La déflation a bon dos, M. Valls

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Le gouvernement met en avant un risque de déflation pour justifier le dérapage du déficit public et l'absence de véritables économies. Mais c'est là un argument de faible portée, qui masque mal l'absence de courage politique de l’exécutif dans sa politique de réformes. pPar Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l'Essec Business School.

Après avoir augmenté les impôts de 22 milliards en 2012 puis de 29 milliards en 2013 mobilisant tous les citoyens dans la lutte pour l'assainissement des comptes publiques et le retour à l'équilibre budgétaire en 2017, après avoir pris des engagements formels auprès de ses partenaires européens en échange d'un sursis de deux ans, le gouvernement a dû annoncer que loin de diminuer de 4,1% vers les 3,8% prévu, le déficit allait au contraire augmenter à 4,4% en 2014.

L'échec cuisant de sa politique de rigueur budgétaire a rendu urgent pour le gouvernement de trouver un bouc émissaire et une histoire crédible à raconter. C'est le mérite du ministre de l'économie d'avoir identifié la déflation que subirait le pays pour se justifier. De fait, la déflation est à nos portes et ce n'est pas une bonne nouvelle. En situation de déflation, l'indice des prix des biens et services - une moyenne pondérée de tous les prix - chute d'un mois à l'autre. Actuellement, le glissement annuel des prix en France mesuré au mois d'août est de 0.4%, mais la tendance est en effet à la baisse et certains segments comme les aliments et l'énergie enregistrent déjà des baisses significatives (-1.5% le même mois).

Les lourdes conséquences de la déflation

La déflation entraîne de nombreuses conséquences négatives. Les consommateurs sont tentés d'ajourner l'achat de biens de longue durée, ce qui affaiblit la demande globale. Plus grave, dans un marché du travail d'une extrême rigidité comme le notre, la baisse des prix n'étant pas suivie par une baisse de salaires nominaux, elle renchérit le coût du travail par unité produite ce qui accentue la perte de compétitivité de l'industrie nationale et affaiblit la création d'emplois. Sur le marché des capitaux, le taux d'intérêt nominal ne pouvant tomber en dessous de zéro, les entreprises qui empruntent pour financer leurs projets devront rembourser l'équivalent d'une quantité plus grande de biens qu'elles produisent et dont le prix aura baissé.

Identifier une stratégie de retour à la croissance

Cette forme de déflation prend ses origines dans un climat économique dégradé, avec une demande faible, lié au pessimisme des entreprises et des consommateurs. Il ne faut pas confondre cette situation de baisse généralisée et diffuse des prix avec une forte baisse des prix et des salaires dans un pays en situation d'ajustement structurel comme la Grèce par exemple. En effet, pour une période relativement courte, dans ce pays la chute des prix et des salaires se substitue à une dévaluation externe et va permettre aux entreprises de restaurer leur compétitivité, et de gagner des marchés à l'exportation. La déflation qui semble guetter notre pays n'est pas de ce type et le gouvernement ferait bien d'être inquiet et d'identifier une stratégie de retour à la croissance plutôt que l'utiliser pour couvrir son échec à tenir ses engagements budgétaires auprès des citoyens, des investisseurs et des partenaires européens.

C'est la croissance faible qui fait chuter l'inflation

Selon Michel Sapin, le ministre de l'économie ce serait ce niveau d'inflation plus faible que prévu (0,5% contre 1%) qui empêcherait le gouvernement de tenir ses engagements de réduction du déficit budgétaire. On pourrait croire que la faiblesse de l'inflation a provoqué un ralentissement de l'activité, qui elle mettrait le gouvernement dans l'incapacité de réduire le déficit. En réalité le lien est inverse et c'est une croissance faible qui induit une inflation faible. Si les prix n'augmentent pas et que la croissance du volume d'activité est infime (l'anticipation de croissance est de 0.4% pour 2014 au lieu de 1% anticipé), le PIB nominal exprimé en euros ne devrait augmenter que faiblement.

