• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le salut par le "politique"

Photo de Ivan Best

Michel Santi*

Publié le 17 mars 2014 à 07:15 - Mis à jour le 17 mars 2014 à 15:29

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les banquiers centraux ont largement suppléé, depuis le début de la crise, l'inaction des responsables politiques. Mais il ne leur revient pas de canaliser le système financier ou de résorber les inégalités. Aux politiques de prendre, enfin, leurs responsabilités!

La plaie de notre temps se résume en une inéluctable décrue de la capacité industrielle de nos nations occidentales. C'est ce déclin qui est fondamentalement responsable de nos croissances anémiques, un temps masquées par la progression des endettements. Pour autant, serons-nous secourus par l'accélération des dépenses des marchés émergents et par le creusement de nos dettes ? Leur conjugaison permettra-t-elle la reprise de la croissance occidentale ? Du reste, l'environnement économique et financier actuel est-il seulement favorable à une croissance saine et stable sur le long terme ? Et quelles sont ses vulnérabilités ?

L'accumulation des déficits, un anesthésiant

À cet égard, ne nous méprenons pas sur les raisons profondes de l'essor et de la prospérité économiques de l'Europe périphérique ayant immédiatement suivi l'avènement de l'euro. Ils sont redevables à l'effondrement de ses coûts de financement l'ayant autorisé à créer des emplois payés par de la dette. La fin des réjouissances a été sonnée par la crise qui a mis à la diète gouvernements, régions, monde de la finance et secteur immobilier… Entre-temps, l'accumulation des déficits devait agir comme un anesthésiant qui éviterait de poser - et de se poser - les bonnes questions.

La productivité n'avait en effet pas besoin d'être augmentée, car l'argent facile permettait de combler toutes les lacunes avec, comme conséquence inéluctable, une dégradation - bientôt dramatique - de la compétitivité dans nombre de ces nations. Par la suite, et de proche en proche, c'est cette descente graduelle aux enfers de la compétitivité qui devait à son tour grever davantage les déficits, forcés de s'élargir mécaniquement pour compenser une productivité déclinante.

Les Allemands blasés par des années d'argent à bas prix

L'Allemagne, elle, ne devait pas emboîter le pas de l'Espagne, du Portugal ou de l'Irlande car elle était habituée à se financer à bas prix. L'euphorisant des taux bas ne devait effectivement pas plus affecter son gouvernement que ses entreprises ou ses ménages blasés par des décennies de coût de l'argent modique. C'est donc à ce stade et à la faveur d'une implosion exclusivement imputable à des endettements privés massifs (aux États-Unis comme en Europe) - qui provoquèrent à leur tour une perte de confiance généralisée (y compris envers des États qui avaient repris à leur compte une portion importante de ces dettes) - que la force de frappe des banques centrales put être appréciée à sa juste valeur. Ou que - en creux - les hésitations et les tergiversations de certaines autres banques centrales à faire appel à leur arme nucléaire devaient être cruellement ressenties.

Les banques centrales ont sauvé le monde !

Celles de ces banques centrales occidentales ayant fait preuve de volontarisme et d'imagination ont exactement répondu aux attentes des marchés et de leurs États de tutelle respectifs. Elles ont visé juste en facilitant jusqu'à l'extrême l'accès aux liquidités, en se lançant à corps perdu (pour la Réserve fédérale américaine et pour la Banque du Japon) dans des programmes ambitieux de création monétaire, en acceptant des actifs souvent discutables en nantissement de certains prêts accordés, en achetant généreusement des valeurs et des titres : autant de décisions - parfois révolutionnaires, très souvent controversées - mais qui ont fini par restaurer la liquidité et par « réparer » les marchés.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

De ce point de vue, ces banques centrales ont sauvé le monde !

Des politiques monétaires qui se retournent contre l'emploi...

En même temps, comment ne pas déplorer l'incessante chute de la proportion des revenus du travail dans la richesse et dans le P.I.B.? Dans ces conditions, il est impossible de ne pas faire un lien - voire de ne carrément pas associer - la part du travail en peau de chagrin au coût très bas d'accès au capital. En fait, il semblerait que ces politiques peu conventionnelles des banques centrales - ayant pour objectif ultime et honorable de résorber le chômage - se soient… retournées contre l'emploi !

Les banquiers centraux auraient accentué  les vulnérabilités du système

En orientant le surinvestissement dans des domaines ou vers des marchés particulièrement sensibles à des taux d'intérêt bas, les programmes de création monétaire induiraient-ils des distorsions défavorables à l'emploi ? Ou créeraient-ils un contexte où l'emploi ne serait plus qu'une forme tout compte fait assez peu rentable d'investissement ? Comment ne pas se souvenir de la période ayant immédiatement précédé l'implosion des subprimes (2007), marquée par une profusion de constructions immobilières et par une chute libre de la fabrication de machines ?

