesser d'invertir dans des EnR qui ne rendent pas service à notre pays, mais qui enrichissent de manière outrancière les entreprises du lobby des EnR.
Voici un document assez complet sur la problématique climatique et sur le GIEC:
http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em
a écrit le 18/05/2013 à 20:16 :
La transition énergétique est inutile, onéreuse, augmente notre dette souveraine et pénalise le pouvoir d'achat des ménages, ainsi que la compétitivité de nos entreprises. Notre mix nucléaire-hydraulique-gaz-charbon-fioul couvre environ 99% de notre production d'énergie électrique. Voir les courbes RTE: http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/eco2mix/production-d-electricite-par-filiere
Le nucléaire et l'hydraulique ne dégagent pas de CO2, tandis que les éoliennes, outre leur manque de compétitivité, leur intermittence et la nécessité de centrales gaz, font un massacre de biodiversité (chauves-souris, rapaces, migrateur).
Réponse de le 18/05/2013 à 21:29 :
Votre mix energetique incluant gaz petrole et charbon est le pire que l'on puisse imaginer pour l'economie, et nous coute 50 milliards par an. Avec un dizieme de ce budget attribue a une vraie transition, dans 20 ans nous serions autonomes...
Réponse de le 25/05/2013 à 19:07 :
@jipebe29: Tiré de l'ouvrage de la conseillère nationale suisse Isabelle Chevalley, "L'éolien, entre mythes et réalité": mortalité aviaire estimée aux USA, buildings 550 millions, chats 100 millions, pesticides 67 millions, éoliennes 28500. Pour les chiroptères, le système Chirotech permet de diminuer la mortalité des chauves-souris de 54% à 74% avec une perte de production de 0,1% seulement.
a écrit le 18/05/2013 à 20:11 :
Si le photovoltaïque est utilisé localement pour le chauffage, je suis d'accord. Mais s'il est utilisé pour être connecté au réseau RTE, alors le prix du kWh, garanti par EDF sur 20 ans, est prohibitif: 30c?/kWh, soit 8 fois plus cher que le nucléaire.


Voici un petit document sur les EnR qui a le mérite de présenter tout ce qui est caché aux citoyens:
http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE
Réponse de le 18/05/2013 à 21:27 :
Utiliser de l'electricte solaire est au dela de la betise... Si c'est pour se chauffer, le solaire thermique est nettement plus efficace
Réponse de le 22/05/2013 à 15:58 :
Exactement, il suffit d'un peu de bon sens pour le comprendre.
a écrit le 18/05/2013 à 17:39 :
Un tas de magouilles politico-financières pour arriver a 10% d'ici 2030?!... Le solaire fait rêver mais attention a l'utopie! Le recyclage du caca de dinosaure s'est encore bien plus efficace et crée des richesses donc des emplois.
a écrit le 18/05/2013 à 14:50 :
Je suis installateur PV et non, le PV n'est pas LA solution mais en fait partie. Apres tout l'Allemagne en est deja a 5% d'electricite solaire pour un pays dense, industrialise et a la ressource solaire inferieure a la France.
Mais le PV n'est la solution que couple a l'eolien, l'hydro au fil de l'eau et complete par l'hydro de stockage, le biogaz et la biomasse (qui peuvent se stocker).

On ne comprendra la problematique que si on entrevoit que l'electricite francaise est moins chere aujourd'hui qu'en 1980 en Euros constants et ceci non pas parce que le nuke est competitif mais parce qu'on n'a JAMAIS mis en reserve les fonds necessaires au demantelement et au stockage sur des millenaires. Je vous predis de douloureuses surprises dans les annees a venir.
a écrit le 18/05/2013 à 9:33 :
Belle page de pub, mais la vérité pour ceux que ça intéresse, est que la filière est en grave difficulté... Les subventions sont au taquet. Impossible de les augmenter davantage. Elles constituent déjà 15% de la facture EdF de chacun (voir dernière ligne) !...
a écrit le 17/05/2013 à 19:12 :
Il y a beaucoup mieux : la centrale hybride solaire biomasse. Une centrale thermique utilise la chaleur du soleil pour produire de la vapeur et la biomasse, brûlée dans une chaudière, prend le relais quand il n'y pas de soleil. Résultat : une énergie disponible 24H sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Grâce à l'isolation des logements et l'utilisation de pompes à chaleur sur eaux usées, l'Europe pourrait utiliser les 180 millions de tonnes de biomasse, actuellement utilisées dans le chauffage, dans des centrales hybrides solaire biomasse. La première centrale hybride solaire biomasse vient d'entrer en service en Espagne à Les Borges Blanque (22,5 MW) .
Réponse de le 18/05/2013 à 23:17 :
La Chine prévoit de produire 2000 MW en utilisant cette soi-disante révolution technologique qui n'arrivera pas. (New York Times "Solar and Biomass Plants to Work in Tandem in China" "China?s plans to build 2,000 megawatts of solar thermal power using technology from a California company, eSolar, will also include the construction of biomass power plants to generate electricity when the sun sets."
a écrit le 17/05/2013 à 18:01 :
Bonjour, je remarque que l'investissement est important 12 panneaux pour 11000 euros soit 900 euros le panneau, les messure d'économie aurai du venir du prix sur le panneau... Mais avec la taxe européen sur ce produit, les producteurs ( grand groupe financier) n'on pas finis de faire de l'argent sur les particuliers.... Comme toujours les groupe de pression au parlement européen sont parfaitement à l'?uvre.... Je plains les européens car avec se systeme totallement pourris nous n'aurons jamais une démocratie qui fonctionne correctement.... Pauvre de nous.
a écrit le 17/05/2013 à 17:43 :
Au moins dans le Sud (et il doit remonter assez haut au Nord ce Sud), toute l'eau chaude devrait être produite avec ce moyen avec un panneau sur le toit. Pour une plus grosse production, je suis plus sceptique, car le rendement n'est pas fameux, et le jour où il y a du sirocco avec du sable, il faut faire un bon nettoyage pour ne pas voir chuter le rendement (quand c'est une petite surface, ce n'est pas grand-chose à faire). C'est toujours ça de gagné en termes d'importation d'énergie, et c'est un petit morceau de l'édifice avec les autres formes d'énergie possibles.
Le solaire, c'est typiquement pour de la petite production locale.
a écrit le 17/05/2013 à 17:30 :
Petite promo pour le photovoltaique, donc!
Allez, cette filière a droit de faire un peu de réclame...
Concernant la "transition énergétique", on va avoir - pour ceux qui ne suivent pas cela - de grosses surprises, le problème étant que ces filières "du futur"sont difficilement annexables par les Usuals Suspects, pétroliers et autres nucléocrates.
Juste pour rire, tapez "énergies libres"; le mot d'ordre officiel est "que ça ne marche pas "
Alors essayez donc avec des copains, ou rencontrez ceux qui ont fait des protos, vous verrez les choses très différemment!
Réponse de le 25/05/2013 à 19:12 :
En Suisse, dans le canton de Vaud, pour les bâtiments neufs ou en rénovation, il est désormais obligatoire de produire 30% de son eau chaude domestique avec du renouvelable. Les gens choisissent le plus souvent le solaire...et ça marche très bien. Les installations se multiplient de manière réjouissante. Et pourtant, la Suisse n'est pas la Provence.
a écrit le 17/05/2013 à 16:27 :
Impressionnant les résultats de l'énergie solaire! Quand on regarde les deux photos, avant et après, on a presque l'impression que même le visage s'est modifié! Très très fort.
a écrit le 17/05/2013 à 16:00 :
Encore une idéologie de "boboecolo" qui coute plus qu'elle ne solucionne de problème:
On a besoin d'électricité en hiver (éclairage, ...) à cette saison, l'aster solaire se couche vers 18.00 ... le panneaux PV sont inutiles !
pourquoi ne pas mettre de volonté sur le thermique qui chauffe l'eau du ballon pendant la journée (cela fonctionne relativement bien même en hiver) pour prendre sa douche au retour du boulot ?
Peu d'investissements, donc pas de coulage possible pour de multiples intermédiaires avides de montages tordus ...
Réponse de le 17/05/2013 à 16:24 :
En plein hiver, les panneaux produisent tout de même 15 a 20% de la production de l'été (selon leur réglage). Avec 5Kw installés, on récupère tout de même 100KWh en décembre et en janvier. On peut encore faire pas mal de choses avec ca :-) Maintenant, on est bien d'accord qu'il ne faut pas laisser ca dans les mains des politiques... sinon, en 2100 on parlera encore de transition énergétique.
a écrit le 17/05/2013 à 15:53 :
Un cadrage structure est necessaire mais ne suffira pas. la revolution energetique doit passer par les individus a qui une marge de manoeuvre doit etre laisse. Les Enr ne peuventv etre traitees comme l'a ete le nucleaire dans les annees 60 et70 et 80.
a écrit le 17/05/2013 à 15:38 :
Encore un système opaque pour masquer son manque de rentabilité :
o "développement de modèles locaux innovants" : donc ce n'est pas encore prouvé !
o "une gouvernance paritaire entre l'Etat, les collectivités, les professionnels
et les consommateurs" : spécialité française où on ne sait plus quel est le
service et son prix réel !
o "nouveau mécanisme de financement" : c'est bien la preuve qu'il en manque !
a écrit le 17/05/2013 à 15:35 :
Encore une tentative d'unification... Il n'y a pas UNE solution a la transition énergétique, mais un ensemble de composantes. Thermique Solaire, Photovoltaique, Biogaz, Huile Végétale, Eolien... sans compter une grande démarche visant a économiser sur tous les tableaux.. de l'isolation a la réduction des consommations de tous les équipements en tous genres... C'est l'ensemble de tous ces chantiers qui constitueront la transition énergétique. Ha oui, j'oubliais, ceci implique également qu'on ne procède pas de manière centralisée, mais bel et bien sur les ensembles d'habitations de tout le monde.. 2videmment, ça gêne notre monarchie nationale...
a écrit le 17/05/2013 à 15:30 :
Le solaire pour les particuliers est encore une niche payée par le con-sommateur et le con-tribuable. 11000 euros d'investissement pour une installation de 3 kWc (12 panneaux) qui s'amortit en 10 ans et garantit 12000 euros de revenus sur les 10 années suivantes.
Réponse de le 17/05/2013 à 15:41 :
C'est tout de même moins pire que de bruler du carburant importé... Quant aux 11K d'investissement, c'est beaucoup trop. En assemblant soi-même des cellules nues, on arrive plutôt a 3K... bon, c'est vrai, EDF rechigne a vous acheter le courant produit avec ca, mais vu le budget investi, on les débranche tout simplement, plus d'abonnement, plus de KWh achetés... et en augmentant un petit peu la surface, on s'en sort très bien avec 5Kw installés pour 5K d'investissement. On économie a peu près 1200? d'EDF par an,. Remboursement en 4 ans, et 30 ans de durée de vie (j'espère...) :-)

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