Or le gouvernement s'attendait à une croissance positive du PIB nominal basé sur son anticipation d'inflation de 1%. A taux d'imposition constant, il y a donc un manque de ressources fiscales pour le gouvernement, sachant que les dépenses ont déjà été engagées en tablant sur le taux d'inflation prévu. Même si le gouvernement était de bonne foi dans son anticipation d'inflation, cela fait un bon moment que l'on sait qu'elle sera plus faible que prévu. Comme l'augmentation de taxes ne semble plus être une solution viable, le gouvernement aurait pu revoir avec courage ses dépenses. Il a choisi l'inaction et laisser filer le déficit, tout en cherchant des excuses.

L'imposture des économies annoncées

Selon le Gouvernement la faiblesse de l'inflation explique qu'il va également manquer son objectif de 21 milliards d'économies en 2014. Cette annonce a le mérite de révéler aux citoyens l'imposture de ces soi-disant économies. Elles ne correspondent pas à des baisses de dépenses mais à un écart entre la dépense réalisée avec ce que serait la dépense si elle avait suivi sa hausse tendancielle. En clair, si les dépenses augmentent tous les ans de 4% et que cette année elles n'augmentent que de 3%, le gouvernement va clamer qu'il a réalisé x milliards d'économie, bien que sa dépense augmente de 3%. En l'espèce, la mesure favorite du gouvernement est de geler les traitements, les points d'indices, les retraites des fonctionnaires. Ces mesures n'ont rien de structurel, mais ont un impact immédiat à hauteur de ce qu'aurait été une revalorisation au niveau de l'inflation. Plus l'inflation est forte, plus le gouvernement clame avoir fait des économies. Inversement, lorsque l'inflation est faible, cette même mesure rapporte beaucoup moins. Il manquerait au Gouvernement deux milliards d'euros « d'économies » par rapport à ses prévisions d'impact.

Augmenter la compétitivité des entreprises, la seule politique à mener

La BCE a déjà pris la mesure de la situation de danger déflationniste et a porté son principal taux d'intérêt à un niveau quasi nul de 0,05%, ce qui est du jamais vu dans la courte histoire de l'euro. Et, à côté de nouveaux prêts de long terme aux banques, elle a annoncé un programme original de « Quantitative Easing » sous la forme d'achat de créances privées adossées à des prêts bancaires, pour un montant pouvant aller jusqu'à 1.000 milliards d'euros. L'effet immédiat de ces annonces a été une baisse de l'euro de 5% par rapport au dollar, ce qui va contribuer à lutter contre la déflation via la hausse du prix des importations, ou « inflation importée ».
La seule façon pour le gouvernement pour lutter contre la déflation tout en maintenant la rigueur budgétaire impérative pour la stabilité financière de la dette publique est de mener des politiques structurelles de soutien de la croissance via l'augmentation de la compétitivité des entreprises. La meilleure façon d'y arriver n'est pas de distribuer des cadeaux fiscaux compliqués en échange d'engagement d'embauches mais en déréglementant le marché du travail, en transférant une partie des charges sociales pesant sur le travail sur la consommation et en supprimant les entraves à la concurrence sur les marchés et les nombreuses contraintes administratives sur les entreprises.

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Commentaires
a écrit le 17/09/2014 à 14:26 :
C'est étrange, cela fait 20 ans que le coût du travail diminue, que la dépense publique se réduit, que le déficit augmente, que les dividendes augmentent et que les "entreprises" se plaignent du marché du travail Français ...
Vivement qu'on revienne au système Romain : Tous les esclaves avaient du travail et les citoyens Romains vivaient confortablement !
a écrit le 17/09/2014 à 1:36 :
faire des économies, ça n'a jamais fait marcher l'économie
a écrit le 16/09/2014 à 18:02 :
Mouais... La seule vraie raison du marasme, ce sont le poids des retraités dans la dépense publique. Entraînant la hausse confiscatoire de l'immobilier.

