Sommes-nous à l'aube d'un krach boursier ?

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Michel Santi (DR)
Michel Santi (DR)
Alors que les marchés connaissent des rebonds spectaculaires - permis par l'abondance de liquidités offertes par les Banques centrales -, certains sceptiques s'interrogent : cette nouvelle bulle spéculative est-elle vouée à s'effondrer ? Pour l'économiste Michel Santi, un krach boursier semble difficile à croire...

Les appréciations boursières spectaculaires de ces derniers mois constituent-elles une (énième) bulle spéculative ? Oui, si l'on en croit nombre d'analystes et même de gérants qui n'ont de cesse d'affirmer que le château de cartes édifié sur l'argent facile généreusement offert par les banques centrales s'effondrera inévitablement, à mesure de la fermeture de ce robinet. Après l'implosion des valeurs technologiques en 2000 et celle des subprimes en 2007, l'inquiétude est bien sûr compréhensible. En outre, il va de soi que les Bourses ont largement profité d'un contexte de taux d'intérêts extrêmement bas rendu possible par les quelque 7.000 milliards de dollars déversés dans le circuit ces dernières années par les banques centrales à travers leurs baisses de taux quantitatives.  Les investisseurs, les spéculateurs et les fonds de pension se sont à l'évidence tournés vers le marché boursier afin d'y réaliser le rendement que ne leur offraient plus les Bons du Trésor des pays aux économies stables à la rémunération insignifiante. En outre, les comportements à risques, l'instabilité financière et, en définitive, la formation des bulles spéculatives sont très souvent la résultante d'un loyer de l'argent maintenu trop bas trop longtemps.

La croissance de l'épargne
Il serait pourtant injuste de remettre en question le travail des banques centrales qui ne sont que partiellement responsables de cette conjoncture de taux bas qui est plutôt la résultante d'une augmentation substantielle de l'épargne mondiale. Ainsi, la récession et la crise ont-elles eu pour conséquence de promouvoir l'épargne dans nos économies développées, sachant qu'une tendance lourde a vu les pays émergents se mettre à économiser dès le milieu des années 2000.

Les taux d'intérêts actuels quasi nuls sont donc la suite logique de la chute de la consommation et de l'investissement provoqués par une crise sans précédent tant du point de vue de son ampleur que de sa durée de vie. Du reste, il n'y a pas que dans les pays dont la banque centrale s'est lancée dans la création monétaire intensive que les taux sont à de tels niveaux. Dans un monde où les marchés des capitaux sont intégrés et imbriqués l'un à l'autre, les taux d'intérêt réels sont effectivement négatifs dans tous les pays d'Asie et du Pacifique.

Rendements obligataires insignifiants
En fait, l'envolée des marchés boursiers ne fut que la traduction de rendements obligataires insignifiants à l'échelle mondiale et d'une rémunération offerte sur actifs traditionnels qui se rétrécissait comme peau de chagrin. En outre, ceux qui annoncent inlassablement un prochain effondrement des Bourses - qui seraient surévaluées de l'ordre de 40% - font abstraction des profits assez faramineux enregistrés par les sociétés cotées. Par exemple, les bénéfices après impôt des entreprises américaines représentent aujourd'hui plus de 10% du PIB de leur pays, alors que la moyenne historique est tout au plus de 6%. Et pour cause, l'imposition des entreprises (toujours aux Etats-Unis) s'est effondrée - de 50% de leurs bénéfices bruts depuis les années 1950 - à 20% aujourd'hui. Pour le reste, la globalisation s'en est chargée...

Une étude récente a en effet montré que deux tiers environ des sociétés figurant à l'indice Standard & Poor's réalisent entre le tiers et la moitié de leur chiffre d'affaires hors des Etats-Unis. La part des pays étrangers dans les bénéfices des entreprises américaines a même triplé depuis l'an 2000 ! Le chômage a achevé de majorer les bénéfices des sociétés puisqu'il a autorisé les employeurs à réduire progressivement les salaires réels. De fait, la proportion du travail dans l'ensemble des économies dites « intégrées » s'est effondrée ces dernières années.

Des bénéfices sans répercussion sur la croissance
Si, pour toutes ces raisons, un krach boursier semble difficilement être un scénario vraisemblable ces prochaines semaines, il est tout de même aberrant qu'entreprises et investisseurs engrangent de tels bénéfices quand, au même moment, la conjoncture économique est léthargique. Insensiblement, depuis un peu plus d'une décennie, un découplage s'est effectivement produit qui a permis aux bénéfices des entreprises de progresser sans répercussion sur les salaires, ni même sur la croissance économique.

Un fossé s'est désormais creusé entre les fortunes édifiées par les entreprises, entre les gains réalisés par les investisseurs d'une part, et  l'immense majorité des citoyens d'autre part. Les récentes flambées boursières n'ont même pas profité à une classe moyenne sinistrée par le krach de 2008 et à l'investisseur « ordinaire » échaudé par la volatilité exacerbée de ces années écoulées ayant vu l'émergence de machines qui règnent désormais en maîtresses absolues sur les fluctuations boursières. Les marchés boursiers ne vont donc probablement pas subir une liquéfaction, comme l'annoncent maints experts. Pour autant, leurs appréciations spectaculaires n'ont bénéficié qu'à un nombre fort restreint. C'est un cercle toujours plus fermé qui participe à ces réjouissances. Elle est peut-être là, la vraie bulle.
 

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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Commentaires
a écrit le 05/06/2013 à 6:59 :
"Krach scénario difficilement vraisemblable", LOL
a écrit le 05/06/2013 à 0:17 :
Monsieur Santi, c est le frere jumeau de Lenglet, c est tout dire...
a écrit le 04/06/2013 à 20:55 :
l'analyse est interressante , pour le krach il faudrait une condition , de mauvaises nouvelles de la croissance chinoise , l'échec du japon sur le plan monétaire , ou bien une nouvelle spirale de crise en europe voir un soulèvement populaire dans un pays de la zone euro avec le chômage endémique , les épargnants sont peureux depuis quelques années , ils épargnent parce qu'ils ont peur , peur pour leurs retraites , droits sociaux ou meme d'être au chômage , d'un autre coté il n'y'a pas de nouveautés sur les nouvelles technologies pour le citoyen lambda , contrairement aux années 80-90 avec l'électronique et l'informatique pour tous , il suffirait d'un rebond technologique et que les gens consomment pour qu'on evite le krach , mais a l'heure actuelle c'est plutôt la peur qui gouverne le monde , la confiance n'est pas là , quand aux pauvres ils attendent toujours de sortir de la pauvreté et cette crise de plus ressemble fort aux précédentes ou un désespoir s'emparent de ces populations , de l'autre coté les entreprises naviguent a vue , les seules entreprises qui marchent encore sont celles qui sont sur des monopoles ou des rentes , l'innovation a du mal a percer et la confiance dans un nouveau produit n'a jamais été aussi dur a trouver des fonds , les épargnants eux ne veulent pas tout risquer pour un produit qui serait un fiasco , les politiciens eux sont comme l'aiguille du baromètre , ils s'adaptent a l'émotion climatique des esprits et ce de par le monde , en démocratie ils espèrent qu'une chose , que les opposants prennent le relai vu qu'eux ne savent plus quoi faire pour relancer cette machine mondiale qui patine dans le sur-place , il nous faudrait un sursaut majeur , sinon le krach est assuré par la conjonction des peurs
Réponse de le 18/07/2016 à 23:29 :
Comment être créatif dans une société qui veut tout régenter!!!!! Être créatif c'est d'abord être différent et avoir le droit de ne pas être Charlie!!!!!!!
a écrit le 04/06/2013 à 14:06 :
Nous sommes à l'aube d'un krach boursier et obligataire aux USA, au Japon et en Europe. Autant dire que la planète finance sautera. Seule la date est inconnue. Entre temps, l'Europe va vous ponctionner vos comptes comme à Chypre.
Continuons dans cette voie puisque c'est ce que vous voulez en faisant confiance et en restant endormis..!
a écrit le 04/06/2013 à 13:40 :
Article intéressant. Michel Santi a des arguments solides mais d'autres analystes, qui ont un avis opposé, ont aussi des arguments solides. Voir par exemple :
http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/finance-marches/finances/221173755/messages-errones-marches-et-messages-trompeur
Bref, on a du mal à y voir clair.
a écrit le 04/06/2013 à 9:48 :
Et ce fossé entre nantis et citoyens lambda crée un sentiment d'injustice de plus en plus profond que les mesures gouvernementales ne font qu'augmenter car appuyant toujours un peu plus sur cette impression de "2 poids, 2 mesures"!! La corruption et la fraude n?augmentent pas pendant les périodes de crise C'est la tolérance à leur égard qui baisse!!! Peut on savoir jusqu?où?? Peut on prévoir quand ? la réponse est non mais le détonateur d'un krach se nourrit forcement du sentiment que "ça suffit" et il faut bien dire qu'à ce niveau ça monte......., gentillement,?????!!!!!
Réponse de le 04/06/2013 à 10:24 :
pas d'inquiétude tout va bien se passer ..on va juste re-coloniser les pays "pauvres" euh non les pays avec des ressources...
a écrit le 04/06/2013 à 9:33 :
Pour l'économiste Michel Santi, un krach boursier semble difficile à croire, il travaille pour qui se monsieur pour Goldman SACHS, le FMI, et CHYPRE c'est quoi ? Un manque de liquidité, une mauvaise gestion ? Arrêtez la pompe à billet, on va voir si le krach boursier ne suivra pas, sur le fil du rasoir l'économie mondiale, ha oui le JAPON c'est cuit.
Réponse de le 04/06/2013 à 11:15 :
Pas vraiment, M. Santi est plutôt très à gauche, ce qui se retrouve d'ailleurs assez bien dans la fin de son billet. Ceci étant il a raison sur un point, la liquidité n'a jamais été aussi abondante et dans le même temps ça n'a jamais aussi peu profité à la majorité des citoyens. Cette étanchéité insitutionnels/citoyens fait que l'émission de liquidités n'a rien de Keynesien et ne participe en rien d'une quelconque forme de relance économique, elle pérénnise juste le système en l'état en lui permettant de flotter, c'est peut-être le moindre mal ça n'en reste pas moins un sentiment désagréable.
a écrit le 04/06/2013 à 9:04 :
Ilest difficile de prevoir c quipeut se passer, la transparence est telle, que les pillules qu'on veut nous faire avaler, dans 90 %des ca passent , que faire?rien
pourquoi? parce qu'on ne peut rien faire. on ne peut rien dire, on est muselé, notre liberté en prend un sacré coup, alors que peut on faire,
a écrit le 04/06/2013 à 8:48 :
Il n'y aura pas de krach tant que les particuliers ne sont pas revenus sur le marché. Or ceux-ci ce méfient, car ils se sont fait assez plumer comme çà. Et ils voient bien que les marchés sont toujours organisés comme en 2007-2008, c'est-à-dire pour que les hedge funds, qui peuvent vendre à découvert autant qu'ils le veulent, siphonnent leur épargne.
Réponse de le 04/06/2013 à 9:09 :
D'où la nécessité d'interdire les ventes à découvert.
Réponse de le 04/06/2013 à 9:26 :
vous pensez que ce sont les particuliers qui provoquent les krachs? Regardez comment les investisseurs réagissent aux annonces (vraies ou fausses) comme des volées de moineaux aucun recul Ajoutez à ca qu à ce jour 61% des transactions boursiéres sont régies à la microsecondes par des machines utilisant des algorythmes surveillant des mots clés dans les flashs d actualités et vous verrez la mesure de la folie et à quel point on s est éloigné de la vrai fonction de la bourse