Et comment ne pas comparer le niveau surréaliste actuel des capitalisations boursières aux taux de croissance - et bien sûr de chômage - occidentaux ? Dans ces conditions, peut-on affirmer que les interventions massives des banquiers centraux ont accentué les vulnérabilités du système ?

Sauver "Main Street" après Wall Street

Au demeurant, pourquoi ceux-ci se sont-ils départis de leur conservatisme légendaire en adoptant, sans l'ombre d'une hésitation, des mesures non conventionnelles qui représentaient réellement un pas de géant vers l'inconnu ? Les réponses sont forcément multiples. N'oublions pas que, dans la chronologie des évènements qui se sont succédé depuis 2007, les banques centrales ont foulé aux pieds la règle du « moral hazard » en secourant et en renflouant la quasi-totalité des établissements financiers au bord de la faillite. Impossible de prétendre donner des leçons de vie, de morale ou d'honnêteté à des banquiers peu scrupuleux si c'est l'ensemble du système qui est au bord de l'implosion. Quel banquier central voudrait rester dans les annales comme celui qui a coulé le navire pour avoir tenté de corriger un marin, fût-il le capitaine ? Par ailleurs (seconde raison de l'intervention des banques centrales), après avoir sauvé Wall Street, il leur était - politiquement et moralement - impossible de ne pas faire appel à leur artillerie lourde pour sauver « Main Street » !

En outre, un artifice technique basique comme le taux zéro était un jeu d'enfant à mettre en place en regard de la complexité des programmes TARP (Troubled Asset Relief Program) ou TALF (Term Asset-Backed Securities Loan Facility) ayant sauvé les banques… Autrement dit, après n'avoir hésité à aucun moment à revêtir la toge politique qui consistait à sauver les banques, il était impossible aux banques centrales de ne pas procéder aux baisses de taux quantitatives censées relancer les fondamentaux économiques. À moins que leur incontestable succès face à un système financier dont elles ont pu et su prévenir l'effondrement ne les ait persuadées qu'elles bénéficiaient de cette main qui permettrait de sauver à son tour l'économie ?

La frilosité des responsables politiques

Enfin, troisième raison de leur hyper activité, les banquiers centraux justifient leurs actions énergiques et peu orthodoxes par la frilosité des politiques, tétanisés face aux décisions difficiles. Il est vrai que très peu de femmes et d'hommes au pouvoir ont le cran d'imposer des mesures contre-cycliques afin de contenir l'expansion économique dans un cadre général de bénéfices et de revenus flamboyants. D'où l'attitude des banquiers centraux, qui estiment représenter le seul et unique recours à même de sauver nos économies, car nos politiques ne sont obsédés que par leur popularité.

Et, de fait, dès lors que le politique tergiverse à choisir entre le mauvais et le pire, le banquier central (et son pouvoir de création monétaire) s'avère incontournable, indispensable, et c'est là qu'il contribue (certes involontairement) à exacerber les vulnérabilités du système à la faveur de son usage indifférencié et intensif de politiques peu conventionnelles. Du coup, le politique s'efface devant le banquier central, et c'est exactement ce qui se passe actuellement dans un pays comme les États-Unis, politiquement paralysés par l'affrontement entre Démocrates et Républicains. Ou comme dans cette Union européenne dominée par des technocrates non élus.

Si le banquier central est aujourd'hui sur le devant de la scène, et si ses instruments se révèlent absolument vitaux pour maintenir nos économies sous perfusion au risque d'exacerber leur vulnérabilité et d'en devoir payer le prix demain, c'est tout simplement parce qu'il s'est vu contraint d'occuper une place laissée vide par le politique. Or, il n'est nullement dans les attributions d'une banque centrale de résorber les inégalités ou de canaliser le système financier. Autrement dit, seul le retour du politique et d'un débat public digne de ce nom permettront enfin d'atténuer les vulnérabilités de nos économies.

Michel Santi est un macro économiste et un spécialiste des marchés financiers. Il est l'auteur de :  "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience" et "L'Europe, chronique d'un fiasco politique et économique"

Michel Santi*

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats
Le drapeau national japonais hissé au sommet du bâtiment du siège de la Banque du Japon à Tokyo, Japon. /Photo prise le 23 janvier 2025/REUTERS/Issei Kato - Le drapeau national japonais hissé au sommet du siège de la Banque du Japon est vu entre les...

OPINION. « Le put Uchida » (Michel Santi)

En promettant en août 2024 de ne pas relever ses taux par marchés agités, la Banque du Japon a offert aux spéculateurs une assurance gratuite qu'ils exercent depuis sans relâche. Le yen faible a ses raisons, différentiel de taux, choc pétrolier, doute budgétaire, mais aucune n'explique la démesure des positions. À dix jours d'une réunion décisive, Tokyo découvre que le plus coûteux des passifs est une promesse.

Idées & Débats
Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats