Ce que nous disent les OGM de la France

La contestation de la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM), particulièrement forte en France, ne faiblit pas ces derniers temps. Arguant du « principe de précaution », elle est parvenue à entraver le développement de la recherche dans ce domaine. De sorte que certains scientifiques sont sortis de leur champ, si l'on ose dire, pour aller chercher les vraies explications à un tel refus. Marcel Kuntz estime ainsi que l'enjeu est devenu politique, tandis que Gérard Kafadaroff y voit une peur de l'innovation. Enfin, Jean de Kervasdoué évoque la substitution des émotions à la raison qui depuis trois décennies alimente une méfiance croissante à l'égard de la notion de progrès.
Robert Jules

8 mn

La politisation du sujet des OGM nous empêche de saisir l'enjeu réel qu'ils représentent pour l'avenir. | REUTERS
La politisation du sujet des OGM nous empêche de saisir l'enjeu réel qu'ils représentent pour l'avenir. | REUTERS (Crédits : reuters.com)

L'étudiant qui, dans une ou deux décennies, prendra comme sujet de thèse la réception des organismes génétiquement modifiés (OGM) en France devra non seulement posséder des connaissances en biotechnologie, mais aussi de solides notions de sociologie, de sciences politiques et d'histoire des idées. Car l'épistémologie sera insuffisante à expliquer pourquoi la France est le pays où le rejet aura été le plus massif.

Si l'on ne tranchera pas ici sur le bien-fondé scientifique de ces organismes, on pourra toujours se reporter à l'évaluation - non sensationnaliste - d'un rapport du département de l'Agriculture américain. Elle est d'autant plus instructive qu'elle est menée sur une production à grande échelle, les États-Unis cultivant des variétés OGM de maïs, blé et coton depuis deux décennies. On notera que cette étude mesurée n'a fait pratiquement l'objet d'aucun article dans la presse généraliste française.

Quant à notre futur thésard, il pourra tirer profit de la lecture de trois ouvrages parus ces derniers mois dont les auteurs sont des scientifiques sortis de leur domaine d'expertise sur les OGM pour s'interroger sur les raisons du refus français.

 

Une question politiquement sensible 

Le premier est l'œuvre de Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des OGM. Selon lui, le problème majeur réside dans la politisation de la question. De fait, en mai dernier, lorsque l'Assemblée nationale interdit définitivement la culture d'un maïs transgénique en France - le MON 810 de la firme américaine Monsanto - au nom du « principe de précaution », l'affaire divise gauche et droite.

Les députés socialistes, alliés aux élus écologistes et au Front de Gauche, ont choisi l'interdiction. Les élus de l'UMP et du centre (UDI) ont été partagés. Cependant, lorsque l'UMP était au pouvoir, elle a plutôt adopté un profil bas en la matière. La question est devenue si politiquement sensible et si clivante que même la Commission européenne a refusé d'entrer dans le débat, laissant à chaque pays la liberté de légiférer comme bon lui semble.

Politisation néfaste 

Dans « OGM, la question politique » Marcel Kuntz tente de comprendre comment on en est arrivé là.  L'auteur retrace minutieusement le parcours politique de cette opposition aux OGM qui a fédéré plusieurs mouvements de contestation : mondialisation, malbouffe (la carrière médiatique de José Bosé a commencé par le démontage d'un MacDonald's), méfiance à l'égard des autorités et du secteur agroalimentaire après le scandale de la vache folle ou encore la mode des alternatives en bien des domaines - santé, alimentation ou commerce. Ce mouvement a été soutenu par les écologistes qui se sont imposés sur la scène politique en bénéficiant d'un relais important dans les médias.

Le mode d'action de ces campagnes a lié recours à la violence (arrachage de cultures même si elles sont menées dans le cadre de la recherche publique), campagne médiatique contre les laboratoires, omerta sur les résultats favorables aux OGM ou encore focalisation sur la société Monsanto, le « bad guy » de l'agriculture, alors même que l'offre des semences - non OGM est fournie par deux ou trois multinationales.

Au final, et c'est dommageable pour la démocratie, il manque un réel débat sans a priori sur les OGM. Car comme le souligne Marcel Kuntz, parler « des »  OGM est un non-sens. Le scientifique ne peut parler que de tel ou tel OGM, les distinguer au cas par cas, celui du coton ayant une structure différente de celui du maïs. Surtout, la politisation du sujet nous empêche de saisir l'enjeu réel pour l'avenir en évitant certaines questions que pose l'auteur: « Quels regards sur le transfert de gènes réalisés par l'Homme? Qu'en est-il de la brevetabilité? La coexistence entre cultures d'OGM et les autres est-elle possible? »

 

La peur française de l'innovation 

Pour sa part, Gérard Kafadaroff, ingénieur agronome, spécialiste des biotechnologies, voit dans ce rejet des OGM un symptôme plus général, celui de « La peur française de l'innovation», titre de son livre. A ses yeux, ce rejet représente un « symbole fort de l'incapacité de la France à s'insérer dans un monde globalisé dans lequel la puissance des nations passe par la maîtrise des technologies ».

Selon Gérard Kafadaroff, cette peur de l'innovation, notamment dans les biotechnologies, va avoir de lourdes conséquences économiques, en particulier dans l'agroalimentaire, qui fut longtemps un des moteurs de nos exportations. « La France a perdu son rang de premier exportateur de produits agroalimentaires en 2005 au profit des Etats-Unis, puis des Pays-Bas, de l'Allemagne et récemment du Brésil », note l'auteur. En ratant la révolution biotechnologique, nous risquons d'être disqualifiés pour relever le défi de nourrir correctement une population humaine croissante dont les habitudes alimentaires évoluent, alors que les surfaces de terres arables sont limitées.

 

Une "pathologie de nantis" sans culture scientifique

Car enfin pourquoi les OGM sont-ils massivement adoptés partout hors d'Europe ? Ces pays-là veulent-ils s'empoisonner? « L'agressivité des Européens à l'égard des OGM relève d'une pathologie de nantis », ironise une chercheuse kényane, citée par l'auteur.

Outre les réfutations argumentées et précises qu'il donne sur les points avancés par la contestation protéiforme - de la « science citoyenne » en passant par la défense de l'agriculture biologique (à peine 3% des terres cultivées en France) - , l'auteur montre combien l'absence de culture scientifique dans le monde politique, institutionnel, éducatif ou médiatique laisse le champ libre à la prolifération d'opinions sensationnalistes et irrationalistes (notamment celle du « retour du naturel »). Autant d'éléments qui concourent à alimenter la peur de la recherche et de la nouveauté.

Au final, le (non) débat sur les OGM n'est qu'un exemple qui illustre un mal plus profond, le repli de la France dans son village gaulois alors que le pays fut durant des siècles une référence à travers le monde en montrant combien le progrès social et l'émancipation du plus grand nombre passait par le progrès scientifique.

 

Confusion de pensée 

C'est cette thématique que l'on retrouve dans « Ils ont perd la raison » que signe Jean de Kervasdoué,  ingénieur agronome et scientifique. Elargissant son propos bien au-delà des OGM (pesticides, diesel, nucléaire, cellules souches, vaccins...), il montre que les émotions ont désormais pris le pas sur les preuves scientifiques.  Or, cette évolution est surtout à l'œuvre dans la gauche française depuis trois décennies, témoigne cet ancien proche de Jean-Pierre Chevènement. C'est ce qu'il décrit au travers de son propre parcours de scientifique et de militant. 

Car historiquement, rappelle-t-il, la gauche a conjugué le progrès scientifique avec le progrès social, luttant contre une droite jugée obscurantiste, liée au camp de la religion et de la superstition. Plus précisément, Jean de Kervasdoué constate :

 « On a collectivement perdu la raison, au sens où la réalité ne compte plus. Le premier signe de cette déraison se manifeste par la confusion de la pensée et s'illustre notamment par le mélange des valeurs comme cette prétention nouvelle qui affirme que le bon doit être juste et que le juste doit être vrai. »

Sur un plan plus philosophique, cette attitude caractérise ce que l'on nomme le post-modernisme, dont certains théoriciens ont pu dire que la science était une « construction sociale ».


Pourtant comme le rappelle Jean de Kervasdoué :

« Si nous jouissons de grandes facilités pour nous nourrir, nous déplacer, nous soigner, nous chauffer, c'est parce qu'il y a cinq siècles des hommes (...) ont trouvé un nouveau moyen de résoudre pacifiquement certains de leurs conflits. Ils ont inventé la méthode scientifique où, pour convaincre, il ne suffisait plus de compter sur des talents oratoires et des opinions - fussent-elles généreuses - mais sur la force des raisonnements et la qualité des expériences. »


Au final, les ouvrages de ces trois scientifiques viennent rappeler combien la science a amélioré la condition des hommes en approfondissant notre connaissance de la réalité et en nous obligeant à entrer dans des territoires inconnus, pour le pire comme le meilleur. S'imaginer qu'un statu quo décrété par une « démocratie d'opinion » permettrait de nous protéger de tout risque est un leurre, car la régression que constituerait le fait de tourner le dos à la science pourrait s'avérer bien pire encore...

 

 

Bibliographie



Marcel Kuntz « OGM, la question politique », éditions Presses universitaires de Grenoble (PUG), 143 pages, 17 euros.

Gérard Kafadaroff « OGM. La peur française de l'innovation », préface de Maurice Tubiana, éditions Baudelaire, 232 pages, 20 euros.

Jean de Kervasdoué « Ils ont perdu la raison », éditions Robert Laffont, 240 pages, 19 euros.

 

Robert Jules

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Commentaires 57
à écrit le 28/07/2014 à 18:48
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Comme cultivateurs j aimerais souligner que le problem est un autre. Si je passé a' cultivar un OGM je depende 100% duvendeur de grain. 1) Les brevets sur le vivant2) l'utilisation de plantes stériles ME FORCENT à racheter des graines aux producteur ...

le 29/07/2014 à 23:02
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Vous êtes « cultivateurs » ? Vraiment ? Ça fait longtemps que ce terme n'est plus utilisé... Vous récitez le catéchisme de l'anti-OGMisme primaire. En Europe, que l'agriculteur cultive une variété GM ou conventionnelle, sa situation par rapport...

à écrit le 28/07/2014 à 14:24
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Créer un organisme OGM ou PGM est un viol de la nature. Point barre. Quand est-ce que les hommes comprendront qu'il faut travailler avec et pas contre elle ? Agro-écologie, BRF, permaculture, agricultures "écologiquement intensives" qui préservent le...

à écrit le 28/07/2014 à 12:00
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Créer un organisme OGM ou PGM est un viol de la nature. Point barre. Quand est-ce que les hommes comprendront qu'il faut travailler avec et pas contre elle ? Agro-écologie, BRF, permaculture, agricultures "écologiquement intensives" qui préservent le...

le 29/07/2014 à 23:47
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Madame, Un viol de la nature ? Forcer un âne à monter une jument pour produire un mulet est un viol de la nature. Croiser un blé et un seigle, en déployant des trésors d'ingéniosité en laboratoire pour sauver l'embryon, et produire le tritic...

le 28/08/2014 à 19:34
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@Wackes. L'agriculture, c'est "dominer" la nature ? Je préfère le terme de "gérer". Cette gestion requiert des techniques, matérielles et organisationnelles. Certaines de ces techniques sont nouvelles. C'est le cas des biotechnologies qui nous do...

à écrit le 28/07/2014 à 10:36
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Même les sites anti OGM les plus militants sont incapables de dire ce que l'on risquerait à manger du maïs Bt. Par contre on sait très bien que les maïs non OGM sont plus susceptibles d'être contaminés par des champignons produisant des mycotoxines d...

le 28/07/2014 à 23:35
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Les maïs ogm peuvent tout autant avoir des mycotoxines. Par contre la résistance aux organismes ogm devient systématique dans le temps donc aucun intérêt global surtout quand il faut techniquement avoir des zones de plus en plus larges pour cultiver ...

à écrit le 27/07/2014 à 16:57
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Kafadaroff retraité et Kervasdoué qui a travaillé dans le secteur des hôpitaux ont une vision très ancrée dans le siècle passé ayant entrainé des excès et un manque d'ouverture au plan technologique avec des solutions très simplificatrices et central...

le 27/07/2014 à 22:09
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Bien vu en effet, je partage.

le 29/07/2014 à 23:07
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Voilà donc le pseudo-« agronome » qui écrit sous un nouveau pseudo, « R & D agro ». Mais il n'a pas avancé d'un pouce ! Ah si ! Deuxième commentaire et déjà l'ultime stratagème de Schopenhauer. Je résume la partie intelligible (la première ligne)...

à écrit le 27/07/2014 à 14:51
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en lisant ce fil de commentaires des "pros OGM" il est tout de même sidérant de voir le refus quasi pathologique de discuter des effets secondaires négatifs de la production d'OGM.Comme si c'était l'alpha et l'oméga de l'agriculture, comme si les éch...

le 29/07/2014 à 23:10
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Quels effets secondaires ? Quels échecs prouvés ? Malgré les prétendus échecs ? Comment expliquez-vous que les cultures GM continuent d'augmenter dans le monde ? M./Mme PhL38F vous a demandé ci-dessous le lien d'une étude dont vous prétendez qu...

à écrit le 27/07/2014 à 10:42
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Excellent article. Une petite correction toutefois : L'offre des semences, particulièrement en non-OGM, est fournie non pas par deux ou trois multinationales, mais par des centaines d'agents économiques dans le monde – entreprises, petites, mo...

à écrit le 27/07/2014 à 0:34
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Les ogm, hormis ceux développés pour la production de composés pour la santé, donnent sur le moyen terme des bilans peu favorables et une perte de biodiversité. Au plan agricole c'est un immense marché captif donc on comprend l'intérêt des groupes co...

le 27/07/2014 à 12:28
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Quel gloubiboulga ! Êtes-vous vraiment « agronome » ? Et si oui, de quelle école ? Prenons quelques propositions. « Les OGM » d'abord. Vous n'avez visiblement pas compris qu'il faut les considérer au cas par cas. Un Bt n'est pas la même ...

à écrit le 26/07/2014 à 20:30
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Deplus l'utilisation des pesticides fongicides engraits chimiques, contribuent a tuer le sol. une grande partie de la vie sur terre se passe dans les 10 centimètre de sol quirecouvre la surface de la terre , avec cet arsenal , la terre est comletemen...

à écrit le 26/07/2014 à 20:25
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Il est dommage que l'article n'aborde pas les vrais problemes des OGM. Les gens qui les refusent (et pas que les Francais) ne refuse pas le progrès technologique, il refuse la privatisation du vivant. Car qu'est ce que vraiment les OGM ? Il faut com...

à écrit le 26/07/2014 à 19:30
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Les thésards sur l'origine des cancers et l'obésité il devrait y en avoir dès aujourd'hui.

à écrit le 26/07/2014 à 18:22
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Merci d aborder le sujet des OGM et messieurs les biens pensants continuer a avaler des tonnes de fongicides et de pesticides dans vos assiette et celle de vos enfants, tout cela sous le masque du du principe de précaution. Allez donc à la rencontre ...

à écrit le 26/07/2014 à 16:18
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OGM ? une technologie qui rend les rats malades, selon une étude à cacher ou à décrier... heureusement que vos enfants ne sont pas des rats, chers amis lobbyistes.

le 26/07/2014 à 16:35
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Cette étude que vous évoquez qui a été faite non sur les OGM en général mais sur un OGM particulier a été invalidée par toutes les agences d'évaluation internationales.

à écrit le 26/07/2014 à 15:19
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Je prendrai pour exemple le plomb, soutenu par toute une industrie, avec à sa botte je ne sais combien de scientifiques renommés à l'époque, qui disaient qu'il n'avait aucune influence sur l'être humain ou la nature. Un seul s'est battu jusqu'au bout...

le 26/07/2014 à 16:10
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La population humaine a doublé en 50 ans , comment la nourrir en 2050? Vous me faites penser à ces gens qui promettaient une mort certaine aux malheureux qui se hasardaient à prendre le train .. Au fond , les ennuis datent de la découverte du feu ,...

le 26/07/2014 à 21:51
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La permaculture est plus productive que la culture OGM car génère une terre de meilleure qualité (plus résistantes aux changements climatiques), donc produit des fruits et légumes de meilleures qualités également