Réponse de le 04/06/2013 à 9:27 :
@JB38 c est un point du probléme effectivement et une abhération tant économique que financiére
a écrit le 04/06/2013 à 8:17 :
En 2007 plus de 6000, en 2013 moins 4000, où est la bulle?
a écrit le 03/06/2013 à 23:25 :
Oui, bcp craignent cet effondrement du tout !
a écrit le 03/06/2013 à 22:30 :
Pour une fois je serai indulgent avec M.Santi, il nous livre un point de vue argumenté qui, en l'occurrence est aussi valable qu'un autre. C'est un domaine où il est très délicat de faire des prédictions, un faisceau de prédictions pouvant elles-mêmes influencer le résultat. J'ai également appréciés les longs commentaires déjà publiés ci-dessous qui donnent des éclairages complémentaires.
a écrit le 03/06/2013 à 21:34 :
Cette obsession du Krach est vraiment étrange, c'est comme quelqu'un qui aurait peur de prendre une voiture car statistiquement il aura en moyenne 2 accidents en voiture dans sa vie; pourtant dans chaque cas il n'en connaitra pas l'ampleur, et certains n'auront rien alors que d'autres subiront plus d'épreuves.
Quand commence un Krach ? en fait c'est juste un mouvement de foule, bien des gens ont eu l'impression d'avoir assisté à des krachs sur leur portefeuille alors que le marché bougeait à peine, et pour d'autres c'est l'inverse.
Quelle est la longueur d'un Krach, c'est comme auparavant, vous pouvez considérer la chute de mi2007 à début 2009 comme un seul Krach( comme de 1929 à 1932), vous pouvez aussi vous arrêter à un seul jour, mais pourquoi ne pas la semaine ou l'heure( le célèbre mini krach électronique du dow fait à la fin de séance) .
Y'a t-il une différence entre consolidation et Krach ? cela dépend en fait uniquement du niveau de pertes de l'observateur, mais ce dernier peut aussi gagner à la baisse.
Y'a t-il des krach haussiers ? oui il suffit de retourner l'écran, et l'exemple du Nikkei cette année est parlante.
Le Krach n'est-il que la contrepartie d'une bulle ? en effet, votre coeur bat en faisant des hauts et des bas, le marché fait pareil, on ne peut avoir l'un sans l'autre( la reproduction de l'activité et de la vie humaine comme un mouvement brownien à l'échelle planétaire), tout le système repose sur l'artifice que chacun se croit meilleur que les autres, pensant rentrer ou sortir plus tôt, avant les autres, et plus il gagne plus il se croira intelligent, et fera d'erreurs fatales qui le remettront à sa place. Au final, la seule variable indépendante de ce système cyclique est la masse monétaire réelle, c'est à dire liée à la production, c'est à dire le nombre d'humain, c'est la seule chose qui fait que les marchés montent et ne retombent pas à leurs anciens prix, mais pendant longtemps, des siècles, les marchés et les prix des produits furent directement relié à la croissance ou la décroissance des populations. Et, à notre époque, non seulement la population stagne mais la valeur intrinsèque de la monnaie s'érode( car n'étant plus basée sur du réel). Le krach attendu, fantasmé, n'est plus alors un simple retour de cycle, une simple broutille ou une peur ridiculement individualiste sur son portefeuille d'actions, mais prend une dimension largement plus épique. Le dow qui retombe à 100( même s'il passe par 100000 avant) ? mais pourquoi pas, après tout, tout produit financier retombe invariablement à long terme à sa valeur de création, qui est souvent 0, hé oui, les cycles sont eux-mêmes contenus dans des supercycles encore plus grands, et ces derniers contenus encore aussi et ainsi de suite, et ce jusqu'à peut-être le cycle premier, l'expansion de l'univers( et certainement sa rétractation ensuite). S'il n'y a ainsi rien de tangible, à quoi bon avoir peu de quelque chose d'inéluctable ? tout n'est que spéculation, nous ne faisons tous que jouer des montées ou des baisses, l'anormalité, c'est la stagnation, c'est une chose à son prix, la vie c'est le mouvement, la mort c'est la stagnation. Allons, vivons ! on s'en fiche où on va, tant qu'on bouge.
a écrit le 03/06/2013 à 21:23 :
Pour une fois qu'un économiste porté sur la finance a un regard critique, on devrait plutôt l'encourager. Bref on nous a fait entrer dans un jeu gagnant-perdant. Remarquez que je ne blâme pas "les marchés", leur rôle c'est d'évaluer des opportunités, leurs risques et leur potentiel. Non ce n'est pas le job du tout des marchés de faire de la politique et du social, et encore heureux ! Par contre du côté des politiques, il y a comme un affaissement dramatique.
a écrit le 03/06/2013 à 21:21 :
Les marchés financiers : le moral des investisseurs est au plus haut, alors que les données des fondamentaux (croissance - endettement des Etats - chômage ) se dégradent de jour en jour. Et comble de la situation : les volumes des marchés sont au plus bas, tandis que les cours de bourse battent tous les records d'avant crise, démonstration même de l'artificialisation et de la manipulation des mouvements de bourse via des circuits parallèles. Un tour de passe-passe utilisé partout dans le monde par la FED, qui ne s'en cache même pas. Les bulles spéculatives formées d'actifs virtuels et celles en formation n'ont aucun précédent, d'autant plus qu'elles ne reposent sur aucune base, sur aucun socle économique tangible. Les mouvements financiers sont sans commune mesure avec ceux des marchandises. Le rapport est de 50 à 1 - pour 5 milliards $ en moyenne d'échanges commerciaux quotidiens dans le monde - les flux monétaires sont à + 200 milliards. Ceci explique aussi le processus d'assèchement de l'économie réelle qui a été entrepris à dessein depuis les années 1980, jusqu'à aboutir aux conséquences ingérables de l'actuelle crise majeure.