Tant que rien ne sera fait sur ces items, tout le reste est de la parlote.
a écrit le 16/09/2014 à 15:50 :
Le très grand intérêt de remplacer les cotisations salariales et patronales - entrant dans les prix, augmentées de la TVA - par une taxe sur la valeur ajoutée est d'être supérieur à une dévaluation, en gardant ses avantages mais n'ayant pas ses inconvénients .
C'est cela le progrès !
Cela a un effet double ! il pénalise les importations et avantage les exportations qui sont débarrassées des charges : pourquoi faire payer des cotisations chômage et retraite à nos acheteurs étrangers puisqu'ils n'y ont pas droit ?
Pourquoi désavantager nos produits sur-chargés en les exposant à des concurrences sans charges ?
Le problème de l' État n'est pas d'abord un problème de dépenses excessives - elles le sont aussi, parce que l'on ne s'attaque pas aux causes, comme disait Maurice Allais, que sont, outre les délocalisations, le travail au noir, le bricolage, la robotisation ( qui multiplie les biens tout en pénalisant la demande - voir Francis Mer en 1999 dans Ouest-France ), le problème, notre problème c'est surtout un problème de recettes !
Comme disait Alfred Sauvy, major de Polytechnique comme Maurice Allais, le 4 Avril 1981, pensant aux socialistes qui pouvaient gagner la Présidentielle " Si on fait une politique de la demande, elle va s'en aller au dehors, c'est comme si on gonflait un pneu crevé, un enfant sait cela !"
a écrit le 16/09/2014 à 15:12 :
En tous cas, une chose est sure, l'équipe au pouvoir ne sait pas où elle va...
a écrit le 16/09/2014 à 14:36 :
pour trouver de l'argent, c'est facile, privatisons l'air que vous respirer : payez à chaque inspiration et mettez une taxe à chaque expiration. La il y a un gisement d'argent à prendre !!!
a écrit le 16/09/2014 à 13:38 :
Pauvres étudiants de l'essec!
Leurs professeurs ne savent pas des bases d’économie ou pire font semblant de les ignorez!
Imaginez que vous devez payer 60 de salaire de prestations sociales et de dotation aux différents ministères et que tout cela est GELES.
Votre PIB l'an dernier était de 100 et vous en prélevez la moitié, soit 50 l'an denier. Vous avez donc eu un déficiti budgétaire de 10.
Si cette année vous avez 0 d'inflation vous aurez le même déficit.
Par contre si vous avez 5% d'inflation, votre PIB en valeur monte à 105, et donc vos rentrées fiscales passent à 52.5.
Votre déficit budgétaire est descendu à 7.5, grâce à l'inflation!

On ne peut pas nier cela, surtout quand on se prétend enseignant!
Réponse de le 16/09/2014 à 13:45 :
"Votre déficit budgétaire est descendu à 7.5, grâce à l'inflation! '": si vous pensez sincèrement ce que vous écrivez, c'est grave. Dans votre propre exemple, vous oubliez d'appliquer l'inflation su déficit, vous appliquez uniquement l'inflation sur les rentrées et pas les dépenses: vous devez être un énarque... Cet article démontre clairement tout ce que tout le monde sait déjà: l'Etat ne fait aucune ECONOMIE, il appelle ECONOMIE une augmentation des dépenses plus faibles que l'inflation. Une économie c'est quand on dépense MOINS qu'avant, et pas autre chose. L'Etat français est totalement incapable de réduire son train de vie car sinon il risquerait de perdre des voix comme les votres...
a écrit le 16/09/2014 à 13:37 :
Voilà un discours usé jusqu'à la corde qu'on est fatigué d'entendre. La politique de l'offre toujours et encore alors que le problème vient de la demande. Et rien sur l'Euro, qui constitue pourtant le problème numéro 1.
a écrit le 16/09/2014 à 13:29 :
Ces deus personnes ne peuvent enseigner l'économie!