à écrit le 26/07/2014 à 11:02
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Le scientisme béat qui transpire entre les lignes est d'un autre siècle. L'innovation, n'en déplaise à ces tristes sires confits de conflits d'intérêts, ne se limite pas au nucléaire, aux OGM... Alors que la FAO a bien établi dans un rapport que l'...

le 26/07/2014 à 16:16
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Ah , vivement une bonne guerre !

le 27/07/2014 à 12:33
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La FAO n'a rien établi dans un rapport. C'est un hiax qui circule maintenant depuis des années.

à écrit le 26/07/2014 à 10:31
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Certain pondent des trouvailles pour alimenter leur tiroir caisse, puis se rendorment! Il appelle ça: "recherche".

à écrit le 26/07/2014 à 8:52
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Plus d'un milliard d'hectares de plantés en OGM depuis l'introduction de ces technologies ( pour rappel, sole maïs en France, 3 millions d'hectares..). Le reste importe peu..

à écrit le 26/07/2014 à 1:37
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> Outre les réfutations argumentées et précises qu'il donne [...], l'auteur montre combien l'absence de culture scientifique dans le monde politique, institutionnel, éducatif ou médiatique laisse le champ libre à la prolifération d'opinions sensation...

à écrit le 25/07/2014 à 21:56
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Refuser les OGM c'est tefuser le progrès, et accepter les raccourcis des journaleux de la Tribune c'est accepter la connerie ?

le 26/07/2014 à 16:21
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Soyez prudent , vous risquez de finir au bucher . La Sainte Inquisition et les "Precheurs de l'Apocalypse" sont aux aguets §

à écrit le 25/07/2014 à 21:08
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Je suis toujours étonné de lire ce genre d'article à sens unique; Vous parlez d'un rapport publié aux USA en février par des employés ou anciens employés de Monsanto, alors voici la référence d'un rapport présenté au congrès cette semaine sur les pro...

le 28/07/2014 à 18:59
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Lien SVP?

à écrit le 25/07/2014 à 21:01
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Je ne parlerai pas des qualités ou des défauts des OGM Je me bornerai à dire qu'en tant que citoyen, nous avons le droit de décider de quel(s) progrès nous voulons (ou pas) bénéficier. Nous avons aussi le droit de choisir comment nous voulons vivre...

à écrit le 25/07/2014 à 19:53
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Bonsoir ! Je voulais juste remarquer (de manière pacifique) qu'il y avait quand même beaucoup de commentaires contre les OGM mais aussi contre les scientifiques et la science, jusqu'à être qualifiés "d'apprentis sorciers" (sérieux ? Faudrait peut-êt...

le 26/07/2014 à 0:13
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Oui ça se voit que tu ne connais pas le sujet, mais je t'invite très fortement à profiter de cette occasion pour t'y intéresser. Je pense que tu vas vite changer d'avis.

à écrit le 25/07/2014 à 19:52
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Merci d'avoir analysé ces 3 livres qui démontrent , chacun dans son genre, combien il est difficile dans notre pays de valoriser l'innovation. Or sans innovation et progres de la science, nous ne pourrons pas relever les défis economiques, sociétaux ...

à écrit le 25/07/2014 à 18:42
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Rien de nouveau dans cet article, des scientifiques défendent leur beurre. Prêts à tous les compromis pour obtenir soit l'aval de leurs pairs, soit leurs crédits de recherche. Pathétique. La science n'a pas apporté l'essentiel à l'homme : la bont...

le 25/07/2014 à 18:54
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Sehr good analysé, j'aime votre raisonnement, vous mesurez excellemment les conséquences quand les les autres mesurent les enjeux, pour le fric !!