Qui plus est sans l'apport de la manne mensuelle de 80 milliards $ issus des quantitative easing de la FED, et sans celle des milliards ? issus de la pure création monétaire non conventionnelle opérée par la BCE, les marchés collapseraient.
a écrit le 03/06/2013 à 21:19 :
La liberté d?entreprise, la création de richesses et d?emplois sont-ils en périls en France ? Elles sont reconnues d?utilité publique même si l?enrichissement extravagant choque. On assiste à une déroute et l?opinion est claire, nombreux sont ceux qui demandent la démission de la présidence et l?on compte de nombreux révoltés, pire que du mécontentement. Le déficit c?est pour qui ? Les français ne veulent plus d?impôts et à 70% ils sont prêts à descendre dans la rue. On relève dans la presse les faits suivants : l?économie de l?endettement arrive à son terme. Nous aurions 112% de crédit. La surveillance de la soutenabilité doit être plus exigeante. Les PME n?accèdent pas aux marchés pour se financer. Il faut passer à une économie de fonds propres. Le financement de l?Etat ne doit pas évincer les entreprises. Les entreprises sont financées par les banques à 76% et 90% pour les PME. Les marges des entreprises françaises sont plus réduites de 25% par rapport à nos voisins, ce qui réduit leur autofinancement. L?épargne est mal rémunérée en Europe par rapport aux autres zones, deux ou trois fois plus aux USA et en Asie. On parle d?un besoin de financement de 80 milliards, plus 10 pour les PME et 20 pour la R&D par an. La France ne détient pas de fonds de pensions de retraite. Le régime réglementaire détourne l?épargne des placements en fonds propres et ressources longues. La fiscalité met à mal l?investissement en actions des ménages. La dépendance de la France à l?étranger augmente. On note une réduction de l?offre d?épargne. Il existe un risque de marginalisation de l?Europe qui ne règle pas ses problèmes internes. Le financement de l?économie pose le problème de la souveraineté nationale et du contrat social. Il existe un risque de transfert des centres de décisions. Ainsi ce dont on parle, c?est le risque systémique pour l?économie française. Un problème de financement de l?activité sur ceux des bulles qui drainent les revenus comme l?immobilier. Nous avons un risque d?éclatement de la société française en plus de la déroute que nous connaissons déjà? Si on manifeste en Europe, la question du laxisme se pose. Alors faisons-nous du développement économique ? Il serait utile qu?on se saisisse de ces questions au sein de la société? Une claque aux hooligandistes !
a écrit le 03/06/2013 à 20:43 :
l'injection monétaire dans la sphère financière n'avait d'autre but que de maintenir le prix des actifs (financiers ou immobiliers) après l'immense perte monétaire des marchés en 2008 et la perte de confiance qui en a résulté. Imaginons notre économie française avec un immobilier qui perdrait 30% de sa valeur comme en 1993. Il a fallu 10 ans à la France pour s'en remettre.
Les épargnants confiants dans le long terme et en la raison ont été récompensés. Le problème est que personne ne croit vraiment à cette valeur et que même les banques refusent de faire crédit avec ces valeurs là en garantie. Alors l'investissement est en berne.
a écrit le 03/06/2013 à 20:17 :
Avec la sur impression de papier monnaie euro, dollar et yen au quotidien ces billets ne vaudront bientot plus rien, les chinois n'en veulent plus, les échanges commerciaux en asie se font en or, donc toutes ces fausses monnaies papiers vont disparaitre. La seule solution pour protéger son épargne c'est d'acheter de l'or physique. Faites le avant qu'il ne soit trop tard.
a écrit le 03/06/2013 à 19:45 :
si a 4000 pts le CAC est au bord du krack merci de nous indiquer le bon niveau 2500, 2000? La periode est volatile et les anticipations surtout aux USA genereuses, il y a donc des risques de corrections c'est evident ce qui donne de la marge aux cassandre. Rien de neuf sous le soleil...
a écrit le 03/06/2013 à 18:42 :
Il ne reste plus qu'à continuer ce mouvement et obtenir que les entreprises investissent massivement dans les projets d'avenir: robotisation de tous les secteurs, éducation, santé...D?où l?intérêt que doivent avoir les institutions financières pour continuer à soutenir ce mouvement historique de l'amélioration de la condition humaines. Le Japon l'a compris grâce à l'exemple américain.
a écrit le 03/06/2013 à 18:00 :
bien sûr, ce monsieur Santi Grand Expert devant l'Eternelle Finance, avait sans doute vu venir le krach de 2008.....Comme nombre de ses collègues, il fait sans doute partie de tous ces "experts" qui dédramatisent la situation depuis les 5 dernières années ("la croissance repart" et autres inepties qui se sont toutes vérifiées)