Comment peuvent-ils ignorer que les rentrés fisc
a écrit le 16/09/2014 à 13:22 :
"En transférant une partie des charges sociales sur la consommation"; et j'ajouterai, sur la consommation d'énergie. Vous avez la solution, continuez!
Réponse de le 16/09/2014 à 13:47 :
Ca commence à être gavant votre rengaine permanente sur l'énergie.. Ca n'apporte rien au débat, ce n'est pas le sujet, comme dans la quasi totalité des cas ou vous nous bassinez avec.
Réponse de le 16/09/2014 à 14:19 :
l'énergie! l'énergie!! mais n'y a t-il que cela? vous en rêvez la nuit, faut croire? !
Réponse de le 16/09/2014 à 14:21 :
Cela correspond aux travaux de Coe-Rexecode sur une réforme fiscale et aux conclusions de la note n°6 du conseil d'analyse économique du premier ministre.
Réponse de le 17/09/2014 à 9:58 :
J-M Jancovici compare l'énergie à des esclaves mécaniques. L'empire romain a disparu faute d'avoir donner une juste valeur à ses esclaves.
a écrit le 16/09/2014 à 13:03 :
âneries. La croissance n'existe plus. Elle a été financée par la dette pendant 40 ans (spéciale dédicace aux baby boomers). Les croissances extravagantes que l'on a pu rencontrer en Chine ou ailleurs, c'était du rattrapage. Maintenant basta. La compétitivité dont vous parlez c'est juste la mise en concurrence des nations des individus et des systèmes sociaux. J'attends avec impatience de vous voir payer de votre poche le médecin, la scolarité de vos gamins, etc.. Si votre seul outil, à vous les "spécialistes" de la spécialité c'est la croissance, nous ne sommes pas dans la merde.
Le marché des entreprises est fermé, un nouveau marché pour l'une c'est juste une autre qui le perd. Comment solvabilisez vous la demande dans votre politique de l'offre ? L'économie est l'interaction de tous les agents économiques. Vous voulez faire bander Gattaz, c'est bien, et les autres ?
Réponse de le 16/09/2014 à 13:50 :
On doit payer la sécu mais il faut avoir une mutuelle. On doit payer l'éducation nationale via les impots, mais si on le peut on met les gamins dans le privé. Idem pour les universités, tous ceux qui le peuvent mettent leurs enfants dans des circuits plus performants. L'Etat c'est l'impot pour servir les fonctionnaires, la notion de service publique est devenu "se servir soi même". Vous n'avez jamais du travailler un jour dans une entreprise privée pour écrire "Le marché des entreprises est fermé, un nouveau marché pour l'une c'est juste une autre qui le perd": avec ce type de raisonnement niveau caverne, vous n'auriez pas un ordinateur mais toujours une tablette en pierre.
a écrit le 16/09/2014 à 13:00 :
la France doit passer d une économie socialo communiste a une économie de marché
Réponse de le 17/09/2014 à 1:55 :
youpi, l'économie de marché nous y sommes déjà, et jusqu'au cou, contrairement à la chine ou aux usa qui ont des politiques protectionnistes, l'europe est censée s'ouvrir tous azimuts, la logique financière est contraire à la logique industrielle de développement, il faut choisir à un moment pour sortir du trou, mais nous nous y enfonçons
a écrit le 16/09/2014 à 12:46 :
Prendre pour exemple la devise de la Suisse, "salaire élevé économie saine". En France, les bas salaires sont encouragés pour enrichir notre classe dirigeante. Les bas salaires ne consomment pas, et notre économie n'est pas exportatrice, au contraire de l'Allemagne. Travaillons d'abord sur notre marché.
Réponse de le 17/09/2014 à 2:01 :
très juste, les bas salaires ne profitent à personne, si ce n'est aux exploiteurs qui tirent les ficelles du jeu, mais tout notre système économique est obsolète, l'Europe est une grande dame qui vit sur son passé et ne sait pas se réformer, vivre avec son temps, c'est réagir aux agressions, notamment financières, la bureaucratie est trop lourde en Europe, il faut sortir de ce système délétère
a écrit le 16/09/2014 à 12:15 :
Est-ce un miracle ? Voilà un article parfaitement pertinent, qui nous change du chauvinisme anti-allemand ou du gauchisme buté trop souvent proposés dans ce journal.
Réponse de le 16/09/2014 à 13:43 :
C'est tout le contraire. Cet article ne propose rien de valable et axe sa réflexion sur une politique de l'offre vouée à l'échec. Quant au gauchisme buté dont on ferait preuve à la Tribune, l'expression est excessive et ce qui est excessif est insignifiant.
a écrit le 16/09/2014 à 11:59 :
le debut de l article est bon mais la fin est malheureusement pas a la hauteur. En quoi dereglementer le marche du travail va permettre au gouvernement de faire des economies ?
Le dernier paragraphe est juste un resumé des revendications du medef. Si c etait la solution, il y a longtemps que ca aurait ete fait (au moins par Sarkozy).
Il faut baisser les depenses de l etat, de la secu et des departements/regions/communes et ca c est difficile et impopulaire. Pire ca ne peut se faire qu en remettant a plat tout le systeme car les economies de bout de chandelles ont deja ete faite. Par contre le risque politique ets immense: on va devoir priver certaines categories de leurs subventions, marche captifs (ex professions de sante subventionnes par la secu), on va rendre cher ce qui etait quasi gratuit et on va devoir un jour se demander si il est normal que les retraites aient un niveau d evie superieur aux actifs, ou si on doit encore subventionner l immobilier (car comme tout le monde le sait, l avenir de la france est dans le parpaing !)
Bref un programme suicidaire electoralement et qui va plus loin que supprimer 2 jours feries ...
Réponse de le 16/09/2014 à 12:46 :
"Les retraités ont un niveau de vie supérieur aux actifs"
Je suis retraité, et j'échange, ainsi que mon âge.
Comparons ce qui est comparable, et non par rapport à.
Réponse de le 16/09/2014 à 13:53 :
La notion de garantie de l'emploi pour les fonctionnaires des ministères non régaliens est une triste farce, ca serait le plus grand assouplissement à apporter, suivi d'une phrase de licenciement de quelques centaines de milliers de personnes. Ceux qui répondent que ces fonctionnaires à l'utilité douteuse sont des consommateurs ne font que nous ressortir une chanson apprise par coeur pour justifier l'injustifiable: je préfère consommer le fruit de mon travail plutôt que d'en filer la moitié à des incapables: qu'ils se bougent pour créer de la richesse et pas vivre de clientélisme sous forme de mendicité déguisée appelée 'solidarité'
a écrit le 16/09/2014 à 11:56 :
nous sommes non gouverné par des incompétents, menteurs , insignifiant , sans courage , n'ayant rien fait de leur vie sauf de profiter et de vivre sur le système politique
honte à eux
a écrit le 16/09/2014 à 11:42 :
tout le monde veut faire de la politique de l'offre.
mais le monde est à la recherche de la demande disparue, comme dit Xerfi.
a écrit le 16/09/2014 à 11:39 :
Ne pas tenir compte de la crise mondiale est une erreur grave car elle sort n'importe quel élément du contexte. D'autant que c'est la logique de ce type de personnes qui a donné cette joyeuse crise...
a écrit le 16/09/2014 à 11:29 :
tout le monde a note que le gouvernement n'atteint pas son objectif de moindres depenses vu l'absence d'inflation... mais quand edf propose de relever ses tarifs de 5% pour financer la transition energetique ' c'est injuste vu que le consommateur paye'.... et pour terminer la boucle de l'hypocrisie, une hausse par 4 cts sur le gazole va avoir lieu l'an prochain ( histoire de relancer un peu l'inflation, comme on dit!)

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