à écrit le 25/07/2014 à 17:17
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LES TRANSFORMATIONS DES GRAINES EN Y INTECRANT DE LA CHIMIE A L INTERIEUR DE LA PLANTE PEUT DEVENIR UN GRAND DANGER PÖUR L HOMME ET LES BETES??? LEURS MONOPOLES SUR CEST GRAINES ONT RUINE DES MILLIERS DE PAYSANS EN AMERIQUE LISEZ LES BON LIVRES SUR M...

le 25/07/2014 à 19:56
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Vous semblez ignorer que dans toutes les plantes il y a des proteines qui emettent des produits chimiques pour se défendre contre les maladies, les insectes, des virus. La Chimie de synthèse ne fait bien souvent que recopier les produits chimiques n...

le 26/07/2014 à 0:15
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J'aime pas le style mais il a raison malgré tout. Vous semblez vous aussi ne pas connaître l'historique des OGM dans les pays d’Amérique du sud ou en Inde qui les ont utilisé. Profitez donc de cette occasion pour vous renseigner sur la situation des...

le 26/07/2014 à 10:05
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N'est ce pas l'Inde qui a le taux de suicide le plus élevé chez les fermiers à cause de la fameuse graine "terminator" de Monsanto?(je vous laisse chercher les détails).N'est ce pas l'Inde qui attaque cette année en justice Monsanto à cause de l'OGM ...

à écrit le 25/07/2014 à 16:41
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C'est drôle de lire cela quand on sait qu'une production issue de graines anciennes et non traitée rapporterait plus de légumes de meilleur qualité et que cela créerait de l'emploi à tout va. Les OGM ne sont pas nécessaire, pas plus que les produi...

le 25/07/2014 à 21:23
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Tien un adepte du bio qui a des interets dedans !Encore un qui ba....les consommateurs ,il va couler parce que des tres gros se montent en bio et vont massacrer les prix .Les importations massives de bio etranger vont faire le reste .Jusqu'a preuve ...

à écrit le 25/07/2014 à 16:40
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Vous avez mal choisi vos "modèles" . J'attends toujours les publications scientifiques des inénarrables Marcel Kuntz et Jean de Kervasdoué ( je ne connais pas le troisième ) sur leurs contrôles de toxicité à terme des OGM . J'attends !

le 31/07/2014 à 16:32
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pas de problème, si vous voulez mes publications sur les OGM, les voici. Bonne lecture ! A. Ricroch, JBB. Bergé and M. Kuntz (2010) Is the German Suspension of MON810 Maize Cultivation Scientifically Justified ? Transgenic Research 19, 1-12. AE. Ri...

à écrit le 25/07/2014 à 16:30
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rappelez-moi, vous etes bien un journal financier? vous cautionnez tout ce que la finance a fait a nos societes?

à écrit le 25/07/2014 à 16:29
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Plus je vous lit, moins j'ai envie de m'abonner, spa cool pour votre canard mébon, doit y avoir plein d'ultra libéraux orthodoxes qui sont prêts à vous filer de l'oseille (ogm j'espère).

à écrit le 25/07/2014 à 15:12
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merci pour cet article salvateur les ogm sont un sujet qui montre notre enfermement sur nous mêmes (nous européens) et notre peur de l'avenir et même du progrès scientifique

le 25/07/2014 à 18:43
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Je ne fais pas confiance à des menteurs. et vous?

à écrit le 25/07/2014 à 14:41
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Le problème c'est que tout les pays font les mêmes recherches dans un "domaine particulier" et la France le fait dans le "domaine général" d'un principe de précaution qui tôt ou tard sera rémunérateur! Donc n'en ayons pas honte!

à écrit le 25/07/2014 à 14:02
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ce sont les US qui veulent imposer les OGM. les US, pays des subpimes, des voitures inefficientes, des obèses, de la santé la plus mauvaise de l'OCDE malgré des dépenses faramineuses etc... Le pays du laxisme, quoi. j'ai pas trop envie d'ingurgiter...

le 25/07/2014 à 19:41
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e ne sont pas les américains qui ont inventé les OGM car le premier OGM est franco-belge. Par contre c'est Monsanto qui a cru le premier à cette innovation et qui ont investi pour la developper. Une fois de plus l'Europe et la France sont incapables ...

le 27/07/2014 à 12:44
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Comment expliquez-vous qu'il n'y a pas eu de scandale de la vache folle aux Etats-Unis ? Contrairement à cette idée reçues les normes sont plus drastiques aux Etats-Unis qu'en France et si les multinationales sont puissantes, elle craignent les cl...

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