Alors bien sur, nous allons encore prendre pour argent comptant l'avis de cet "Expert" qui ne fait que continuer à croire, comme tous ses coreligionnaires, au Dieu de la Finance et de la Spéculation...au Dieu économique capitaliste....

La Bête a toujours faim, donnons-lui encore plus de liquidités n'est ce pas? Ce qui revient à continuer de verser de l'essence dans le réservoir alors que le moteur est cassé....mais ça, les "Experts " de tous poil pensent qu'en continuant de faire l'autruche, l'essence ne débordera pas et ne s'embrasera pas........


no comment
a écrit le 03/06/2013 à 17:40 :
Un fossé s'est creuser entre ce qui on gagné de l'argent en dormant grâce à l'immobilier et les autres.
a écrit le 03/06/2013 à 17:40 :
par hasard c'est M.Santi qui vous paye pour publier ses articles?
Rien de nouveau,deja lu dans la presse allemande-suisse et italienne.
Chaque article de Santi c'est l'invention du feu et l'eau chaude.
Le prochaine krach c'est lui!
Réponse de le 03/06/2013 à 19:11 :
+1, la prochaine c'est l'eau tiède, puis le moteur à eau, c'est la rubrique humoristique de la tribune.
Réponse de le 03/06/2013 à 21:33 :
Olivier Delamarche le crie tous les mardis sur BFMBusiness.
http://leblogalupus.com/2013/05/28/olivier-delamarche-la-crise-est-loin-detre-finie-28-mai-2013/
Réponse de le 04/06/2013 à 6:09 :
tellement vrai...
Réponse de le 04/06/2013 à 9:36 :
Santi, c'est un peu Mame Irma Finance... Il lit dans ses tazrots, et factures des commentaires aléatoires a tous ceux qui veulent les lui acheter... Ca occupe le bon peuple, mais ca ne fait surement pas avancer d'un poil :-)
a écrit le 03/06/2013 à 17:30 :
On a retrouve Jean Pierre Gaillard !

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